Le montage des mailles, la méthode révolutionnairement géniale !!!

gif tricot

Quel titre hein, je suis sûre que vous vous êtes précipité pour lire cet article !!! moi je suis un peu déçue car je pensais avoir trouvé/inventé, une méthode révolutionnaire et je voulais m’empresser de la partager avec vous. Sauf qu’avant de publier mon article, je me suis quand même assuré que cette méthode n’avait pas encore été publiée et là c’est le drame, quelqu’un avait cette excellente idée lumineuse avant moi.

Alors je vous mets d’abord le lien de la vidéo de Knit Spirit qui montre comment utiliser cette méthode de montage des mailles et en dessous je vous raconte ma vie de comment j’en suis arrivée à « trouver » cette astuce. Si seule la méthode vous intéresse c’est juste là, et si rigoler un peu et partage ma poisse du montage des mailles vous tente c’est juste en dessous de la vidéo.

Vous êtes toujours, là ? merci. Et c’est parti pour un moment de partage de poisse. Je ne sais pas vous mais moi pour monter mes mailles, j’ai utilisé quasi toutes les techniques que je connaissais et qui présentent toutes des avantages et des inconvénients :

  • le montage non tricoté où on ne fait que des boucles sur l’aiguille, ca va vite, sauf que quand on tricote ces mêmes mailles et bien on se retrouve avec 3 km de laine entre nos deux aiguilles. Hop aux oubliettes.

 

  • le montage à deux aiguilles où on passe l’aiguille de droite entre les 2 mailles qu’on vient de faire sur l’aiguille de gauche puis on passe le fil comme pour tricoter une maille qu’on remet ensuite sur l’aiguille de gauche m’avait semblé très bonne car on n’avait un petit bout de fil au départ et on fait défilé le fil de laine au fur et à mesure donc pas de risque de manquer de laine. Sauf que ça prend un temps fou parce qu’il est parfois difficile de passer l’aiguille entre les 2 mailles et que la régularité des mailles n’est pas forcément au rendez-vous. A garder sous le coude faute de meilleur méthode.

 

  • le montage tricoté sur une seule aiguille, c’est quand même The top méthode pour moi car elle est assez rapide, on arrive plus facilement à être régulier dans le montage des mailles et le tricot du premier rang n’est pas compliqué puisqu’on a pas serré comme une brute son rang de montage. Sauf que pour cette méthode il faut dérouler sa laine à l’avance pour tricoter son rang de montage et c’est là que les ennuis commencent pour moi en général. Soit je tire trop de laine et limite j’ai une 2ème pelote qui pend au bout de mon aiguille, soit je ne tire pas assez de laine et bim, il faut démonter et recommencer. Alors quand il s’agit de monter 10 mailles, je veux bien… mais quand on se lance dans un tricot de pull en rond et qu’il faut monter 214 mailles (je suis précise c’est mon expérience de ce weekend) et qu’arrivée à près de 200 mailles on se rend compte qu’on n’aura jamais les 214 mailles, ça fait beaucoup moins rire. Soit on se dit qu’on va faire un régime pour rentrer dans le pull qu’on peut faire avec une taille en moins. Mais comme cela a peu de chance de se produire on se dit qu’il vaut mieux tout défaire et recommencer. Sauf que recommencer ne veut pas dire réussir et se retrouver devant le même problème une 2ème fois à 190 mailles , ça agace alors on se dit que tant pis il y aura un noeud dans le rang de montage mais crotte on rallonge le bout de laine riquiqui qui nous reste un utilisant une 2ème pelote pour terminer le fameux rang de montage.

Et là, illumination, mais c’est bien sûr c’est cette méthode qu’il faut utiliser à tous les coups et je vais m’empresser de la partager avec les quelques personnes qui lisent mon blog. Et bien raté cette méthode révolutionnaire existe déjà et ce n’est pas moi qui l’ai inventée.

Mais si vous ne la connaissiez pas, au moins j’aurai le mérite de vous l’avoir fait découvrir.

Et vous, quelle est votre méthode de montage des mailles favorite?

 

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The simple shawl – Jane Hunter

chale

La semaine dernière je vous parlais des patrons en anglais qui ne doivent absolument pas vous effrayer (ici) et ce châle en est l’exemple le plus flagrant. Le patron est disponible gratuitement sur Ravelry (ici) mais il est en anglais. Sauf que c’est le patron typique qui vous fera aimer l’anglais ou en tous cas qui ne vous rebutera pas tant il est simple à réaliser (comme son nom l’indique d’ailleurs).

Il  se réalise sur un nombre croissant de mailles alors à la fin je ne vous raconte pas le temps mis pour faire un range mais comme tout se fait quasi au point mousse ça va. Le point de dentelle qui finit le châle est très simple et finalement le plus chiant c’est de faire la finition en picot. Mais au final cela fait un beau châle bien chaud.

Le modèle de base est uni Image_small2mais moi j’ai choisi de mettre des rayures d’une autre couleur pour varier… et aussi parce que je n’aurai pas eu assez de laine de la couleur rouge très foncé pour tout faire 😉

Mais venons en au fait, les explications !!! Car comme il est gratuit sur Ravelry, je peux vous donner les explications et en français, s’il vous plait 😉 (je vous mets entre parenthèses le mot en anglais.

Il faut commencer par monter (cast on) 3 mailles (stitches)

rang (row) 1 : tricoter la maille à l’endroit par le brin de devant puis sans passe la maille tricotée sur l’aiguille de droite, tricoter la même maille par le brin arrière (KFB), 1 maille endroit (K1) (comme elle devient votre maille centrale il vaut mieux placer un marqueur avant et un après cette maille), une maille à l’endroit tricotée par le brin avant puis par le brin arrière (KFB). Vous avez maintenant 5 mailles.

(vous comprenez maintenant pourquoi je disais dans mon article précédent que les codes anglais étaient plus simples  KFB = 3 lettres pour dire la même chose que ma longue phrase)

rang (row) 2 : KFB, des mailles endroit jusqu’à la maille centrale (centre stitch), un jeté (YO), la maille centrale à l’endroit (K1), un jeté (YO), des mailles endroit jusqu’à la dernière maille, KFB

rang (row) 3 : KFB, toutes les mailles y compris les jetés à l’endroit jusqu’à la dernière maille, KFB

rang (row 4) : KFB, toutes les mailles y compris les jetés à l’endroit jusqu’à la dernière maille, KFB

Il faut ensuite répéter (repeat) les ranges 2 à 4 jusqu’à avoir 301 mailles sur les aiguilles (needles)

après on attaque la partie dentelle :

rang (row) 1 : KFB, une maille endroit, *un jeté (YO), 2 mailles endroits tricotées ensemble (K2TOG)* répéter ** jusqu’à la maille centrale, un jeté, la maille centrale, *un jeté, 2 mailles ensembles tricotées à l’endroit*, repéter ** jusqu’aux 2 dernières mailles, une maille endroit, KFB

rangs (rows) 2 et 3 : KFB, tricoter toutes les mailles y compris les jetés à l’endroit jusqu’à la dernière maille, KFB

Rang 4 : KFB, mailles endroit jusqu’à la maille centrale, un jeté, la maille centrale, un jeté, mailles endroit jusqu’à la dernière maille, KFB

rangs 5 et 6 : KFB, tout à l’endtoit jusqu’à la dernière maille, KFB.

Rang 7 : refaire la même chose que le rang 1 de la partie dentelle :KFB, une maille endroit, *un jeté (YO), 2 mailles endroits tricotées ensemble (K2TOG)* répéter ** jusqu’à la maille centrale, un jeté, la maille centrale, *un jeté, 2 mailles ensembles tricotées à l’endroit*, repéter ** jusqu’aux 2 dernières mailles, une maille endroit, KFB

rang 8 : répéter les rangs 2 et 3 : KFB, tricoter toutes les mailles y compris les jetés à l’endroit jusqu’à la dernière maille, KFB

rang 9 : KFB, tout à l’endroit jusqu’à la dernière maille, KFB

voilà le châle est presque fini, vous avez des crampes aux doigts et il faut attaquer la bordure en picots 😉

Il faut monter 2 mailles sur votre aiguille de gauche (moi j’ai utilisé la méthode qui consiste à passer mon aiguille de droite entre les 2 premières mailles de mon aiguille de gauche, passer le file sur l’aiguille comme pour tricoter une maille et remettre la maille sur l’aiguille de gauche).

Ensuite il faute rabattre (cast off) 5 mailles, donc tricoter les 2 mailles qu’on vient de créer tout en les rabattant plus 3 mailles.

Ensuite il faut repasser votre maille solitaire de l’aiguille de droite sur l’aiguille de gauche.

Monter 2 mailles comme précédemment et rabattre 5 mailles. Et ainsi de suite jusqu’au bout.

J’espère que les explications sont assez claires mais je suis sûre que si vous prenez le patron en anglais vous comprendrez très vite comme faire. J’y suis bien arrivé 😉

Image_small2

Les patrons et instructions en anglais

image anglaise

Comme bon nombre de françaises mon anglais remonte à un temps fort fort lointain quand les CD et DVD venaient de voir le jour et les téléphones portables pesaient 3 tonnes dans la poche (euh dans le sac du coup) et affronter un patron rédigé en anglais me bloquait systématiquement… pour pas grand chose finalement.

Il ne faut absolument pas avoir peur des patrons en anglais car finalement ils sont faciles à décrypter, voire plus faciles à tricoter. Les codes sont beaucoup plus simples à mon goût et une ligne d’instructions sera plus facile et plus rapide à transcrire en anglais qu’en français.

Je comptais vous proposer un petit lexique à mettre à jour au fur et à mesure de mes découvertes mais en cherchant l’image ci-dessus pour mettre en tête de cet article je suis tombée sur l’article d’une blogueuse qui l’a déjà fait (et rudement bien d’ailleurs) alors plutôt que de la copier, je vous mets le lien vers son article qui vous propose un lexique des termes anglais avec traduction en français aussi bien pour le tricot que le crochet :

bouton_lexique

Je me contenterai donc de vous donner mon avis sur les différentes façons d’expliquer comment réaliser un projet :

Les explications linéaires traditionnelles en français ressemblent en général à ça :

rang 1 : 3 m.end, 4 m.env, *3 m.end, 6 m.env*, répéter de * à * 6 fois, …..

J’avoue que parfois quand les points sont un peu compliqués, cette linéarité me saoule parce qu’elle nécessite trop de concentration de mon petit cerveau fatigué qui utilise le tricot pour se détendre et essayer de ne pas s’endormir devant la télé. (bon mon exemple est nul parce que je n’ai mis que des points simples mais c’est pour expliquer le principe)

On peut aussi avoir les explications sous forme de diagramme et là mon rang exemple devient:

1 : |||,—-,*|||,——*x6

C’est déjà plus lisible non ?!! personnellement je trouve.

Et si je codifie en anglais, cela donne

row1 : K3, P4, *K3, P6*, repeat * to* (6)

Je trouve que les codes anglais sont finalement plus lisibles et clairs que les explications linéaires françaises classiques et je pense que je vais finir par « recodifier » les patrons que je tricote en utilisant ces codes.

Il est certain qu’au départ il faut maîtriser les divers codes mais avec un peu de pratique et grâce au lexique de Christine73 que je vous est mis plus haut cela devrait être plus facile.

Et vous ? les patrons en anglais vus rebutent-ils? quelles sont les explications que vous préférez ?

Les chaussettes – le talon

chuassettes talon

La semaine dernière je vous parlais des chaussettes et plus particulièrement des orteils (ici). Aujourd’hui, je viens vous parler du talon.

Il y a plusieurs façons de réaliser le talon. Soit en même temps que l’on avance dans la chaussette, soit une fois la chaussette finie après avoir laissé un fil en attente pour faire le talon après. On appelle cette technique « After Thought Heel ». On trouve de nombreuses vidéos sur Youtube qui expliquent cette manière de procéder.

Les 3/4 des vidéos sont en anglais mais il n’est pas indispensable de maîtriser la langue, regarder les images suffit çà comprendre comment faire. Je n’ai pas encore essayer cette méthode mais elle rencontre un certain succès sur instagram.

On peut aussi rester plus classique et faire le talon au moment où il se présente dans la réalisation de la chaussette. Du reste la méthode est la même pour le After Thought Heel car une fois les mailles remises sur les aiguilles, on est libre de réaliser le talon selon notre méthode préférée.

Il existe là encore plusieurs méthodes.

Il y a la méthode que je trouve bien compliquée et peu esthétique (mais ce n’est que mon avis) du talon tricoté en 3 parties (gousset puis heel extension puis heel flap) très bien décrit dans le patron gratuit des chaussettes de la schtroumpfette de Elise Dupont. Je ne l’ai pas testé parce que je trouve que cela fait bizarre comme rendu.

Il y a la méthode plus simple selon moi du talon en rangs raccourcis . La encore vous trouverez sur Youtube de nombreuses méthodes pour faire les rangs raccourcis.

 

J’avais également entendu parler du Fisk lips kiss heel, un patron révolutionnaire paraît-il pour faire les talons des chaussettes. Il est payant sur ravelry mais quelques euros seulement.

Personnellement je fais un mixte des rangs raccourcis en utilisant la méthode de Sox Therapist qui explique comment faire des mailles qui permettent de tourner son ouvrage quand on fait des rangs raccourcis sans passer son fil par devant ou par derrière la maille laissée en attente.

Certes la vidéo est en anglais mais avec les fils de couleurs et les gestes très lents, on comprend très vite comment faire. Il y aussi ma même vidéo pour les mailles envers.

J’aime beaucoup cette méthode et je l’ai donc utilisée pour faire le talon de ma première paire de chaussette.

Et vous quelle est votre méthode préférée pour le talon?

Les chaussettes : les orteils

Tricoter des chaussettes est à la mode en ce moment et il est parfois difficile de s’y retrouver sur la manière de procéder. Je suis également tombée dedans et en cherchant comment faire je suis tomber sur des très bonnes informations que j’ai envie de partager avec vous.

Pour tricoter des chaussettes, on peut utiliser soit 4 ou 5 aiguilles à double pointes soit des aiguilles circulaires avec un câble fixe (ce que je conseille fortement car les interchangeables vont avoir tendance à se dévisser plus facilement) en utilisant la technique du magic loop

 

On peut aussi soit commencer par le haut (les côtes) ou par les orteils et personnellement même si je débute, je préfère commencer par les orteils car cela me permet de tester plus facilement la taille de la chaussette sur mon pied.

Pour commencer par les orteils, il existe plusieurs façons de monter les mailles ais c’est la façon présentée par Letipanda qui me plait le plus. Très bien expliquée, c’est la méthode la plus simple pour moi.

Une fois les mailles montées, moi j’en monte 12 sur chaque aiguilles, il suffit de faire des augmentations à une maille du bord de chaque côté, un rang sur 2 jusqu’à avoir 32 mailles sur chaque aiguille puis continuer tout en jersey jusqu’à ce que soit venu le temps de s’attaquer au talon.

Mais ça c’est une autre histoire que je vous raconterai dans un autre article 😉

En attendant voici le début de ma première paire de chaussette :

 

 

Une écharpe large bien chaude

echarpe large

Tricoter un écharpe est un projet ambitieux et trèèèèèèèèèèès long mais j’en suis venue à bout au bout de 2 mois, youpi.

Comme pour mon bonnet torsadé dont je vous parlais l’autre jour (ici), cette écharpe est encore un modèle issu du magazine Tricot création d’octobre 2015

tricot creation

Je l’ai commencé le 20 novembre 2015

projet en cours n°3

Un mois plus tard j’en étais là (seulement !!!) :

echarpe large en cours

Et plus de 400 rangs de point de dentelle plus tard, elle était finie le 20 janvier. Plus de 300 rangs quasiment en un mois, j’ai fait fort 😉 (bon mon repassage en a un peu souffert mais que ne faut-il pas sacrifier pour le plaisir du tricot 😉

Le modèle n’est pas très compliqué, des mailles endroit, des jetés, des surjets, des mailles ensemble, le plus difficile est de ne pas se tromper en comptant les mailles du motif à répéter. D’où l’utilisation de marqueurs qui permettent de savoir si on tombe juste ou pas au fur et à mesure de notre avancée sous peine de devoir détricoter tout un rang (et je parle par expérience car cela m’est arrivé).

Il est tout à fait possible d’adapter la largeur selon son goût en diminuant le nombre de répétition du motif et aussi la longueur en faisant beaucoup plus de rangs. J’avoue que je l’aurai bien aimée encore un peu plus longue car là je peux faire une fois le tour de mon cou et nouer les deux bouts qui pendent mais j’en avais un peu marre et j’étais contente de l’avoir finie donc elle me va comme cela. En plus malgré les petits trous elle est très chaude et permet de bien se couvrir le cou et même les oreilles si on en a envie.

Le magazine étant encore en vente sur Internet je ne peux pas donner le diagramme mais dès qu’il ne sera plus du tout disponible je reviendrai ici pour publier les explications.