La fille de papier – Guillaume Musso

Couverture La Fille de papierRoman de littérature contemporaine de 376 pages publié par les éditions XO en 2010

« « Trempée jusqu’aux os et totalement nue, elle est apparue sur ma terrasse au beau milieu d’une nuit d’orage.
– D’où sortez-vous ?
– Je suis tombée.
– Tombée d’où ?
– Tombée de votre livre. Tombée de votre histoire, quoi ! »
Tom Boyd, un écrivain célèbre en panne d’inspiration, voit surgir dans sa vie l’héroïne de ses romans. Elle est jolie, elle est désespérée, elle va mourir s’il s’arrête d’écrire.
Impossible ? Et pourtant !
Ensemble, Tom et Billie vont vivre une aventure extraordinaire où la réalité et la fiction s’entremêlent et se bousculent dans un jeu séduisant et mortel…« 

Mon avis :

Ce roman dormait dans ma PAL depuis bien bien longtemps et c’est à l’occasion du Challenge organisé par livraddict LDPA 13 que j’ai choisi de lire ce roman puisqu’il faisait partie des 3 titres que m’avait sélectionnés mon binôme Lulabouquine.

Et pour mon premier Musso je n’ai pas été déçue, j’ai beaucoup aimé cette histoire qui s’est révélée prenante au fil des pages.

L’écriture est simple et fluide, d’où une lecture facile et rapide. Certains la trouveraient peut être simpliste mais qu’importe du moment que la lecture est agréable c’est tout ce qui compte pour moi.

Les personnages sont assez bien décrits, tout en conservant une part de mystère, qu’on découvre au fur et à mesure et qui les rendent attachants et c’est avec plaisir qu’on les suit.

La première partie est assez longue, mais l’auteur a su modifier le rythme au bon moment pour relancer l’intrigue et emmener le lecteur jusqu’au bout. En effet, quand la relation de Billie, l’héroïne tombée du roman de Tom Boyd, et Tom commence à devenir routinière et susceptible de « lasser » le lecteur, l’auteur redonne du souffle à l’histoire en y intégrant un risque de mort, un livre disparu qu’il faut retrouver, autant d’ingrédients pour maintenir le suspens et une certaine dynamique et le tout est tellement bien orchestré que cette deuxième partie se dévore d’une traite jusqu’à la fin, elle même très bien faite.

Bref, c’est une très bonne découverte de la plume de l’auteur et j’y retournerai avec plaisir. J’y ai retrouvé un peu de Et si c’était vrai de Marc Lévy, mon 1er de Lévy que j’ai bien aimé également, et aussi quelques points communs avec la plume de Douglas Kennedy, un de mes auteurs chouchous, c’est vous dire si j’ai aimé cette première découverte.

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La bibliothèque des cœurs cabossés – Katarina Bivald

la bibliotheque des cours cabossesRoman de littérature contemporaine de 482 pages publié par les éditions Denoël le 15 janvier 2015

« Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.
Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l’aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance.
Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel… »

Mon avis :

Ce roman a connu un certain succès lors de sa sortie, on le retrouve sur les blogs de nombreux lecteurs mais au final quand on lit les différents avis on se rend compte qu’ils sont très partagés, on va du coup de cœur à la déception et je dois bien avouer que je me situe au milieu avec un tendance à pencher plus vers la déception que le coup de cœur.

Et à mon avis tout est la faute du personnage principal, Sara, à qui j’ai eu bien du mal à m’identifier, contrairement à ce que laissaient penser le titre et le résumé car si comme moi elle est une mordue de lecture et ne sort jamais sans son livre, s’immergeant complètement dans sa lecture pendant des heures au point d’en oublier le monde extérieur, elle est très caricaturale, décrite comme asociale, renfermée, timide et isolée ce qui est loin d’être mon cas. Et je pense que cette différence de caractère m’a empêchée de m’attacher à Sara qui m’a énervée bien plus souvent qu’elle ne m’a touchée.

L’histoire en elle-même est certes sympathique mais bien trop longuette par moments, alternant des passages prenants et intéressants avec d’autres qui le sont beaucoup moins et qui rendent la lecture chaotique et irrégulière. On se plait à découvrir la vie des personnages et habitants de cette petite ville de l’Iowa où Sara a débarqué et s’est installée avec l’envie de leur faire partager son amour pour les livres mais finalement ces personnages sont traités tellement superficiellement qu’ils nous restent étrangers et qu’on ne sait finalement rien d’eux et de leurs vies.

Quand à Sara, si on voit son comportement évoluer, elle reste quand même très irritante parfois, trop lisse trop passive et du coup très ennuyante. On voit tout de suite comment va se terminer le roman et du coup les longueurs et les détours que nous impose l’auteur pour y parvenir agacent au plus haut point.

Et la fin ne relève rien car pourtant très attendue et connue depuis bien des pages, elle arrive comme un cheveu sur la soupe sans que le lecteur sache vraiment ce qui vient de se passer.

C’est au final une lecture sympathique (même si en relisant ce que je viens d’écrire je me demande d’où me vient ce sentiment) mais qui souffre de beaucoup trop de longueurs et digressions qui n’apportent rien au déroulement du récit et qui aurait pu/du être beaucoup plus courte ou en tous cas beaucoup plus rythmée.

Bref, ce fut une lecture chaotique que j’ai réussi à lire jusqu’au bout mais qui ne restera pas longtemps dans mon esprit et c’est dommage car le titre et le résumé étaient très prometteurs.

La vie rêvée de Rachel Waring – Stephen Benatar

rachel

Roman de littérature contemporaine de 360 pages publié par les éditions Le Tripode le 28 août 2014

« Rachel Waring est folle de joie. De manière inattendue, une grand-tante lui lègue un hôtel particulier à Bristol. Sans plus réfléchir, elle décide de laisser derrière elle son ancienne vie. C’en est fini du travail d’employée de bureau, de sa pauvre garde-robe et de sa colocataire qui fume comme un pompier et jure comme un charretier. Elle va mener une vie entièrement consacrée aux plaisirs, à la beauté, l’art et l’amour. Installée dans ses nouveaux quartiers, Rachel se paie un jardinier, se met à l’écriture, et impressionne tout le monde par son optimisme. Mais alors que le temps s’écoule au rythme de vieilles chansons qu’elle fredonne et des amours qu’elle se choisit, son entourage commence à s’interroger sur l’étrangeté de son comportement. »

Mon avis :

C’est au hasard de mes déambulations dans les rayons de la bibliothèque que mon œil a été attiré par ce roman à la couverture magnifique et dont la quatrième de couverture a fini de me convaincre de tenter l’expérience de cette lecture.

Car il faut bien parler d’expérience tant cette lecture est bizarre. Il ne s’agit pas d’une gentiellette petite comédie estivale. Il s’agiot d’une histoire beaucoup plus profonde qui rend mal à l’aise sans que l’on puisse déterminer la cause de ce mal être.

Tout nous est raconté du point de vue de Rachel, cette femme d’âge mûr, célibataire sans enfants, qui décide un jour de tout quitter pour aller vivre dans l’hôtel particulier que sa grande tante lui a légué.

On est complètement immergé dans les pensées de Rachel et on suit tout ce qu’elle voit, vit ou imagine vivre et tout se fait au gré des pensées, de plus en plus désordonnées, de cette héroïne bien particulière à tel point qu’on ne sait plus nous-mêmes ce qu’il en est de la réalité et de l’imaginaire. En effet, elle est notre seule « vue » sur ce qui se passe autour d’elle.

Bizarrement cette façon d’écrire qui reflète les pensées de la narratrice et qui partent dans tous les sens ne m’ont pas gênée autant que dans Confiteor de Jaume Cabré (que j’avais abandonné à 150 pages), je me suis laissée emporter par l’histoire en me demandant quelle allait pouvoir en être la fin.

Et c’est là tout le talent de l’auteur car malgré le sentiment bizarre qui nous habite pendant toute la lecture, il est difficile de lâcher ce roman, le besoin de comprendre étant également aussi très présent.

C’est finalement une lecture très perturbante mais agréable à lire.

Mes livres en vue n°2

Aujourd’hui ce n’est pas un mais 3 livres qui rejoignent la liste des livres qui me font envie.

En faisant mes courses je fais toujours un petit tour par le rayon livres et dernièrement mon œil a été attiré par ce roman

LA VIE ÉPICÉE DE CHARLOTTE LAVIGNE

« Charlotte Lavigne : ça ne va pas mieux ! Après s’être mariée à Paris, Madame a décidé de laisser le beau Max pour regagner Montréal. Un voyage en solitaire ? Pas si sûr… Réponse dans neuf mois ! Côté boulot au moins, tout va bien. Charlotte est désormais coanimatrice de « Mangues et prosciutto », une émission culinaire présentée par P-O, célèbre et séduisant, également ex de sa meilleure amie. L’amoureux idéal, quoi. Certes, dans la vie de Charlotte, rien n’est simple. Mais, en même temps, on ne s’ennuie jamais ! »

Il a bien failli atterrir directement dans mon caddie. Qu’est-ce qui m’a sauvée me direz-vous? Et bien en regardant de plus près la quatrième de couverture je me suis rendue compte qu’il s’agissait du troisième volet d’une série et bien sûr, après avoir fait tout le rayon en long, en large et en travers, j’ai dû me résoudre à constater que les deux premiers tomes  n’y étaient pas.

En cherchant sur Internet, bien sûr le les ai trouvé et je vous les montre car il est bien évident qu’avant de découvrir le tome 3, il va me falloir lire les tomes 1 et 2.

LA VIE ÉPICÉE DE CHARLOTTE LAVIGNE

« Charlotte Lavigne, 33 ans, documentaliste pour une émission de télé, est une jeune femme charmante, absolument pas parfaite, mais ô combien divertissante : célibataire, désespérément à la recherche du mari idéal, aimant profiter de la vie et de sa carte de crédit. Mais c’est surtout dans sa cuisine qu’elle cherche à s’épanouir. Charlotte adore concocter de bons petits plats. Déterminée, ingénieuse et aventurière, elle est prête à tout pour séduire ses invités. Son but : réussir le dîner parfait. Mais encore faudrait-il qu’elle laisse de côté le vin et soit un peu moins gaffeuse…« 

LA VIE ÉPICÉE DE CHARLOTTE LAVIGNE

« Charlotte, 34 ans, est désormais fiancée, pour son plus grand bonheur, au beau Maximilien qu’elle a l’intention de suivre à Paris dans quelques mois. Pressée de préparer son mariage, elle angoisse devant l’organisation de cet événement qu’elle veut tout simplement parfait. Mais rien ne se passera comme elle l’avait imaginé. Et elle va devoir mettre beaucoup d’eau dans son vin – ce qui n’est pas son genre ! – pour encaisser le coup…« 

A mon avis, ce sont 3 romans sympathiques à lire en cette période, donc donnons-nous rendez-vous dans quelques temps car je ne pense pas pouvoir résister bien longtemps.

American sniper – Clint Eastwood

American Sniper

Date de sortie : 18 février 2015 (2h12min)

Réalisé par : Clint Eastwood

Avec : Bradley Cooper, Sienna Miller, Luke Grimes plus

Genre : Biopic , Guerre , Drame

Résumé :

« Tireur d’élite des Navy SEAL, Chris Kyle est envoyé en Irak dans un seul but : protéger ses camarades. Sa précision chirurgicale sauve d’innombrables vies humaines sur le champ de bataille et, tandis que les récits de ses exploits se multiplient, il décroche le surnom de « La Légende ». Cependant, sa réputation se propage au-delà des lignes ennemies, si bien que sa tête est mise à prix et qu’il devient une cible privilégiée des insurgés. Malgré le danger, et l’angoisse dans laquelle vit sa famille, Chris participe à quatre batailles décisives parmi les plus terribles de la guerre en Irak, s’imposant ainsi comme l’incarnation vivante de la devise des SEAL : « Pas de quartier ! » Mais en rentrant au pays, Chris prend conscience qu’il ne parvient pas à retrouver une vie normale« 

Mon avis :

C’est un film qui me faisait bien envie quand il est sorti au cinéma mais il y a bien longtemps que nous n’allons plus dans les salles obscures pour cause d’enfants et de prix scandaleusement élevé des places. Alors quand ma moitié m’a proposé de le regarder en location via internet, je n’ai pas hésité une seconde.

Une tuerie ce film !!!!

Je suis déjà fan de Clint Eastwood que je trouve très bon en tant qu’acteur et exceptionnel en tant que réalisateur. Il nous offre là, une fois de plus, un film magnifique, sensible et émouvant. Le ton est juste, réaliste et tout est très bien fait. On est happé du début à la fin aux côtés de Chris Kyle, cet homme admirablement courageux qui en revenant de la guerre n’était pas fier du nombre de morts ennemis qu’il avait à son actif mais hanté par tous les siens qu’il n’avait pu sauver et qui même une fis rentré a fait de son mieux pour aider ses « frères ». Un homme admirable parfaitement campé par un Bradley Cooper méconnaissable mais très convaincant. Oublié le trublion de very bad trip, dans ce film il est tout simplement magistral. On voit bien son évolution physique et psychologique. Son combat pour allier son amour pour sa famille et celui pour sa patrie.

Un véritable chef d’oeuvre !!!!

.Bradley CooperSienna MillerClint Eastwood

Et il ne faut pas oublier que ce film est inspiré de la vraie vie de Chris Kyle, un homme vraiment admirable et courageux

Les étranges talents de Flavia de Luce – Alan Bradley

Couverture Les Etranges talents de Flavia de Luce

Roman de 369 pages publié par les éditions du masque en 2010.

« Été 1950. Le paisible manoir de Buckshaw est agité par de surprenants événements. Un oiseau mort, timbre collé au bec, est retrouvé devant la porte de la cuisine, un cadavre fait son apparition au beau milieu d’un plant de concombres, et le maître de la famille, le colonel de Luce, n’est plus lui-même. Le plus mystérieux ? Quelqu’un a subtilisé un morceau de l’écœurante tarte à la crème de Mme Mullet.
Avec son œil affuté et son laboratoire de chimie, c’est Flavia, l’une des trois filles de Luce, qui va mener l’enquête dans le passé tourmenté de son père. »

Mon avis :

C’est la couverture plutôt jolie qui m’a attirée en premier et la lecture de la quatrième de couverture a fini de me convaincre de tenter l’aventure alors quand je suis tombée dessus dans les rayons de la bibliothèque il a aussitôt fini dans mon cabas.

Il s’agit du premier tome d’une saga qui compte actuellement 4 tomes.

La lecture de ce roman est facile, les chapitres sont courts et défilent assez vite. Mais en fait le principal intérêt de ce roman réside dans son héroïne, Flavia, la benjamine de 3 filles âgée d’une dizaine d’année, un peu spéciale en ce qu’elle est fan de physique chimie et surtout de poison. Elle m’a beaucoup fait penser à Fifi brin d’acier par son côté espiègle ; toujours prompte à faire des crasses à ses sœurs avec qui elle ne s’entend pas vraiment, elle se mêle de tout et vit sa petite vie sans se préoccuper des convenances.

A côté de ça, l’histoire est plutôt banale, l’intrigue policière est assez faiblarde et ponctuée de passages plutôt rébarbatifs consacrés à l’histoire des physiciens et chimistes qui peuvent lasser et rendent la lecture hachée. On a du mal à entrer pleinement dans l’histoire et finalement seuls les pitreries de la jeune Flavia maintiennent l’intérêt du lecteur jusqu’au bout.

On referme le livre en se disant qu’on vient de lire une histoire sympa mais sans plus.

Mes petites réflexions n°2 – Les à-priori / préjugés / jugements en lecture

Quoiqu’on en dise, on a tous des à-priori, des idées qu’on se fait avant de lire une livre ou sur un genre de lecture. Mais faut-il se cantonner à ces idées préconçues sans chercher à vérifier si elles sont réelles ou seulement des « illusions »? Et surtout, nos à-priori nous autorisent-ils à juger les autres ?

Alors de quels à-priori parlons-nous? De ceux du genre « lire du Lévy ou du Musso c’est nul, c’est pas vraiment de la lecture » ou encore « ton avis ne vaut rien parce tu lis du Young adult« ….D’abord on ne dit pas c’est nul mais je n’aime pas et comme tous les goûts sont dans la lecture, chacun lit ce qui lui plait.

Comme Guillaume Gallienne l’a dit dans le magazine Lire n°437 du mois de juillet « La lecture quelle qu’elle soit est bénéfique, que ce soit Stendhal, Philip Roth ou Marc Lévy« . Je ne peux qu’approuver cela car après tout ce qui compte c’est de lire et d’y trouver du plaisir, quoiqu’en pensent les autres.

En ce qui me concerne, je n’ai jamais « critiqué » Marc Lévy puisque jusqu’à très récemment, je ne l’avais jamais lu… et après avoir lu Et ci c’était vrai, force m’a été de constater que c’était agréable à lire et intéressant à tel point que je retenterai l’expérience. Et cet été, dans le cadre du challenge Livra deux pour PAL addict de Livraddict, c’est Musso que je vais découvrir avec La fille de papier. 

Tout ça pour dire que quoiqu’on lise, du moment que cela nous plaît et qu’on y trouve notre compte, je trouve vraiment nullissime de voir les lecteurs de ces auteurs être jugés et critiqués parce que ils ont le « malheur » d’apprécier. Et cela vaut pour tout, même les genres qui font fureur en ce moment comme le Young Adult ou les romans érotiques.

Ensuite je pense qu’il faut savoir dépasser ses à-priori.

Il m’arrive que des auteurs me proposent de ire leur roman et très souvent j’accepte, à condition bien entendu que le résumé m’intéresse, comme je le serai par un roman publié par une maison d’édition connue et reconnue. Et je me suis rendue compte dernièrement que je pouvais être victime d’à-priori négatif. Voici mon expérience :

Une auteure m’avait demandé de lire son livre et parce que le résumé me tentait, j’ai accepté. Sauf que par la suite, sans que je puisse me l’expliquer, m’est venue la désagréable sensation que j’allais lire un roman « sans légitimité » parce auto-publié et non préalablement « validé » par une maison d’édition. Un peu comme la blogueuse de Onirik qui explique qu’elle qu’elle aime lire les livres de poche entre autres parce qu’elle est sûre qu’ils sont bons (puisqu’ils sont publiés en poche) (cf Mes petites réflexions n°1). Seuls les livres publiés par les maisons d’éditions connues et reconnues seraient des livres méritant d’être lus. Ouh le vilain à-priori !!!! … auquel je ne me suis pas arrêté. Et heureusement car après avoir fini le roman en question (L’élément 119 de Cara Vitto) mon à-priori débile avait complètement disparu et j’étais ravie d’avoir pu découvrir un roman aussi intéressant.

D’ailleurs, avant d’être des romans publiés par des grandes maisons d’édition, les romans sont tous les œuvres d’un auteur et alors pourquoi seule la publication par une « vrai » maison d’édition donnerait la qualité d’auteur à celui qui a écrit un livre. Je crois d’ailleurs que parfois c’est le succès d’un livre auprès des lecteurs qui l’ont découvert par des voies atypiques qui incite les éditeurs classiques à publier ledit roman. Il me semble que c’est ce qui est arrivé à Céline Landressis avec sa saga Rose Morte, dont j’ai adoré le tome 1 soit dit en passant, puisqu’elle avait fait découvrir les chapitres de son premier tome sur son site internet avant d’être publiée par les éditions HSN au regard du succès fulgurant de son roman.

En fait, avoir des à-priori/préjugés/jugements n’est pas un problème, là où cela devient dérangeant, à mon sens, c’est quand on reste campé sur cette position sans essayer de dépasser ce sentiment.

Je suis bien curieuse de connaître votre avis sur la question alors n’hésitez pas à m’en faire part.