Juste une ombre – Karine Giebel

juste une ombreThriller de 608 pages publié par les éditions Fleuve éditions en 2012 puis par les éditions Pocket en 2013

« Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde. Tu manipules ? Tu deviendras une proie. Tu domines ? Tu deviendras une esclave. Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t’imposer dans ce monde, y trouver ta place. Et puis un jour… Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi. À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche. Juste une ombre. Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré. On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres. On t’observe jusque dans les moments les plus intimes. Les flics te conseillent d’aller consulter un psychiatre. Tes amis s’écartent de toi. Personne ne te comprend, personne ne peut t’aider. Tu es seule. Et l’ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos. Ou seulement dans ta tête ? Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard… Tu commandes ? Apprends l’obéissance. Tu méprises ? Apprends le respect. Tu veux vivre ? Meurs en silence…« 

Mon avis :

Juste une ombre est le sixième roman de l’auteur après Terminus Elicius (2004), Meurtres pour rédemption (2006), Les morsures de l’ombre (2007), Chien de sang (2008) et Jusqu’à ce que la mort nous unisse (2009). Il a reçu le prix Polar francophone 2012 du Festival Polar de Cognac.

En ce qui me concerne, cette lecture fut ma seconde plongée dans l’univers de l’auteur. Après l’avoir découverte et aimée avec Jusqu’à ce que la mort nous unisse, c’est ce roman que j’ai choisi de mettre dans mes valises pour les vacances. Et ce fut une belle réussite puisque j’ai dévoré les 608 pages de ce thriller en quelques jours à peine.

C’est un roman moderne, à l’écriture fluide et aux chapitres courts qui invitent à la poursuite de la lecture. Parce qu’il n’y a pas de temps mort, dès le début ce roman met les nerfs du lecteur à rude épreuve. Cette ombre qui, dès les premières pages, suit l’héroïne agace, on cherche qui elle peut être, on croit savoir et puis finalement on doute de tout et de tous.

Ce roman s’articule autour de trois personnages principaux :

  • Cloé Beauchamps, jeune femme moderne, ambitieuse qui veut prendre la tête de l’entreprise qui l’emploie, c’est la victime et pourtant on la déteste. Trop fière, hautaine, elle s’imagine que tout lui est du et traite tout le monde comme des moins que rien. Bref, j’avoue qu’elle m’a parfois irritée au point de penser qu’elle méritait sont triste sort.
  • Le méchant est bien présent. Ombre dans la vie de Cloé dans les chapitres qui la concernent, il devient un personnage à part entière dans les chapitres qui lui sont consacrés et on découvre au fil des pages sa personnalité plus que tourmentée. Ces chapitres sont d’autant plus passionnants qu’on y cherche le moindre indice qui pourrait nous permettre de le démasquer.
  • Alexandre Gomez, le policier bourru, désagréable, peu scrupuleux des lois et qui vit son métier suivant son propre code de l’honneur. Sauf qu’au fil des pages, derrière ce côté détestable qu’il affiche en façade apparaît peu à peu un homme sensible, aimant et à l’écoute que ce soit envers son épouse ou son jeune coéquipier. C’est finalement le personnage qui m’a le plus touchée.

L’histoire est passionnante, l’intrigue est rudement bien ficelée. Quand bien même la base semble classique, l’auteur a su mettre en place une ambiance angoissante et captivante. Les trois personnages évoluent, se croisent, se cherchent et le lecteur ne peut décrocher avant de savoir ce qu’il va advenir de Cloé et les chapitres étant très courts rendent la chose encore plus plus ardue pour le lecteur car il est bien difficile de ne pas les enchaîner les uns derrière les autres.

Bref, ce roman est un thriller machiavéliquement prenant à lire sans tarder !!

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4 réflexions sur “Juste une ombre – Karine Giebel

  1. Je crois, si je me souviens bien, que c’est le 3ème de l’auteure que j’ai lu. Il n’est pas mal car oui il nous fait bien bien douter de tout et de tous 🙂
    Et ça me fait penser que ça fait un bail que je n’ai lu de Karine Giébel…
    Bel avis!

    J'aime

  2. Pingback: I love Sunday n°8 |

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