L’heure des fous – Nicolas Lebel

l'heure des fousRoman policier de 380 pages publié par les éditions Marabout en 2013

« Paris : un SDF est poignardé à mort sur une voie ferrée de la gare de Lyon. « Vous me réglez ça. Rapide et propre, qu’on n’y passe pas Noël », ordonne le commissaire au capitaine Mehrlicht et à son équipe : le lieutenant Dossantos, exalté du code pénal et du bon droit, le lieutenant Sophie Latour qui panique dans les flash mobs, et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine à tête de grenouille, amateur de sudoku et de répliques d’Audiard…
Mais ce qui s’annonçait comme un simple règlement de comptes entre SDF se complique quand le cadavre révèle son identité.
L’affaire va entraîner le groupe d’enquêteurs dans les méandres de la Jungle, nouvelle Cour des miracles au cœur du bois de Vincennes, dans le dédale de l’illustre Sorbonne, jusqu’aux arrière-cours des troquets parisiens, pour s’achever en une course contre la montre dans les rues de la capitale.
Il leur faut à tout prix empêcher que ne sonne l’heure des fous… »

Mon avis :

L’heure des fous est le premier roman de l’auteur et pour une premier roman il est top.

Point besoin d’être américain ou suédois (auteurs que j’affectionne également) pour faire un bon polar, c’est ce que j’ai envie de dire d’emblée car cette lecture fut un véritable moment de plaisir livresque pour moi.

L’histoire en elle-même est assez classique : un cadavre sur le territoire d’un petit commissariat de quartier et une nouvelle affaire à résoudre pour l’équipe du capitaine Mehrlicht. Mais au fil des pages se profile une affaire bien plus complexe qu’il n’y paraît.

Construit sur le mode classique de l’enquête policière pure et simple et porté par une écriture fluide et directe, ce roman se lit très vite et très facilement. Il n’y a aucun temps mort, les indices s’enchaînent à bon rythme et entraînent le lecteur, lentement mais sûrement, vers le dénouement. Car il faut bien le dire, il y a des romans bien plus trépidants. Mais cela n’enlève en rien son intérêt à l’histoire, bien au contraire, le lecteur a le temps de s’imprégner des informations données et a l’impression de participer à l’enquête. C’est aspect m’a beaucoup plu car cela donne une impression de réalisme assez agréable et ce d’autant plus que l’action se situe à Paris et que les lieux ne nous sont pas inconnus.

Les personnages sont également un point fort de ce roman. Ils sont tous excellents, attachants, drôles : le capitaine Mehrlicht (mon préféré), homme bourru au cœur tendre, grand fan des phrases d’Audiard qui surgissent, au gré des appels téléphoniques qu’il reçoit, aux moments les plus inopportuns et qui utilise un langage plutôt fleuri et parfois difficile à comprendre ; le lieutenant Dossantos, THE policier droit et respectueux de l’ordre qui parle en récitant des articles du Code pénal et qui est le traducteur officiel des propos du capitaine ; le lieutenant Latour, la femme dans ce monde d’hommes, qui doit se battre pour faire reconnaître sa valeur; le lieutenant stagiaire Ménard, le jeunot qui subit les pics du capitaine Mehrlicht et qui doit apprendre son boulot. Tous participent à l’histoire et c’est avec plaisir qu’on les retrouve chacun leur tour ou ensemble au fil des pages.

Ce roman s’inscrit, pour moi, dans la lignée des romans de Fred Vargas et se révèle très prometteur du talent de l’auteur. Personnellement j’ai hâte de retrouver le capitaine Mehrlicht et son équipe dans une nouvelle enquête.

Bref, ce roman est un coup de cœur que je vous invite fortement à découvrir.

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