J’ai épousé un inconnu – Patricia Mac Donald

j-ai-epouse-un-inconnu-1235282-250-400Thriller de 427 pages de Patricia Mac Donald – traduit par Nicole Hibert – publié en 2007 par les éditions France Loisirs

« Ils sont jeunes mariés. Bientôt un enfant. Le bonheur parfait. Pour leur lune de miel, Emma et David ont choisi une simple cabane dans la forêt. Mais l’escapade amoureuse vire à la tragédie. Attaquée par un homme masqué armé d’une hache, Emma est secourue par un chasseur, qui est tué par le criminel. Pour la police, aucun doute : David est le suspect numéro 1. Et les preuves s’accumulent : son étrange refus de coopérer, son absence inexpliquée au moment des faits, la fortune de la jeune femme dont il hériterait… Le doute, ravageur, s’immisce alors dans l’esprit d’Emma. Connaît-elle vraiment l’homme qu’elle a épousé ?« 

Mon avis :

« On dévore page après page, on tremble, on s’interroge, on croit tenir la clef et, bien sûr, on se trompe. Mais c’est pour mieux savourer le final, impeccable » (S.H. Cosmopolitan). Voilà la promesse inscrite sur l’intérieur de la jacquette recouvrant la couverture de ce roman.

Alors certes la première partie de la phrase est véridique, il y a énormément de suspens dans cette lecture, le lecteur est happé dans la vie plus que mouvementée d’Emma cette jeune psychologue dans un centre pour adolescents en difficulté, fraîchement mariée, enceinte et victime dès sa lune de miel d’un homme masqué dont le seul but est de la tuer. Et si pour la police le supect n°1 est le mari, le lecteur va découvrir, au fil des pages, bien d’autres suspects possibles. L’auteur a, à cet égard, réussi à créer et maintenir un climat de suspicion extrêmement fort qui conduit le lecteur à s’interroger sur quasi tous les personnages. Et le doute va persister jusqu’au dénouement final.

Et c’est là que le bas blesse!!! Après des pages de suspens et de tension, de questions et de rebondissements, la résolution de l’intrigue tient en une succession de coïncidences qui s’enchaînent selon une logique plus qu’incohérente et qui laissent le lecteur frustré et furieux d’être ainsi laissé avec des questions en suspend.

Je peux pardonner un manque d’originalité dans l’intrigue et l’idée de base car après tout il n’est pas nécessaire qu’un roman soit original pour être réussi. Pour reprendre l’expression du chef Bau dans l’émission Le meilleur pâtissier « fait simple et tu risques de réussir ». A force de lire des polars/thrillers, les ficelles sont toujours les mêmes et il est de plus en plus difficile de se montrer très novateur et original. Soit. Mais de grâce il faut au moins soigner son « final »pour récompenser le lecteur de sa fidélité pendant toutes les pages précédentes, ce qui est loin mais alors très loin d’être le cas ici. L’enchaînement des évènements totalement imprévus qui conduisent Emma a rencontrer son bourreau est tellement inexplicable et improbable que l’histoire y perd toute crédibilité.

J’attendais une autre fin et c’est avec une grande frustration que j’ai refermé ce roman.

Bref, si on ne peut lui enlever la qualité d’être très addictif, il est bien dommage que ce soit pour conduire le lecteur vers une fin décevante.

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Les différentes techniques de tricot

gif tricot

Il existe différentes techniques pour tricoter et chacun doit trouver celle qui lui conviendra le mieux. L’idée de faire cet article m’est venue en voyant ces différentes techniques sur internet dans les vidéos de tricot que je ne me lasse pas de regarder pour apprendre de nouveaux points et de nouvelles techniques. Comme le dit Mercotte pour la cuisine (je suis en pleine phase Le meilleur pâtissier) « quand je me suis intéressée à la cuisine, je l’ai fait à fond ! » et c’est ce que je fais en tricot.

Quand j’avais une dizaine d’années (autant vous dire que ça remonte à loin!!!) ma grand-mère maternelle m’a appris le tricot selon la méthode « à la française » et en tenant le fil de la main droite « à l’anglaise ».

(vidéo du site vidibio)

C’est la méthode classique, celle que tous les magazines et ouvrages de tricot mettent en avant pour apprendre le tricot. Si elle est agréable pour les droitières, elle présente quand même des limites en ce qu’il faut lâcher l’aiguille que l’on tient de la main droite pour passer le fil par dessus ladite aiguille à chaque tricotage de maille et surtout le tricotage de certains points comme les côtes ou le point de riz est assez pénible puisqu’il faut passer le fil d’un côté ou de l’autre de l’aiguille  pour alterner les mailles endroit et envers. Outre la perte de temps pour effectuer ces changements, cette méthode de tricot oblige à faire des mouvements de poignet qui peuvent gêner les tricoteurs/teuses qui comme moi ont des petits problème de canal carpien douloureux. Tricoter pendant des heures et des heures est  douloureux….

Jusqu’à très récemment je me contentais de cette technique, celle que je maîtrisais malgré ses défauts tout en admirant certaines tricoteuses que je voyais dans des vidéos et qui allaient à une vitesse folle en tenant le fil dans la main gauche.

Il n’en fallait pas plus pour attiser ma curiosité et après recherches sur Dieu google j’ai découvert qu’il existait une autre méthode de tricot dite du tricot continental où on tient le fil de la main gauche et où on ne lâche jamais les aiguilles sauf pour tourner le travail.

(vidéo du site Stipa & alpaga)

Aussitôt trouvée aussitôt essayée et je dois bien avouer que c’est compliqué de changer de méthode de tricot après des années d’habitude avec une méthode. Pour la maille endroit, ça va à peu près, j’arrive à m’en sortir. Ca ressemble énormément à la maille serrée du crochet et il est vrai que c’est plus fluide et plus rapide (après un peu de pratique pour le 2ème point). Mais alors pour la maille envers ouh la la la la catastrophe, une galères pour attraper le fil qu’avec l’aiguille et le ramener dans la maille.

Et là j’ai découvert la méthode « à la suisse » qui me semble être un bon compromis.

Il s’agit de tricoter en tenant le fil de la main gauche et en piquant la maille endroit dans le brin arrière et pour la maille envers de passer le fil dans le sens inverse de la méthode française. J’ai essayé aussi cette méthode et je pense bien l’adopter car mes 1ers essais se sont révélés prometteurs en terme de fluidité et de confort.

Le petit sac à dos de bébé poulette

petit sac finalisé

Petit sac à dos réalisé au tricot en jersey et point mousse.

Dimensions: 16 cm x 15 cm

Si vous me suivez depuis quelques temps vous avez lu dans un I love Sunday (rattrapage ici) que ma fille de presque 5 ans avait ramené à la maison, le temps d’un weekend, Bébé poulette la mascotte des TAPS de son école en me disant qu’il fallait lui faire un cadeau, ben tiens elle perd pas le nord la poulette !!! bref en bonne maman que je suis, je me suis attelée à la tâche, sauf que Bébé poulette avait déjà visité d’autres maisons qui lui avaient offert moultes cadeaux.

Je vous laisse voir par vous-même la belle poulette  :

bebe poulette

Vous constaterez qu’elle est déjà parée d’une écharpe, d’un bonnet, de chaussettes et d’un petit gilet sans manches 😉

Il ne me restait plus grand choix dans les cadeaux à lui offrir.

J’avais pensé au début lui faire une jupe, mais finalement je me suis dit qu’on finirait par ne plus rien voir de sa belle fourrure jaune poulette donc je me suis rabattue sur l’idée d’un petit sac à dos car après Bébé poulette va encore à l’école non !!!

Un petit tour dans mon stock de laine (qui commence à avoisiner ma PAL, comprenez ma pile à lire) et j’ai trouvée 2 pelotes de vieille laine rose saumon (je dis vieille car c’est ma maman qui l’a achetée il y a au moins 25 ans et qui me l’a léguée l’année dernière quand j’ai décidé de reprendre le tricot de manière plus sérieuse).

Et après quelques weekends de réalisation voila le résultat, que ma fille va pouvoir offrir dès lundi à Bébé poulette

petit sac à dos definitif

Et maintenant les explications :

J’ai choisi de faire ce sac en 2 parties, la partie arrière et la partie devant pour avoir les v du jersey toujours dans le même sens aussi bien devant que derrière mais il est aussi possible de tricoter tout d’un bloc pour éviter la couture du fond.

Partie arrière :

Monter 34 mailles sur une aiguille n°4 (mais en fait tout dépend de la laine choisie) et tricoter en jersey pendant 15 cm de hauteur.

A 15 cm de hauteur, faire un aller retour en point mousse puis continuer en point mousse en faisant une diminution d’1m à 2m du bord à chaque rang, un coup à gauche, un coup à droite, jusqu’à arriver au bout de la pointe où il n’y a plus qu’à rabattre le 2 dernières mailles en laissant un assez long fil dépasser qui permet ensuite de faire la chaînette au crochet pour former la boucle de fermeture du sac.

Partie avant :

Monter 34 mailles et tricoter en jersey pendant 15 cm puis rabattre toutes les mailles.

Bretelles:

Monter 4 mailles toujours sur une aiguille n°4 et tricoter en point mousse jusqu’à obtenir la longueur souhaitée.

Répéter l’opération pour la 2ème bretelle.

Boucle de fermeture:

Reprendre le fil à la fin de la pointe de la partie arrière, faire une chaînette au crochet et coudre l’extrémité de la chaînette à la pointe. La boucle est formée. Attention à la longueur du fil car plus il est long plus la chaînette est longue. Ma boucle de fermeture aurait pu être plus petite si j’avais fait attention à ce détail 😉

Assemblage :

Mettre les 2 parties endroit contre endroit et coudre les 3 côtés.

Remettre le petit sac dans le bon sens et coudre les bretelles derrière, le haut à la lisière du point mousse et le bas au niveau de la couture du fond du sac. Pour le placement en largeur, j’ai choisi de les mettre à 3cm du bord.

Pour le bouton, il suffit de faire comme si on fermait le sac et de repérer l’endroit ou tombe la boucle de fermeture et de coudre le bouton choisi au centre.

En ce qui me concerne pour le choix du bouton, je n’avais que des gros boutons noirs qui juraient avec le rose saumon car trop voyant. Et puis fidèle à mon principe de recyclage que ce soit en couture ou en tricot j’ai choisi de recycler des perles couleur argent d’un bracelet que ma fille m’a cassé et que je garde justement pour me servir desdites perles. J’ai donc pris 2 perles que j’ai reliées ensemble avec ma laine rose saumon et cousue ensuite en guise de bouton.

Je suis assez contente de moi même si il y a quelques défauts. Et surtout ça me fait un projet de moins en cours 😉

Champignons à la crème

champignons 2

Les champignons à la crème fraîche, une recette facile et pas chère qui donne un air de repas gastronomique à vos plats les plus simples.

Moi j’adore et c’est le seul plat avec lequel mes enfants sont prêts à lécher leur assiette à la fin, c’est vous dire si cette recette fait l’unanimité dans la famille.

Et j’ai décidé de vous en faire profiter, je suis ti pas mignonne, si hein !!! Bon je suis pas photographe et l’idée de vous montrer une recette me venant en général en la faisant je prend en photo au moment ou je cuisine du coup j’ai mis une photo de ma casserole avec la sauce dedans mais en même temps c’est pas le contenant qui compte mais le contenu hein 😉

Allez venons en au principal, les ingrédients:

– des champignons (500 g)

– de la crème fraîche épaisse (200 g)

– du vin blanc (50 cl)

– un cube de boullion de volaille

– sel, poivre

Et maintenant la recette :

Pour les champignons, les prendre frais c’est le top du top mais ça marche aussi avec des champignons en boîte à condition de bien les égoutter. Par contre les champignons congelés j’ai pas essayé mais ma moitié qui a tenté l’expérience pour une autre recette n’est pas convaincu, donc on reste sur les frais ou les boîtes.

Couper les champignons frais en lamelles. Les faire cuire dans une casserole ou petite cocotte après avoir fait fondre un assez gros morceau de beurre. Il ne faut pas mettre le feu trop fort pour ne pas brusquer les pauvres champi. La difficulté consiste à ne pas se retrouver avec trop de jus de cuisson des champi dans la casserole donc même si les champignons se plaignent un peu de ne plus avoir de beurre il faut les laisser suer gentiment. Sinon, après il y a trop de jus et il faut alors égoutter les champignons mais alors on perd le beurre.

Quand les champignons sont cuits et qu’il n’y a plus de jus (soit parce qu’ils n’ont pas rendu beaucoup d’eau, soit parce que vous aurez vidé le jus de cuisson) on met le vin blanc et le cube de bouillon de volaille et on remue pour faire fondre le cube.

On met ensuite les 200 g de crème fraîche et on remue bien en grattant le fond de la casserole pour faire remonter tous les sucs.

On sale, on poivre, on laisse mijoter un peu pour faire réduire la sauce et obtenir une belle crème un peu épaissie.

Cette sauce avec les champignons peut être utilisée pour plein de viandes différentes ; moi je l’utilise souvent pour accompagner des escalopes de poulet ou de dinde que je fais cuire après les avoir coupées en morceaux et que j’intègre ensuite à la crème, mais cela peut aussi le faire avec du veau ou même du porc.

Le choix est libre quant aux accompagnements, riz ou pâtes selon vos goûts.

Bon appétit et surtout revenez me dire si vous avez testé et aimé cette recette.

Mémoire d’une nuit d’orage – Nancy Pickard

memoire nuit orage

Thriller de 454 pages, traduit par Fançoise Rose, publié en juin 2012 par les éditions Belfond

« Jody n’était qu’une enfant lorsque ses parents furent assassinés. Vingt-trois ans plus tard, c’est pour elle un choc d’une grande violence quand elle apprend que leur meurtrier est libéré. Tandis que ses vieilles blessures se rouvrent, de nouvelles questions l’assaillent : Que s’est-il vraiment passé le soir du meurtre ? Pourquoi n’a-t-on jamais retrouvé le corps de sa mère ? Et si la vérité n’était pas celle qu’elle avait toujours crue ?« 

Mon avis :

A la lecture du résumé on sent déjà l’histoire à forte tension même si le sujet a déjà été traité et laisse penser à une énième intrigue sans grande surprise.

L’écriture est simple et fluide ce qui rend la lecture agréable et rapide.

L’auteur a parfaitement réussi le challenge de captiver son lecteur avec une histoire émouvante, une intrigue très bien contruite qui accroche bien le lecteur jusqu’à la dernière page. Toutes les émotions ressenties par les personnages le sont également par le lecteur, la preuve à un moment je me suis surprise à avoir les larmes aux yeux à la lecture d’un passage particulièrement émouvant.

L’intrigue est également finement conduite par l’auteur qui alterne le présent et toutes les questions que Jody peut se poser avec la passé et ce qui s’est passé cette fameuse nuit d’orage. On découvre la vie des différentes personnages à cette époque, leurs points de vue et après des changements d’époque particulièrement bien choisis, tout se recoupe pour offrir un final tout en tension et en émotion.

Bref, c’est un excellent roman à suspens qui se dévore d’une traite.

Coussin Flash Mcqueen

macqueen definitif

Tous les petits garçons ou presque sont fans de ce petit bolide rouge et mon fils n’échappe pas à la règle. Il est fan depuis de longues années (et il n’a que 7 ans et demi) et possède presque toutes les voitures du dessin animé et tout ce qui se rapporte à son héros. (je viens tout juste de jeter un pyjama taille 3 ans dont le pantalon lui arrivait en dessous du genou, usé jusqu’à la corde tellement il l’a mis et il aurait continué encore si ledit pyjama n’avait pas rendu l’âme) Alors quand l’envie de me remettre au tricot est revenue il y a un an maintenant, comment ne pas résister à l’envie de lui confectionner un oreiller avec son personnage préféré.

J’ai donc commencé mon projet en réalisant, au point mousse avec une lisière en jersey, deux carrés de 44 cm x 44 cm (environ), un bleu et un rouge, ce qui m’a permis de me remettre doucement au tricot et de pouvoir tricoter le soir devant la télé sans avoir besoin de beaucoup de concentration.

J’ai ensuite assemblé mes deux carrés sur un oreiller acheté dans un supermarché au prix le plus bas.

 coussin mac queen

Ensuite est venu le temps de réaliser le dessin du fameux Mcqueen. Au départ je pensais le faire en broderie sur de la toile aida. Je me suis donc mise en recherche d’une grille que j’ai trouvée sur le site de Grilles tricot passion et que je vous invite à aller visiter car vous y trouverez un très large choix de grilles pour réaliser vos dessins préférés.

grille cars definitif

Mais finalement j’ai eu peur que ce soit trop rigide et j’ai décidé de me lancer dans le jacquard en comptant un carreau = une maille avec une lisière de chaque coté de 3 mailles et une bordure en haut et en bas de 4 rangs le tout en jersey … et hop c’est parti !!!

macqueen gros plan

Et contrairement à ce que je pensais c’est assez agréable à faire et surtout quelle joie de voir le motif apparaître au fil des rangs ! Il faut bien faire attention en comptant les mailles : pour les rangs endroit de droite à gauche et pour les rangs envers de gauche à droite.

Par contre, j’ai souffert avec les pelotes qui se mélangent derrière. Il y a plein de techniques pour l’éviter mais comme je ne les ai pas testées (pour l’instant) je ne peux pas en parler. J’ai donc dû prendre le temps de démêler tous les fils à chaque rang ou un rang sur deux.

Au final, je suis assez satisfaite de moi. Même si j’ai fait des erreurs de tension de fil et d’emboîtage des mailles qui font que mon tricot n’est pas très régulier, pour une première tentative de jacquard je pense que c’est pas trop mal et je retenterai l’aventure.

Inventer le jour – Fabienne Thomas

inventer-le-jourRoman de littérature contemporaine de 220 pages publié par les éditions Passiflore le 22 septembre 2015

« Un matin de juin, un vieil homme ferme la porte de sa maison et s’en va seul, à pied. Où va-t-il ? Pourquoi cet étrange voyage ? Sur le chemin, Louis est habité par le souvenir d’Anna. Les événements de son existence, la maladie qui a privé peu à peu sa femme de la mémoire, la manière dont il a traversé les épreuves sont autant de façons d’interroger l’amour et la mort, la dignité et l’identité, les souvenirs. Au contact de la nature, dans le silence et le mouvement de la marche, il s’avance à la rencontre de lui-même. À la rencontre de la vie et de l’essentiel.« 

Mon avis :

Inventer le jour est le 3ème roman de l’auteur, après Ombre portée aux éditions du Petit véhicule en 2010 et L’enfant roman aux éditions Passiflore en 2013. Il s’agissait pour moi d’une totale découverte de l’auteur dont je n’avais entendu parler et je bénis le ciel d’avoir reçu il y a quelques semaines un mail de « l’attaché de presse » de la maison d’édition pour me proposer de recevoir ce roman en service presse car cette lecture fût un énorme coup de coeur.

C’est un roman qui ne paie pas de mine au premier abord, la couverture n’est pas très attrayante et je ne suis pas sure que j’aurai retourné ce roman dans une librairie pour lire la quatrième de couverture, mais pourtant la lecture de ce roman est un véritable moment de bonheur.

L’écriture de l’auteur est sublime, poétique, douce, chaque mot est remarquablement bien choisi pour faire passer les émotions. Rédigé à la troisième personne du singulier, le narrateur et donc le lecteur est « extérieur », spectateur de la vie du personnage principal. Et pourtant, on ressent les émotions aussi vivement que si le roman était écrit à la première personne. Les phrases courtes donnent du rythme à cette histoire magnifique. Cette histoire c’est celle de Louis, un vieil homme « à l’âge où l’on peut remonter longtemps en amont du présent« , où « les levers demandent patience pour déployer les membres engourdis, déverrouiller les articulations sensibles ankylosées par l’immobilité du repos » et pour qui « reprendre sa place d’homme debout est devenu difficile« . Un vieil homme, seul depuis que son épouse Anna est décédée, « Louis sans Anna ressemble à un archipel aux terres isolées par un immense raz de marée. Anna n’est plus là pour l’aider à naviguer.Il en veut à la maladie. Rancune. Colère.Il a répondu à l’insatiable faucheuse, a tenté de braver l’inévitable. A échoué. La culpabilité l’asphyxie et l’aveugle. Il ressasse la défaite, il entend grincer en lui les terribles tenailles de la faute. Il est pris dans l’étau féroce de son propre jugement. De la honte d’avoir survécu.« 

Alors un jour, il ferme la porte de sa maison et s’en va seul et à pied et sur ce chemin qui le mène on ne sait où il voit sa vie défiler, se rappelle les moments heureux ou pas qui ont ponctué son existence. Suivre Louis sur ce chemin physique et aussi spirituel, affronter avec lui les difficultés, la maladie que l’auteur a bien décrite et personnifiée font de ce roman un bouleversant témoignage de l’amour d’un homme pour sa femme « qui relève le défi d’aimer Anna malgré elle, malgré ce qu’elle devient. Elle ne lui renvoie plus l’image d’un Louis dévoué et généreux? Elle ne se montre  plus sous les traits de la belle Anna?Et alors? l’amour est-il soumis aux contingences et aux remous de la mer sur laquelle il est embarqué? La maladie aurait-elle le pouvoir de dissoudre ce qui les a reliés, de la jeunesse à la vieillesse ?… Il prend le parti de continuer, toujours,  à l’aimer« .

Très agréable à lire, ce roman offre des pistes de réflexions très intéressantes et quand bien même il n’y a pas vraiment d’action, le suspense devient de plus en plus insoutenable au fur et à mesure que Louis avance vers… vers quoi justement? Pour le savoir il va vous falloir lire très vite ce roman.

En écrivant cette chronique je me surprends à relire certains passages et je crois qu’il n’en faudrait pas beaucoup pour que je fasse quelque chose que je n’ai jamais fait et que j’aurai dit, il y a quelques jours, ne jamais faire : LE RELIRE. D’ailleurs je crois que c’est la chronique la plus longue que j’ai jamais faite pour donner mon avis sur une lecture. Mais ce roman le vaut bien et mérite largement d’être mis en avant.

Bref vous l’aurez aisément compris, cette lecture fut un coup de cœur tant au niveau de l’écriture que de l’histoire et je ne peux que vous inviter, non plutôt vous ordonner (lol) de lire ce roman.

CONCOURS

logo-passiflore

Si mon avis ci-dessus vous a convaincu et vous a fait ajouter ce roman dans votre wish list, je vais vous faciliter la découverte puisqu’en partenariat avec les éditions Passiflore, j’ai le plaisir de vous offrir la possibilité de gagner un exemplaire de ce roman.

Les conditions de participation :

  1. aimer la page facebook des éditions Passiflore ici
  2. aimer ma page facebook ici
  3. m’envoyer un gentil mail (mllejavotte@yahoo.com) ou poster un tout aussi gentil commentaire à la suite de cet article

Concours ouvert d’aujourd’hui 24 octobre au 8 novembre 2015 à minuit.

Alors bien malgré moi, je suis contrainte de limiter ce concours à la France et ne serai en aucune cas responsable si les services de la poste ou autres circonstances faisaient que malgré un envoi irréprochable, le roman n’arrivait jamais jusqu’à chez vous.

J’espère que vous serez nombreux à participer car, encore une fois, ce roman est une pépite et mérite énormément d’être découvert par le plus grand nombre de lecteurs.

Alors à vous de jouer!!!!