Mon podcast – épisode 4

Hello,

Ca y est l’épisode 4 de mon podcast est en ligne.

 

J’y parle des projets terminés :

  • le solaris de Mélanie Berg
  • mes chaussettes Orage

J’y parle aussi de mes projets en cours :

  • le bryum de Lilofil
  • les chaussettes My cup of tea socks de RobinLynn

J’y parle enfin de ma dernière lecture coup de coeur : Une vie entre deux océans de M.L Stedman

Les chaussettes orage

12918624_1628796917362162_558201891_n

J’ai décidé d’appeler ces chaussettes Orage à cause du rendu de la laine qui donne l’impression d’un ciel d’orage avec des nuances de rose pale, de rose plus foncé et de bleu.

Pour la laine j’ai utilisé de la laine de chez Action en pelote de 100 g qui m’a permis de réaliser mes 2 chaussettes et il en reste encore. La laine est un peu bizarre au toucher, on dirait du coton perlé ce qui rend cette laine particulière à tricoter car le fil tourne sur lui même et est assez épais. Au final le rendu est assez sympa et j’espère bien que le lavage va adoucir tout ça.

Pour le patron en lui même il est fait maison en alternant des mailles endroits et des mailles envers pour faire les losanges sur le dessus de la chaussette. Rien de bien compliqué.

Pour les orteils, je commence toujours selon la technique du turkish cast on en montant 12 mailles. Puis je fais une augmentations de chaque côté sur chaque aiguille (4 mailles ) tous les 2 rangs jusqu’à obtenir 64 mailles (32 sur chaque aiguille).

Ensuite pour le corps de la chaussette et les dessins de losange, j’ai tricoté ainsi :

rg 1: 1 m.end, 1 m.env, 28 m.end, 1 m.env, 1 m.end

rg 2 : 2 m.end, 1 m.env, 26 m.end, 1 m.env, 2 m.end

rg 3 : 3 m.end, 1 m.env, 24 m.end, 1 m.env, 3 m.end

et ainsi de suite jusqu’à tricoter 2 m. env au milieu du rang. Ce rang est à répéter une fois pour avoir un petit carré de 2m x 2rgs.

debut chaussette orage

Puis on continue en inversant le décalage des mailles env en partant du carré du milieu.

Après 20 cm tricotés en partant du bout de la chaussette on attaque le talon selon la méthode qu’on veut. Moi je fais des rangs raccourcis jusqu’à avoir 12 mailles pour avoir une symétrie avec le bout des orteils et je réintègre ensuite chaque maille jumelle jusqu’à retrouver mes 32 mailles par aiguille. L’image

Pour la jambe on continue le dessus comme on a commencé et pour le derrière on commence après le talon pour avoir des losanges tout le tour.

Après 11 cm tricotés depuis la fin du talon, 30 cm en tout depuis le début des orteils, on attaque les côtes en 2×2 pendant 15 rangs et on rabat souplement.

Une vie entre deux océans – M.L Stedman

une_vie_entre_2_oceans

Roman de littérature contemporaine publié par les éditions Stock en 2013 puis par Le livre de poche en 2014. Premier roman de M.L Stedman. Titre original : The Light Between Oceans. Traduit de l’anglais (Australie) par Anne Wicke. 449 pages

Après avoir connu les horreurs de la Grande Guerre, Tom Sherbourne revient en Australie. Aspirant à la tranquillité, il accepte un poste de gardien de phare sur l’île de Janus, un bout de terre sauvage et reculé. Là, il coule des jours heureux avec sa femme, Isabel. Un bonheur peu à peu contrarié par leurs échecs répétés pour avoir un enfant. Jusqu’à ce jour où un canot vient s’échouer sur le rivage. À son bord, le cadavre d’un homme, ainsi qu’un bébé, sain et sauf. Pour connaître enfin la joie d’être parents, Isabel demande à Tom d’ignorer les règles, de ne pas signaler « l’incident ». Une décision aux conséquences dévastatrices…

Ce premier roman de l’auteur a connu un succès énorme lors de sa sortie en grand format et il est maintenant disponible en format poche alors autant vous le dire tout de suite FONCEZ FONCEZ FONCEZ!!!

J’avais choisi ce roman dans la liste des 4 livres mensuels qui m’étaient offerts par Myboox après avoir gagner le concours de chroniques et comme bien d’autres romans il patientait dans ma monstrueuse pile à lire. Ce n’est que très récemment que je me suis décidée à le lire et si je ne regrette absolument pas mon choix je me mettrai des baffes pour avoir attendu aussi longtemps avant de découvrir cette merveilleuse histoire.

Parce que je vous le dis tout de suite, cette lecture fût un coup de coeur. Malgré son énorme succès, je n’avais pas été lire les avis des autres lecteurs et m’était contentée de la quatrième de couverture. Et quelle bonne décision ai-je prise ouh la la la parce qu’après l’avoir lu, j’ai découvert avec horreur que certaines chroniques en disaient beaucoup trop et m’auraient privé de la part de mystère qui entoure cette lecture.

Bref venons en au fait. C’est une histoire qui commence par un naufrage. Tom et Isabel voient échouer sur une plage de leur île un canot de sauvetage avec à son bord un cadavre et un bébé vivant. Et sous la pression d’Isabel, ils décident de ne pas signaler l’incident. Tout cela est concentré dans le premier chapitre qui est le moment charnière du roman. Et le chapitre suivant remonte très loin en arrière à une époque ou Tom ne connaissait pas Isabel et où en revenant de la guerre il devait retrouver une vie normale et y reprendre goût. On y vit avec lui son métier de gardien de phare, sa rencontre avec Isabel puis leur vie ensemble et leurs vaines tentatives pour devenir parents.

Ne criez pas au scandale je ne spoile rien car avec le 1er chapitre on sait déjà tout ça. Et c’est bien ce qui m’a perturbée au début de ma lecture car chaque évènement qui se passait dans cette première partie, j’en connaissais déjà l’issue et j’attendais avec impatience de retrouver le moment présent. Cela étant dit cette première partie n’en est pas moins passionnante car elle permet de bien cerner les deux personnages, leurs caractères, leurs envies et de comprendre le pourquoi de la décision de ne pas signaler le naufrage, le cadavre et le bébé.

Et pour la deuxième partie, je suis bien contente de ne pas avoir lu les avis de certains lecteurs et même si vous pouvez facilement savoir ce qui s’y passe je préfère vous laisser la chance de garder votre ignorance pour découvrir pleinement la suite de cette histoire qui se révèle pleine de suspense et de questionnements.

C’est une belle réflexion sur la maternité et le désir d’être maman, l’égoïsme liée à ce desir/besoin qui pousse à prendre/accepter certaines décisions et comment vivre avec. Car c’est bien de cela qu’il est question dans ce roman. Isabel persuade Tom de garder le silence sur cet incident et tous les deux vont devoir vivre avec leurs choix et vivre ensemble. J’ai énormément apprécié le côté très psychologique de ce roman mélangé avec une intrigue très bien menée.

Et le côté isolé de cette île au milieu de l’océan où la mer est bien présente m’a aussi énormément plu et me fait dire que les romans qui tournent autour de la mer ont un impact certain sur mon ressenti livresque (mais ça ce sera pour un autre article à venir). Le phare est également un personnage à part entière et participe à l’ambiance générale de cette histoire sensible mais dure, calme et parfois agitée. Bref tous les bons ingrédients pour une belle réussite livresque.

Si vous ne l’avez pas encore lu, c’est le moment ou jamais de vous plonger dans cette merveilleuse histoire.

Traducteur/trice, un métier passionnant

Quand on lit un roman, qu’on se plonge dedans et qu’on adore sa lecture, on félicite l’auteur  de nous avoir procuré un aussi bon moment de lecture et c’est normal me direz-vous!! Je suis bien d’accord, sauf que lorsque ledit roman est un roman étranger, c’est oublier une personne très importante : le traducteur / la traductrice!!!

Car il faut bien l’avouer, peu de personnes peuvent se vanter de savoir lire les romans dans leur langue d’origine, moi la première j’en suis incapable, et il est fort agréable de pouvoir découvrir tout un panel d’auteurs dans notre belle langue française. Et si cela nous est possible, c’est bien parce qu’il existe des personnes qui consacrent leur temps à traduire les romans étrangers pour les rendre accessibles au public français et bien souvent on les oublie.

Je n’ai pas honte de dire que moi la première (jusqu’à hier, mais j’y viens) quand je dévore un roman étranger et que j’adore j’en attribue l’intégralité du mérite à son auteur sans penser que l’auteur du roman n’est pas l’auteur du texte français que je viens de lire et que j’ai tant aimé. (Je ne parle que des romans qui nous plaisent car après tout le traducteur ne peut pas faire de miracle et rendre attractif et plaisant un roman voué à ne pas nous plaire). Mais ça c’était avant comme le dit une publicité connue.

Car depuis hier soir ma vision des choses à changé. Grâce à la Médiathèque La pléiade de Beaugency (dans le Loiret pour ceux qui ne connaissent pas) et au Club de lecture La Marguerite dont je fais partie, une rencontre a été organisée avec une traductrice qui est venue nous parler de son métier.

Afficher l'image d'origine

Il s’agit de Carine Chichereau qui a traduit pas moins de 70 romans dont le roman de Julie Otsuka Certaines n’avaient jamais vu la mer, les romans de Joseph O’Connor, le roman de Darragh Mckeon Tout ce qui est solide se dissout dans l’air.

Et cette rencontre fut très riche d’enseignements sur ce métier qu’elle exerce et dont elle parle avec passion et honnêteté. Elle nous a expliqué tout le processus qui permet d’aboutir à la version française d’un roman étranger, comment elle est contactée par les maisons d’éditions, comment elle choisit les romans qu’elle accepte de traduire, les recherches qu’elle effectue pour rendre un travail au plus près du style et du travail de l’auteur original.

Elle nous a également parlé du travail d’écriture qu’implique la traduction d’un roman étranger pour en faire une véritable roman français accessible sans pour autant dénaturer le travail de l’auteur initial et respecter l’esprit du texte d’origine. Un véritable travail d’auteur en soi qui mérite tout autant que celui de l’auteur initial la reconnaissance des lecteurs car après tout si on apprécie notre lecture c’est aussi grâce au travail du traducteur.

C’était une rencontre très intéressante qui m’a permis de découvrir tout un univers que j’étais loin d’imaginer ainsi et qui a changé ma façon de voir les romans qui m’attendent dans ma PAL. D’ailleurs, en rentrant chez moi je me suis précipitée sur mes roman préférés pour découvrir qui les avait traduit et je pense que maintenant je noterai, dans mon carnet de livres lus, le nom du traducteur aux côtés du nom de l’auteur.

Et si près de chez vous vous apprenez que Carine Chichereau est invitée pour parler de son métier alors n’hésitez pas une seconde à aller la rencontrer, sa gentillesse et sa conversation vous raviront et vous feront passer un très agréable moment.

Et encore un énorme MERCI  à la Médiathèque La pléiade de Beaugency pour cette belle rencontre

rencontre carine chichereau

Afficher l'image d'origine

Médiathèque La Pléiade, Allée Pierre de Ronsard 45190 BEAUGENCY