Ils vont tuer Robert Kenndey – Marc Dugain

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Roman de 400 pages publié par les éditions Gallimard le 17 août 2017

J’ai découvert ce roman en avant première grâce à Babelio dans le cadre d’un opération spéciale de Masse critique et je remercie vivement ce site pour cette découverte même si cela ne fût pas une réussite pour moi.

De quoi ça parle:

« Un professeur d’histoire contemporaine de l’université de Colombie-Britannique est persuadé que la mort successive de ses deux parents en 1967 et 1968 est liée à l’assassinat de Robert Kennedy. Le roman déroule en parallèle l’enquête sur son père, psychiatre renommé, spécialiste de l’hypnose, qui a quitté précipitamment la France avec sa mère à la fin des années quarante pour rejoindre le Canada et le parcours de Robert Kennedy. Celui-ci s’enfonce dans la dépression après l’assassinat de son frère John, avant de se décider à reprendre le flambeau familial pour l’élection présidentielle de 1968, sachant que cela le conduit à une mort inévitable. Ces deux histoires intimement liées sont prétexte à revisiter l’histoire des États-Unis des années soixante. Contre-culture et violence politique dominent cette période pourtant porteuse d’espoir pour une génération dont on comprend comment et par qui elle a été sacrifiée. 

 

C’est un roman qui ressemble à un essai… Dans un style très soutenu, un texte tassé très peu aéré et très narratif donc beaucoup de descriptions et peu de dialogues, Marc Dugain retrace le chemin de Robert Kennedy après le décès de son frère et en parallèle l’enquête de Mark sur la mort de ses parents. Les passionnés d’histoire adoreront, parce que l’auteur passe au crible l’histoire américaine de cette époque et je suis persuadée que cela plaira aux férus du roman historique. Hélas ce n’est pas mon cas.

Je m’attendais à une histoire passionnante, pleine de rebondissements et de révélations surtout du fait des liens supposés entre la mort des parents de Mark et l’assassinat de Robert Kennedy. Il n’en fût rien en tout cas pour moi.

On ne sait pas grand chose de Mark, il ne dévoile rien de ce qui l’a poussé à réaliser cette enquête. Du coup je suis restée complètement à l’extérieur de ce livre, je n’ai pas du tout été embarquée et c’est ce qui me laisse un goût de déception. Malgré les quelques moments un peu plus palpitants qui parsèment cette lecture, je ne suis pas rentrée dedans.

Je n’ai pas abandonné parce que la plume de l’auteur même si elle est ardue est plaisante à lire et que j’avais quand même envie de connaître la résolution de l’enquête de Mark, mais c’est sans grand enthousiasme que j’ai tourné les pages. Bref, je n’ai pas accroché.

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Bilan de juillet et prévisions d’août

papier peint fauteuil

Un nouveau mois s’est écoulé et, poursuivant ma frénésie livresque, j’ai lu 9 romans, des thrillers et des romans de littérature contemporaine en alternance histoire de varier les plaisirs.

Ce mois-ci, j’ai eu 3 coups de coeur :

  • L’atelier des miracles de Valérie Tong Cuong (chronique ici) : une histoire merveilleusement bien écrite, passionnante et émouvante
  • Soléane de Muriel Zürcher (chronique ici) : un très bon roman dystopique, une belle aventure
  • Tu tueras le Père de Sandrone Dazieri (chronique ici) : un excellent thriller palpitant

D’autres lectures que j’ai bien aimées:

  • After Anna de Alex Lake (chronique ici ) : un thriller efficace, angoissant
  • Collisions de Emma Dayou (chronique ici) : du pur polar français, un premier roman intéressant.
  • Baby love de Joyce Maynard (chronique ici) : une lecture émouvante sur la maternité, une belle découverte de la plume de l’auteur
  • Tu tueras l’ange de Sandrone Dazieri (chronique ici) : un thriller palpitant, une confirmation du talent de l’auteur mais avec un petit bémol sur le procédé de fin
  • Le temps de la sorcière d’Arni Thorarinsson (chronique ici) : une enquête journalistique du grand nord intéressante, une belle découverte de l’auteur dont je vais découvrir les autres publications avec intérêt

Ma 9ème lecture étant un partenariat avec Babelio et le roman ne devant sortir que le 16 août je ne peux rien vous en dire pour le moment, juste le titre : Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc Dugain. Rendez-vous le 16 août prochain pour savoir ce que j’ai pensé de cette lecture.

Pour le mois d’août qui vient de commencer, j’espère faire aussi bien en terme de qualité puisque j’ai aimé toutes mes lectures de juillet.

J’ai commencé ce matin un nouveau roman policier du grand nord:

danse avec l'ange

Dans une banale chambre d’hôtel au sud de Londres, un jeune Suédois est retrouvé sauvagement assassiné. Peu de temps après, un meurtre tout aussi sadique est commis à Göteborg. Des indices semblent pourtant relier les deux crimes : des empreintes sanglantes qui, chaque fois, laissent imaginer une danse macabre. 

Ce roman est le premier d’une série mettant en scène le commissaire Erik Winter, célibataire de trente-sept ans, dandy qui aime John Coltrane et les chemises anglaises.
Thriller réaliste, polar extrême sur l’aliénation, la dégradation et les secrets qui hantent les consciences, Danse avec l’ange subjugue par sa vigueur, son empathie et son humour noir.

Comme je pars une semaine à la mer je vais taper dans ma PAL de livres de poches. Et je vous montre les romans que j’ai choisis :

pal estivale

Bonnes vacances à toutes et tous et à très vite !!!

Le temps de la sorcière – Arni Thorarinsson

le temps de la sorciere

Une enquête journalistique sympathique !!

Roman de 360 pages publié par les éditions Métalié le 23 août 2007 – traduction Eric Boury

De quoi ça parle :

La vie est difficile quand on est alcoolique “en pause” et journaliste exilé, pour mauvais esprit, dans le nord de l’Islande. Pourtant, il se passe des choses dans ce grand nulle part bouleversé par la mondialisation et l’arrivée des émigrés. Un petit chien disparaît, une vieille dame téléphone pour dire que la mort accidentelle de sa fille arrange bien les affaires de son gendre. Des adolescents se suicident. Un reportage sur la troupe de théâtre du lycée est publié, et le jeune et talentueux acteur qui tient avec tant de conviction le rôle principal disparaît…
Pour échapper aux chiens écrasés et aux radios-trottoirs, mais surtout pour contredire l’ambitieux rédacteur en chef qui le téléguide depuis la capitale, Einar enquête sur cette microsociété gangrénée par la corruption, la drogue et la “politique des cousins”. Il étudie le théâtre classique et découvre un présent inquiétant peuplé lui aussi, si on y regarde bien, de sorcières.
Un roman noir plein d’humour, de vivacité et de suspense.

C’est grâce à Anaïs serial lectrice que j’ai eu envie de découvrir cet auteur du Grand Nord et cette première découverte fût une réussite.

Traité du point de vue journalistique à 100 % cette histoire ou plutôt ces histoires se mêlent et il faudra tout le talent de Einar pour en venir à bout. On sent bien l’ambiance pesante de cette petite ville du nord de l’Islande, où Einar est envoyé pour y développer la parution d’un journal. Le côté journalistique est vraiment omniprésent, on ressent bien la pression du chef de Einar pour trouver des sujets à publier. Entre petites affaires (disparition d’un chien ), question du jour et affaires plus importantes, Einar doit mener plusieurs rédactions de front tout en se battant pour rester droit dans ses bottes et respecter les règles du journalisme. C’est vraiment très bien fait. Le rythme est assez lent, il n’y a pas d’énormes rebondissements, pas de courses poursuites mais juste un journaliste qui, pour rédiger ses articles, doit interviewer les protagonistes des événements plus que troublants qui se passent dans cette petite ville. Liens avec la police local, renseignements donnés, entretiens plus ou moins émouvants tout est mis en place pour nous livrer une vision globale, le lecteur se balade aux côtés de Einar, apprend les mêmes choses que lui en même temps que lui. C’est une immersion totale dans la vie d’un journaliste, on ne suit que lui, pas de passages où il n’est pas présent, on a l’impression d’être dans un reportage consacré sa vie et à son métier.

Pendant les 3 quarts de cette histoire tout se passe tranquillement, « les fils de l’écheveau se démêlent, les uns après les autres, lentement mais sûrement », les informations s’emmagasinent et tout d’un coup, les choses s’accélèrent,  les révélations s’enchaînent et tout devient clair.

Il faut aimer les récits lents et sans action à proprement parler qui maintiennent l’attention du lecteur au même niveau jusqu’à la résolution finale. Mais l’écriture est tellement fluide et agréable qu’à aucun moment on ne s’ennuie, on prend plaisir à découvrir ce qui se passe et la résolution finale est la cerise sur le gâteau.

Bref, c’est un roman à découvrir, une première découverte réussie qui va faire augmenter ma liste de livres à lire des autres titres de l’auteur.

 

Room – Emma Donoghue

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Une lecture émouvante !!!

Roman de 408 pages publié par les éditions Stock le 24 août 2011 – traduction Virginie Buhl

De quoi ça parle :

Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque.
Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions. Cette mère occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il habite seul avec elle dans une pièce unique, depuis sa naissance.
Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais Ma fait tout pour éviter à Jack le moindre contact avec ce personnage. Jusqu’au jour où elle réalise que l’enfant grandit, et qu’elle ne va pouvoir continuer longtemps à entretenir l’illusion d’une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s’enfuir.
Mais l’enfant va-t-il réussir à trouver des repères loin de leur univers ? Quel accueil lui réservera le monde extérieur, lui l’enfant né de la captivité d’une femme ?

Cette lecture est une merveille d’émotions bouleversantes car cette histoire est monstrueuse. Dans l’esprit du film La vie est belle on découvre Jack, un petit garçon de 5 ans qui n’a connu toute sa vie qu’une petite pièce de 12 m² où il vit avec sa mère qui déploie toute son imagination pour lui rendre la vie la plus « normale » possible. Tous les objets portent un nom, il y a Monsieur Tapis, Monsieur Frigo, Madame Table et ainsi de suite. Jack vit sa vie selon un rituel bien établi. Et cette partie est troublante pour le lecteur. On ne sait rien, même si on le devine, des raisons pour lesquelles Jack vit avec sa mère dans cette pièce et les visites du Grand Méchant Nick jettent un voile effrayant et mystérieux qui obnubile le lecteur. Mais pour Jack tout est normal c’est sa vie et il l’aime. D’ailleurs c’est de son point de vue que l’on suit cette histoire, c’est lui qui raconte.

J’ai bien aimé cette partie car c’est vraiment impressionnant de voir les choses du point de vue d’un enfant.

Mais la deuxième partie est encore plus émouvante. Je ne spolie pas puisque on sait en lisant la quatrième de couverture que Jack va sortir. Et là c’est tout un autre univers qui s’ouvre pour lui et pour le lecteur. Son monde passe de 12 m² à l’infini et le bouleversement du lecteur est total. Vivre avec Jack cette nouvelle découverte est émouvant et perturbant. On ressent bien son incompréhension de ce qui lui arrive. C’est aussi à travers ses yeux que l’on vit la façon dont sa maman vit cette nouvelle aventure. Et ses réactions sont bien surprenantes.

C’est un roman très original dans sa conception. L’auteur a fait preuve d’un énorme talent pour nous raconter cette histoire au travers du regard d’un enfant de 5 ans. On ressent toutes les émotions de tous les personnages, rien ne manque et pourtant le procédé narratif était risqué. Mais c’est extrêmement bien fait. C’est un roman qui fait réfléchir sur ce qui est vraiment nécessaire et/ou indispensable au bonheur, sur les relations sociales, sur le lien mère-enfant. Bref, on n’en ressort pas indemne, c’est une lecture qui marque et dont on se souvient très longtemps. La preuve, je l’ai lu en janvier et je me souvient encore parfaitement des émotions ressenties pour rédiger mon avis aujourd’hui 😉

Sortez vos mouchoirs et plonger dans cette histoire bouleversante !!!!

Tu tueras l’Ange – Sandrone Dazieri

tu tueras l ange

Encore une enquête addictive  !!!

Roman policier de 594 pages publié par les éditions Robert Laffont – collection La bête noire – le 18 mai 2017 – traduction Delphine Gachet.

De quoi ça parle:

La mort rôde, aussi belle que fatale. Serez-vous sa prochaine victime ?
Lorsque le TGV Milan-Rome arrive à quai, la police fait une macabre découverte : tous les passagers de la classe affaires sont morts.
Si les premiers indices orientent l’enquête vers un attentat, la commissaire adjointe Colomba Caselli, muscles d’acier et âme fragile, a de sérieux doutes. Pour elle, seul Dante Torre, l’« Homme du Silo », est capable d’y voir clair dans ce brouillard de mensonges et de fausses pistes. Très vite, ils découvrent que ce massacre n’est que l’énième épisode d’une longue série de carnages, sur laquelle plane l’ombre d’une mystérieuse figure féminine. Elle ne laisse aucune trace, juste un nom : Giltiné, l’ange lituanien des morts.
Après le succès de Tu tueras le père, une nouvelle enquête de Colomba Caselli et Dante Torre.

Après avoir adoré Tu tueras le Père, il m’était impensable de ne pas enchaîner avec le tome suivant Tu tueras l’ange. Et mon enthousiasme pour cette série est confirmée.

Il s’agit bien d’une série parce que la part de l’histoire personnelle des deux héros est bien présente et l’auteur fait ce qu’il faut pour qu’on ait envie de lire le tome suivant. Bon en même temps avec les titres on avait déjà bien envisagé la chose. Et il faut absolument lire les tomes dans l’ordre parce que, comme Camilla Läckberg, Sandrone Dazieri mène 2 intrigues de front, une au long court sur la vie de Colomba et de Dante tout en résolvant une enquête par tome.

La nouvelle enquête de Colomba et Dante est  moins rythmée que dans le premier tome mais non moins prenante. On connait mieux les personnages et on est plus dans la découverte de l’histoire de Dante.  Ici il est question d’attentat et les indices étant bien minces il faut tout le talent de Dante pour démêler le vrai du faux. Et comme pour le 1er toma on se laisse embarquer par nos 2 héros dans une aventure pleine de rebondissements et comme pour le précédent tome l’auteur balade le lecteur qui avale les pages sans s’en apercevoir.

Les passages en italiques consacrés au passé, et les passage du point de vue du vilain, en l’occurrence de la vilaine, donnent du rythme à l’intrigue et permettent aussi au lecteur de connaître la personnalité du « méchant ».

J’ai autant aimé ce tome que le précédent, même s’il n’y avait plus l’attrait de la découverte, et c’est maintenant avec impatience que je vais attendre le tome suivant. Mais attention à ne pas tomber dans le piège d’attirer les lecteurs avec une fin de tome précédent comme une saison de série qui te fait te dire « non mais c’est pas vrai !!! » et te « forces » à regarder la saison suivante pour savoir… La pression reste entière pour servir des intrigues toujours aussi bien ficelées. En ce qui me concerne, je pense que le tome 3 sera le « test » final Parce que certes j’aime bien ce genre de procédé mais pas pendant trop longtemps.

Bref, un excellent moment de lecture!!!

Baby love – Joyce Maynard

baby love

Une histoire émouvante !!!

Roman de 302 pages publié par les éditions Philippe Rey le 8 février 2013 – traduction Mimi Perrin

De quoi ça parle:

Elles sont quatre adolescentes – la plus vieille a dix-huit ans – confrontées chacune à une maternité précoce. Sandy, Tara et Wandy sont déjà mères. Jill pense être enceinte, mais son petit ami refuse de la croire. Sandy est mariée à un garçon de dix-neuf ans – qui renâcle à la vie conjugale. Les autres pères putatifs ont plus ou moins disparu dans la nature, mais peu importe. Ce qui unit ces gamines, c’est l’amour qu’elles portent à leur bébé, leur seule réussite, leur unique source de bonheur dans une vie d’une banalité terrifiante. Elles le gavent, le dorlotent, le déguisent, jouent avec lui comme à la poupée, et parfois, sans vraiment le vouloir, le malmènent un peu. Et cet après-midi-là, sur les marches d’une laverie automatique, leur lieu de rendez-vous favori, ce sont encore des rêves qu’elles font autour de leurs enfants dont elles parlent avec un optimisme désarmant. Sans se douter un instant de tout ce qui menace leur destin et risque de le faire dramatiquement basculer : non seulement l’arrivée dans la petite ville de deux jeunes femmes, mais encore les obsessions folles d’une vieille bigote, et – inattendue tout autant qu’angoissante -, la présence d’un tueur… Avec ce premier roman paru en 1981 aux Etats-Unis, Joyce Maynard signe un subtil portrait, toujours d’actualité, de l’Amérique profonde.

Ne dit-on pas que le métier de maman est le plus beau métier du monde? Sauf que comme pour tous les métiers il s’apprend, parfois avec difficulté. C’est ce que’ découvrent les adolescentes de ce roman. Devenues mères par choix ou par accident, elles doivent faire avec, vivre et survivre dans une petite ville d’amérique où le travail ne court pas les rues. Et les pères ne sont pas oubliés pour autant.

Le roman entrelace les vies de nombreux personnages sans avertissement, on passe de l’un à l’autre comme on tourne une page, voire même au détour d’un paragraphe. C’est assez déroutant au début, vu le nombre de personnages, et la rapidité avec laquelle on passe de Sandy à Tara avec un peu de Wandy au milieu, il faut beaucoup de concentration pour ne pas se perdre. J’avoue qu’après avoir eu quelques lectures avec peu de personnages, j’ai eu un peu de mal au début. Mais finalement, avec un peu de persévérance on s’attache vraiment à ces jeunes mamans et on prend énormément de plaisir à les suivre.

L’atmosphère est pesante, on sent très bien le poids de la misère dans cette petite ville d’amérique où tout le monde connaît tout le monde, où le travail est rare, où tout nouvel arrivant est scruté… on comprend parfaitement le rêve d’une vie meilleure qui habite chacun des personnages.

C’est vraiment une très belle histoire, très réaliste qui montre avec objectivité et beaucoup de talent, surtout grâce à une écriture soignée, qu’être mère n’est pas une chose facile et que les choses ne se passent pas forcément comme on l’avait imaginer.

J’ai beaucoup aimé ce roman, l’écriture qui m’a fait penser aux romans de Laura Kasischke et c’est avec plaisir que je suivrai les romans de Joyce maynard. d’ailleurs un autre de ses romans, L’homme de la montagne, m’attend dans ma PAL mais plus pour très longtemps.

Bref, un magnifique roman à découvrir !!!

Toxique – Nico Tackian

toxique

Un bon polar mais…!!!

Roman policier de 306 pages publié par les éditions Calmann Lévy le 4 janvier 2017

De quoi ça parle :

ELLE AIME SABOTER LA VIE DES AUTRES,
ELLE N’ÉPROUVE AUCUNE EMPATHIE,
ELLE POURSUIT UN BUT. ELLE EST TOXIQUE.

Mais ça, Tomar Khan, un des meilleurs flics de la Crim, ne le sait pas. Nous sommes en janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau. Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crim dépêche donc Tomar, chef de groupe de la section 3, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes.
À première vue, l’affaire est simple, « sera bouclée en 24 heures », a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît.

Quand on m’a proposé de lire ce roman, je ne me suis pas fait prier, la personne qui me le conseillait en disait le plus grand bien.

C’est un bon polar, il y a du rythme, on est pris dans l’histoire, les personnages des flics sont attachants. Tomar Khan est le personnage fort, flic aguéri, bourru, borderline mais qui cache derrière cette carapace un cœur tendre pour ses proches. L’intrigue est bien menée, les passages consacrés à la vilaine sont glaçants et viennent pimenter l’histoire. Bref c’est un bon « page turner ».

Sauf que la fin est un peu décevante à mon goût.

D’une part, j’aurai aimé en savoir plus sur la vilaine et ses motivations. Elle est finalement travaillée de manière superficielle et après l’avoir « suivie » pendant tout le roman,  avoir admiré son self contrôle et sa  grande facilité à manipuler les gens, on ne peut que se retrouver déçu de ne rien découvrir de ses motivations. Mais bon après tout on peut juste se dire qu’elle est cinglée !!!

D’autre part, j’ai eu la vilaine sensation d’une fin précipitée, de raccourcis un peu faciles ayant permis à Tomar de savoir qui était la méchante. J’aime être surprise dans les polars, mais pas de cette manière. Il n’y a aucun indice qui permette de trouver la méchante, si ce n’est le talent du flic mais qui, pour le coup, n’est pas cohérent. J’ai eu l’impression d’un roman qu’on décide de finir vite, un peu comme une dissertation « bâclée » sur la fin par manque de temps, et cela m’a déçue.

Il me faudra lire un autre roman de Niko Tackian pour me faire une opinion définitive. Mais pour le coup ce roman est un bon polar mais…!!!