La fabrique du monde – Sophie Van der Linden

la fabrique du mondeRoman de littérature contemporaine publié par les éditions Buchet Chastel en 2013

« Et je me vois là, dans tout ça. Une petite chinoise de dix-sept ans, une paysanne, partie à l’usine parce que son grand frère entrait à l’université. Quantité des plus négligeables, petite abeille laborieuse prise au piège de sa ruche. Enfermée là pour une éternité. » Aujourd’hui en Chine. Mei, jeune ouvrière de dix-sept ans vit, dort et travaille dans son usine. Elle rêve aussi. Confrontant un souffle romantique à l’âpre réalité, La Fabrique du monde est une plongée intime dans un esprit qui s’éveille à l’amour, à la vie et s’autorise, non sans dommage, une perception de son individualité. »

Mon avis :

Ce roman est le premier de l’auteur et il a connu un petit succès lors de sa sortie. Il a fait partie des romans sélectionnés pour l’obtention du prix Roblès et c’est à cette occasion que j’en ai entendu parler. Les membres du club de lecture auquel je participe l’ayant lu et l’ayant aimé, il a été décidé d’organiser une rencontre avec l’auteur et c’est ce qui m’a décidé à lire ce roman parce qu’il était inconcevable pour moi d’assister à cette rencontre sans avoir lu un des romans de l’auteur.

Et mon ressenti fut assez mitigé. J’ai énormément apprécié l’écriture, concise, directe et percutante et la première partie du roman forte intéressante sur les conditions de travail des jeunes filles en Chine. Et c’est au milieu de tout ce monde qu’évolue notre jeune héroïne que j’ai trouvée très attachante au début. Jeune et un peu rebelle, elle a bien du mal à supporter sa condition mais comment faire autrement? J’ai compatis à son malheur quand un malencontreux concours de circonstances l’a conduite à se voir privée de salaire et du coup de la possibilité de rentrer chez elle pour passer le nouvel an.

Sauf que c’est là, dans cette seconde partie que j’ai eu beaucoup de plus de mal. J’ai trouvé que l’histoire perdait en intérêt et tournait au vinaigre, tomant dans les clichés et ne correspondant plus à l’image que je me faisais des jeunes filles chinoises.

Je l’ai fini avec une pointe de déception, seule l’écriture magnifique me restait en mémoire comme relevant tout le reste. Mais çà c’était avant (comme ils disent dans la pub)… avant de rencontrer l’auteure et de l’écouter nous parler de ce roman, de comment l’idée lui était venue de l’écrire et des choses qu’elle a voulu faire passer au lecteur.

Cette femme, très simple et sympathique, accessible m’ ouvert les yeux sur une autre façon de voir ma lecture et en l’écoutant non seulement j’ai eu envie de lire son second roman (L’incertitude de l’aube) que j’ai acheté et qu’elle m’a dédicacé, mais elle m’a également donné envie de relire La fabrique du monde, forte de ce que je sais maintenant de ce qu’elle voulait nous faire ressentir et des symboles que je n’ai pas vus et que j’ai envie de découvrir.

Bref, aujourd’hui je suis moins déçue par cette lecture qu’avant de rencontrer l’auteure parce que j’ai compris certaines choses qui me font voir cette lecture différemment. Et peut être qu’un jour, je reviendrai modifier cet article pour y intégrer un nouveau ressenti si finalement allant à l’encontre de tous les principes j’avais vraiment relu ce roman.

En attendant ce roman reste incontestablement à lire au moins pour la qualité exceptionnelle de l’écriture.

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2 réflexions sur “La fabrique du monde – Sophie Van der Linden

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