Kinderzimmer – Valentine Goby

Roman de littérature contemporaine de 218 pages publié par les éditions Actes Sud le 21/08/2013

« En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout. Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l’Histoire n’a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l’ignorance dans nos trajectoires individuelles. »

Mon avis :

On dit souvent que l’arrivée d’un enfant change tout. Et bien c’est exactement l’impression que m’a laissée ce roman qui se divise en deux parties selon moi : l’avant James et l’après.

La première partie de ce roman m’a semblé longue, lourde et rédigée dans un style difficile à lire ce qui m’a posé quelques difficultés pour entrer dans l’histoire, « classique » des romans concernant les camps de concentration, décrivant, sans beaucoup de dialogues, la vie des femmes, leur environnement et leurs conditions de détention. J’avoue avoir eu beaucoup de mal avec cette partie, je suis restée extérieure aux événements et aux sentiments de l’héroïne.

Et puis arrive le petit James, ce petit bébé qui déboule dans l’horreur dès les premiers jours de sa vie et là l’histoire a pris une autre tournure pour moi. La maman que je suis a été très touchée par les conditions dans lesquelles les bébés étaient accueillis et (sur)vivaient dans les camps. J’ai beaucoup plus accroché à cette partie, tournant les pages pour savoir si et comment ce petit bout et sa maman allaient s’en sortir. Les personnages me sont devenus plus attachants et c’est avec un réel plaisir livresque que j’ai suivi leurs mésaventures jusqu’au dénouement réaliste et cohérent.

L’auteur a choisi de cibler son roman sur un aspect de cette affreuse période auquel j’avoue n’avoir jamais pensé et finalement après un début difficile ce fut une lecture très intéressante.

Pour reprendre les termes même de l’auteur, « Kinderzimmer est un roman grave, mais un roman de la lumière ».

Bref, un livre à lire tout simplement.

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