L’enfant de l’aube – Charlotte Vale Allen

l'enfant de l'aube

Une pépite !!!

Roman de 472 pages publié en 2009 par les éditions Harlequin dans la collection Jade, cette lecture m’a emportée, c’est un énorme COUP DE COEUR.

De quoi ça parle :

Alors qu’elle vient de perdre son mari dans un tragique accident, Kyra Latimer reçoit une étrange visite : celle de Jennifer Cullen, une jeune femme désemparée, qui se prétend sa fille et n’est venue là que pour lui abandonner son enfant. Bouleversée par ce nouveau drame, Kyra n’écoute que son coeur : en voyant le petit garçon de trois ans et demi qui accompagne Jennifer, un enfant craintif et silencieux, de toute évidence maltraité, Kyra n’hésite pas une seconde à le garder auprès d’elle. Jesse ne demande qu’à être aimé, il est pour elle une promesse d’avenir, l’aube d’une nouvelle existence. Une vie de mère, entièrement consacrée à cet enfant qui lui ressemble : lui aussi a eu sa part de souffrances, lui aussi a connu le rejet. Dans son rôle de mère, Kyra reprend goût à la vie et retrouve confiance en elle. Quant au petit Jesse, il va s’épanouir à ses côtés et combler sa nouvelle maman dans ses espérances. Mais le destin, parfois, ne donne que pour mieux reprendre et Kyra va risquer, une fois de plus, de perdre ce qu’elle a de plus cher au monde…

A la lecture du résumé, on imagine l’histoire classique maintes fois dépeinte dans les romans du petit garçon abandonné par sa mère avec bien des années plus tard un retour en force de ladite maman pour reprendre son enfant… et bien non l’auteur est allé beaucoup plus loin dans la réflexion et elle surprend son lecteur par des rebondissements inattendus et des émotions particulièrement fortes.

Le personnage de Kyra est admirablement bien décrit, c’est une femme très attachante que l’on aime dès les premières pages. Elevée dans une famille d’acteurs/réalisateurs célèbres elle s’est vue pendant toute son adolescente comme le vilain petit canard de la famille et n’a eu que peu de rapports avec ses parents et son frère jumeau. Sa rencontre avec son mari va changer sa vie. « Gary était l’homme le plus délicieux, le plus aimable et le plus sensuel qu’elle ait jamais rencontré« . Auprès de lui Kyra « ne se sentait plus ridiculeusement énorme ou inadéquate« . Elle avait trouvé le bonheur. Aussi, quand au bout de 10 ans d’un mariage heureux, ombragé seulement par l’absence d’enfant, Gary meurt, Kyra est brisée. A 38 ans elle se retrouve veuve sans avoir eu le temps de se préparer. Le choc est rude. Quand, le jour même des funérailles, elle voit débarquer une jeune femme qui se prétend être sa fille et qui veut lui abandonner son petit garçon de 3 ans, elle y voit un signe du destin, « elle avait perdu Gary, et par une sorte de compensation de la fatalité, elle se voit offrir ce qu’elle avait toujours par dessus tout désiré« . Elle accepte et c’est l’aube d’une nouvelle vie qui commence pour elle… et l’aube d’une merveilleuse lecture pour celui/celle qui tourne les pages.

On vit avec Kyra et Jesse, on tremble de les voir se découvrir, s’apprivoiser, nouer de véritables relations mère/fils. On ressent bien les émotions de Kyra dans son nouveau rôle de maman, elle apprend et ouvre les yeux sur ses propres relations avec ses parents et son frère. Elle devient une femme forte qui se bat pour son fils, pour qu’il soit heureux. Kyra est vraiment un très beau personnage dans ce roman car elle est surprenante. Moi même maman, je ne suis pas sûre d’avoir les mêmes réactions qu’elle face à ce qu’elle doit affronter et je suis admirative. Bref j’ai adoré ce personnage.

Jesse aussi est très attachant dans ses réactions et son développement. On rêverait tous d’avoir un aussi gentil garçon.

Bon on se doute bien que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, surtout dans les romans, et qu’il va se passer des choses pour pimenter cette histoire. Et quelles choses mes amis!!! L’auteur révèle ici tout son talent car le lecteur est tenu en haleine jusqu’à la fin, comme dans un polar, avide de savoir comment les choses vont se dénouer. Toutes les questions qu’on se pose vont-elles trouver des réponses? Comment tout cela va-t-il finir?

Et c’est là que je dois m’arrêter, même si je brûle d’envie de vous en dire plus pour vous inciter à lire ce roman, car je risquerai de trop vous en révéler. Je dirai juste que si vous aimez les belles histoires familiales, les sentiments révélés, les rebondissements et passer par toutes les émotions dans vos lectures, ce roman est pour vous. Moi j’ai adoré cette lecture et je vous la recommande chaudement.

Une libération – Nicolas Rabel

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Une magnifique histoire!!

Roman de 581 pages publié par les éditions Nouvelles plumes en 2013, ce roman est une pépite, une magnifique histoire sur la période des années douloureuses de la seconde guerre mondiale.

De quoi ça parle :

Un vieil homme vient d’être assassiné dans une maison de retraite. Parmi les pensionnaires interrogés, Odette Dulac. Face au lieutenant de police, elle entame le récit de sa vie. En 1940, à tout juste 19 ans, l’histoire la fait basculer dans l’âge adulte : elle entre dans la Résistance, une expérience inoubliable et douloureuse. Son interrogatoire tourne à la confession : Odette peut enfin chasser ses fantômes… Une évocation vibrante des heures sombres de la France.

Je suis une fan inconditionnelle des romans qui traitent de la seconde guerre mondiale. D’habitude mes lectures concernent plus souvent des histoires sur les victimes directes, les malheureuses familles déportées en raison de leur origine juive. Ces histoires sont toujours pleines d’émotions. Ce roman a été pour moi la première occasion de découvrir une autre facette des horreurs de cette guerre et j’ai tout autant adoré cette lecture, les émotions étaient également largement au rendez-vous.

On y découvre l’histoire d’Odette, jeune fille française vivant à Paris pendant l’occupation. De son entrée dans la Résistance jusqu’à la libération de Paris, Odette, par le biais de son récit à l’inspecteur de police, nous livre une histoire passionnante, émouvante, bien souvent difficile mais hautement intéressante sur la vie des français qui ont eu à subir eux aussi des choses horribles et ce, de la part de leurs congénères français qui plus est. Bref c’est une facette de l’histoire que j’ai eu beaucoup de plaisir et d’émotion à découvrir. Odette est un personnage auquel on s’attache dès les premières pages et on ressent bien, grâce au talent de l’auteur, chacun de ses émotions en même temps qu’elle.

L’enquête policière sur la mort du vieil homme est « accessoire » mais cela permet aussi de faire des « pauses » dans le récit d’Odette. Les chapitres qui y sont consacrés sont bien plus courts et concis mais, même si les rebondissements sont un peu faiblards à mon goût, on a envie de savoir ce qui s’est passé.

Il est difficile de parler de ce roman sans spoiler donc je dirai juste que c’est un livre magnifique qui fut un gros coup de cœur pour moi.

A l’intérieur – Jodi Picoult

a l'interieur coup de coeur

A l’intérieur de Jodi Picoult publié le 21.01.2016 par les éditions Michel Lafon

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Joëlle Touati

« Quand votre fils ne vous regarde jamais dans les yeux… comment savoir s’il est coupable ?
Adolescent atteint du syndrome d’Asperger, Jacob Hunt ne possède pas le mode d’emploi pour communiquer avec les autres. Enfermé dans sa bulle, il est pourtant d’une intelligence prodigieuse. Un sujet le passionne plus que tout : la criminalistique. Il parvient souvent à se rendre sur des scènes de crime, où il ne peut s’empêcher d’expliquer aux policiers comment faire leur travail. En général, il tombe juste.
Mais lorsqu’un assassinat se produit dans le quartier, l’attitude de Jacob est un signe flagrant de culpabilité pour la police. Pour la mère et le frère de Jacob, l’intolérance et l’incompréhension qui ont toujours menacé leur famille ressurgissent brutalement.
Et cette question lancinante, qui ne laisse pas leur âme en paix… Jacob a-t-il, oui ou non, commis ce meurtre ? »

 J’ai découvert la plume de Jodi Picoult avec Ma vie pour la tienne que j’avais beaucoup aimé. L’été dernier, grâce à Little Pretty Books qui en avais parlé sur son blog, j’avais récidivé avec Pardonne-lui que j’avais adoré. C’était officiel j’étais devenue fan et j’en avais tellement fait les louanges lors du club de lecture de ma médiathèque que lorsque son dernier roman A l’intérieur est sorti et a rejoint le fond de la médiathèque (la liste des ouvrages hein pas le fond le fond quoi) la responsable du club de lecture me l’a aussitôt mis en mains … pour mon plus grand bonheur. J’ai SURKIFFE cette lecture.

TOUT, absolument tout, dans ce roman est topissime.

Les personnages sont extrêmement attachants et émouvants. L’auteur, fidèle a elle-même, a apporté un soin particulier à la psychologie et au caractère de ses personnages. Ils sont très travaillés, très réalistes dans leurs comportements.

Le sujet du syndrome d’Asperger dont est atteint Jacob, le héro charismatique et particulièrement drôle (pour la lectrice que je suis, non concernée par cette pathologie et qui n’a pu s’empêcher de sourire à la lecture de certaines de ses répliques), est traité d’une façon très approfondie de sorte à ce que le lecteur appréhende complètement tous les aspects, même les plus difficiles, de cette pathologie.

Notamment, à travers le personnage d’Emma, la mère dévouée corps et âme à son fils, on découvre tous les problèmes que les parents doivent gérer. Entre crises d’angoisse, rituels permanents, absence totale d’empathie (imaginez un fils qui ne vous dit jamais qu’il vous aime) et troubles obsessionnels compulsifs, la vie d’Emma n’est pas facile et malgré toutes les difficultés elle ne renonce jamais et soutient Jacob . Mais jusqu’où l’amour d’une mère peut-il aller?

A travers le personnage de Théo, le frère de Jacob, c’est la relation fraternelle qui est analysée, un thème cher puisque déjà mis en avant dans Ma vie pour la tienne, et les sentiments ce celui qui est « normal » et dont on n’a pas besoin de s’occuper…Difficile de trouver sa place et que faire pour ne pas être « oublié ».

L’intrigue est également bien menée. L’histoire se déroule en alternant les chapitres consacrés à chacun des personnages et permet d’obtenir un rythme régulier et entraînant . Les sentiments de chacun sont bien décrits et permettent au lecteur de suivre parfaitement la logique de l’histoire. L’arrivée de nouveaux personnages dans le déroulé de l’intrigue, très à l’américaine, amène aussi un regard neuf, extérieur sur la situation de Jacob. On découvre ainsi la manière dont sont perçus les « Asperger » et l’incompréhension dont ils sont victimes.

En ce qui me concerne j’avais deviné ce qui s’était passé et je pense que tous les lecteurs habitués à lire des romans policiers seront dans le même cas (notre cerveau tournant à plein régime pour imaginer toutes les hypothèses possibles et résoudre l’énigme). D’ailleurs je ne pense pas que l’intrigue et sa résolution soient le principal objectif de l’auteur, et la rapidité du dénouement me conforte dans cette idée. Mais le fait d’avoir dénoué l’intrigue n’enlève absolument rien au plaisir de lire ce roman, l’envie de savoir si on a raison prend le relais et c’est toujours avec le même intérêt que l’on arrive au bout de sa lecture, ne regrettant qu’une seule chose… quitter ses personnages qui nous ont accompagnés pendant près de 600 pages.

Bref, A l’intérieur est un magnifique roman qu’il est indispensable de lire.

Une vie entre deux océans – M.L Stedman

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Roman de littérature contemporaine publié par les éditions Stock en 2013 puis par Le livre de poche en 2014. Premier roman de M.L Stedman. Titre original : The Light Between Oceans. Traduit de l’anglais (Australie) par Anne Wicke. 449 pages

Après avoir connu les horreurs de la Grande Guerre, Tom Sherbourne revient en Australie. Aspirant à la tranquillité, il accepte un poste de gardien de phare sur l’île de Janus, un bout de terre sauvage et reculé. Là, il coule des jours heureux avec sa femme, Isabel. Un bonheur peu à peu contrarié par leurs échecs répétés pour avoir un enfant. Jusqu’à ce jour où un canot vient s’échouer sur le rivage. À son bord, le cadavre d’un homme, ainsi qu’un bébé, sain et sauf. Pour connaître enfin la joie d’être parents, Isabel demande à Tom d’ignorer les règles, de ne pas signaler « l’incident ». Une décision aux conséquences dévastatrices…

Ce premier roman de l’auteur a connu un succès énorme lors de sa sortie en grand format et il est maintenant disponible en format poche alors autant vous le dire tout de suite FONCEZ FONCEZ FONCEZ!!!

J’avais choisi ce roman dans la liste des 4 livres mensuels qui m’étaient offerts par Myboox après avoir gagner le concours de chroniques et comme bien d’autres romans il patientait dans ma monstrueuse pile à lire. Ce n’est que très récemment que je me suis décidée à le lire et si je ne regrette absolument pas mon choix je me mettrai des baffes pour avoir attendu aussi longtemps avant de découvrir cette merveilleuse histoire.

Parce que je vous le dis tout de suite, cette lecture fût un coup de coeur. Malgré son énorme succès, je n’avais pas été lire les avis des autres lecteurs et m’était contentée de la quatrième de couverture. Et quelle bonne décision ai-je prise ouh la la la parce qu’après l’avoir lu, j’ai découvert avec horreur que certaines chroniques en disaient beaucoup trop et m’auraient privé de la part de mystère qui entoure cette lecture.

Bref venons en au fait. C’est une histoire qui commence par un naufrage. Tom et Isabel voient échouer sur une plage de leur île un canot de sauvetage avec à son bord un cadavre et un bébé vivant. Et sous la pression d’Isabel, ils décident de ne pas signaler l’incident. Tout cela est concentré dans le premier chapitre qui est le moment charnière du roman. Et le chapitre suivant remonte très loin en arrière à une époque ou Tom ne connaissait pas Isabel et où en revenant de la guerre il devait retrouver une vie normale et y reprendre goût. On y vit avec lui son métier de gardien de phare, sa rencontre avec Isabel puis leur vie ensemble et leurs vaines tentatives pour devenir parents.

Ne criez pas au scandale je ne spoile rien car avec le 1er chapitre on sait déjà tout ça. Et c’est bien ce qui m’a perturbée au début de ma lecture car chaque évènement qui se passait dans cette première partie, j’en connaissais déjà l’issue et j’attendais avec impatience de retrouver le moment présent. Cela étant dit cette première partie n’en est pas moins passionnante car elle permet de bien cerner les deux personnages, leurs caractères, leurs envies et de comprendre le pourquoi de la décision de ne pas signaler le naufrage, le cadavre et le bébé.

Et pour la deuxième partie, je suis bien contente de ne pas avoir lu les avis de certains lecteurs et même si vous pouvez facilement savoir ce qui s’y passe je préfère vous laisser la chance de garder votre ignorance pour découvrir pleinement la suite de cette histoire qui se révèle pleine de suspense et de questionnements.

C’est une belle réflexion sur la maternité et le désir d’être maman, l’égoïsme liée à ce desir/besoin qui pousse à prendre/accepter certaines décisions et comment vivre avec. Car c’est bien de cela qu’il est question dans ce roman. Isabel persuade Tom de garder le silence sur cet incident et tous les deux vont devoir vivre avec leurs choix et vivre ensemble. J’ai énormément apprécié le côté très psychologique de ce roman mélangé avec une intrigue très bien menée.

Et le côté isolé de cette île au milieu de l’océan où la mer est bien présente m’a aussi énormément plu et me fait dire que les romans qui tournent autour de la mer ont un impact certain sur mon ressenti livresque (mais ça ce sera pour un autre article à venir). Le phare est également un personnage à part entière et participe à l’ambiance générale de cette histoire sensible mais dure, calme et parfois agitée. Bref tous les bons ingrédients pour une belle réussite livresque.

Si vous ne l’avez pas encore lu, c’est le moment ou jamais de vous plonger dans cette merveilleuse histoire.

Le cercle des tricoteuses – Ann Hood

le cercle des tricoteuses

Le cercle des tricoteuse – Ann Hood – City éditions – edition poche 2016 – 384 pages

« Mary vient de perdre son unique enfant. Elle est désespérée et s’enfonce peu à peu dans la dépression. Jusqu’au jour où elle découvre les vertus du tricot. Avec des aiguilles et une pelote de laine entre les mains, Mary apprend à occuper son esprit sans ressasser sa douleur. Dans le magasin de tricot d’Alice, elle rejoint le « cercle des tricoteuses ». Il y a Scarlet qui, derrière son sourire, dissimule un vrai chagrin. Beth est le modèle de la femme au foyer, mais son univers tranquille est sur le point de s’effondrer. Et que cache Ellen, l’Irlandaise qui semble porter le poids du monde sur ses épaules ? Alors que les semaines passent, sous l’œil de la mystérieuse Alice, des amitiés improbables se forment. Des secrets sont révélés et des pactes noués. Chaque membre du club doit apprendre à aller de l’avant et affronter son avenir… »

Il y avait bien longtemps que je n’avais pas publié un avis de lecture sur ce blog ! Non pas que je ne lise plus, bien au contraire (même si le rythme a beaucoup diminué), mais aucune de mes lectures ne m’avais redonné l’envie de faire un article … jusqu’à celle-ci.

Je dois bien avouer que c’est le titre qui a attiré mon regard en premier lors de mes déambulations dans le rayon livres de mon supermarché. Si vous venez visiter mes pages, vous savez certainement que je suis une mordue de tricot ET de lecture. Autant vous dire qu’il était inévitable qu’un livre avec un tel titre ne finisse pas dans mon caddie.

Aussitôt acheté, aussitôt lu et c’est un COUP DE COEUR.

Pourquoi? Parce que ce livre raconte une très belle histoire, émouvante, passionnante sur les relations humaines et la vie qui continue malgré les bâtons que le destin met sur votre route

Mary qui a perdu sa fille de 5 ans il y a quelques mois a bien du mal à se remettre de ce traumatisant évènement. Sur les conseils de sa mère avec qui elle entretient des relations plutôt froides et distantes, elle rencontre Alice, une vieille dame qui tient une boutique de laine et anime un « cercle » d’amateurs de tricot. Mary, qui n’y connaît rien en la matière se retrouve bien vite avec une paire d’aiguilles entre les mains et la mission « compliquée » de tricoter une écharpe. Et c’est le début d’un long chemin vers la recherche de la paix.

L’histoire nous est racontée du seul point de vue de Mary, on découvre ses relations de plus en plus difficiles avec son mari après la perte de leur enfant unique, ses énormes difficultés à reprendre le dessus et à aller de l’avant. Au fil de ses discussions avec les autres membres du cercle, on découvre aussi la vie de ces autres personnages et ce qui les a conduit à intégrer ce fameux cercle. Tous sont venus un jour voir Alice et ont intégré le cercle. Ils y ont trouvé écoute et réconfort qui les ont aidé à surmonter le drame qui les avait touchés. Ils ont ensuite accueilli, écouté et réconforté les nouveaux membres, bouclant ainsi le « cercle ». Des amitiés se lient, des a priori sont malmenés, des drames se produisent…autant d’évènements qui rendent cette lecture très agréable et dont on a du mal à se sortir.

Les personnages sont très adroitement façonnés, très authentiques, issus de milieux très différents et avec des caractères très attachants, ils portent cette histoire et en font un très bon et beau moment de lecture. Point de trop larmoyant, de trop convenu, de trop tout mais une juste appréciation de la vie d’une maman qui vient de perdre de son enfant et qui doit malgré tout continuer à vivre.

Bref, c’est un excellent roman qui mériterait selon moi d’être lu par le plus grand nombre de lecteurs, qu’ils soient tricoteurs ou non.

***

Cette lecture fut aussi l’occasion pour moi de découvrir City editions une nouvelle maison d’édition que je ne connaissais pas et que j’ai bien envie de continuer à découvrir notamment par la lecture des autres titres de romans dont les photographies des couvertures ont été habilement mises à la fin de ce roman ci.

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Alors à très vite pour un nouvel avis de lecture sur une nouvelle histoire de tricoteuse 😉

La terre qui penche – Carole Martinez

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Roman de littérature contemporaine de 360 pages publié par les éditions Gallimard le 20 août 2015.

« Blanche est morte en 1361 à l’âge de douze ans, mais elle a tant vieilli par-delà la mort! La vieille âme qu’elle est devenue aurait tout oublié de sa courte existence si la petite fille qu’elle a été ne la hantait pas. Vieille âme et petite fille partagent la même tombe et leurs récits alternent.
L’enfance se raconte au présent et la vieillesse s’émerveille, s’étonne, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l’y attend.
Veut-on l’offrir au diable filou pour que les temps de misère cessent, que les récoltes ne pourrissent plus et que le mal noir qui a emporté sa mère en même temps que la moitié du monde ne revienne jamais?
Par la force d’une écriture cruelle, sensuelle et poétique à la fois, Carole Martinez laisse Blanche tisser les orties de son enfance et recoudre son destin. Nous retrouvons son univers si singulier, où la magie et le songe côtoient la violence et la truculence charnelles, toujours à l’orée du rêve mais deux siècles plus tard, dans ce domaine des Murmures qui était le cadre de son précédent roman. »

Mon avis :

Carole Martinez et moi c’est une belle histoire d’amour livresque qui a commencé avec ma découverte de son second roman Du domaine des murmures que j’ai adoré. J’avais ensuite lu Le coeur cousu que j’avais bien aimé aussi. Alors quand j’ai su qu’elle sortait un nouveau roman, j’ai tout fait pour pouvoir le lire. Je l’avais tout d’abord emprunté à la bibliothèque et j’avais commencé à le lire aussitôt. Sauf qu’à ce moment là des problèmes personnels de taf sont venus perturber mon cerveau et il m’était impossible de me concentrer sur cette lecture qui demande quand même de la concentration. Je l’avais du coup abandonné après une cinquantaine de pages lues.

Puis j’ai découvert que les matchs de la rentrée littéraire organisés par Priceminister (#MRL15 #PriceMinister) le proposaient et je me suis portée candidate pour le découvrir. Et j’ai été  retenue 😉

Sauf que cette lecture est maudite puisqu’à chaque fois que je la commence des problèmes se pointent au boulot et m’empêchent de me plonger complètement dans cette lecture. Parce que c’est une lecture qui demande de l’attention. Mon avis n’est pas un avis négatif car je n’en suis qu’à la page 135 sur les 360 et que je n’ai pas l’esprit totalement ouvert à ce genre de lecture en ce moment. On dit jamais 2 sans 3 donc je pense que je reprendrai cette lecture plus tard, à un moment où je serai à même de l’apprécier pleinement.

Au jour où je publie cet article, voici ce que je pense de ce roman :

Loin d’être très actuelle (l’histoire se passe en 1361) l’auteur alterne les chapitres concernant la vieille âme et concernant la petite fille qui sont une seule et même personne. La petite fille vit sa vie comme elle se présente et la vieille âme raconte ce qui s’est passé d’une autre façon. C’est un peu particulier et même si j’adore toujours autant la plume de l’auteur, poétique, douce et extrêmement plaisante à lire, j’ai bien du mal à rentrer dans l’histoire proposée par l’auteur. La magie qui avait opéré avec Du domaine de murmures ne se produit pas avec ce roman là. Mais à trop attendre d’une lecture on est parfois déçu sans que l’auteur ni le roman n’y soient pour quelque chose.

Ce qu’il faut retenir c’est que l’écriture est magnifique, poétique, douce et très agréable à lire. Quant à l’histoire, elle est mystérieuse, particulière et obscure.

Rendez-vous dan quelques mois quand j’aurai finalement terminé ma lecture pour avoir un avis final plus étoffé.

L’invention de nos vies – Karine Tuil

Roman de littérature contemporaine de 504 pages publié le 21/08/13 par les éditions Grasset

« Sam Tahar semble tout avoir : la puissance et la gloire au barreau de New York, la fortune et la célébrité médiatique, un « beau mariage »… Mais sa réussite repose sur une imposture. Pour se fabriquer une autre identité en Amérique, il a emprunté les origines juives de son meilleur ami Samuel, écrivain raté qui sombre lentement dans une banlieue française sous tension. Vingt ans plus tôt, la sublime Nina était restée par pitié aux côtés du plus faible. Mais si c était à refaire ?
À mi-vie, ces trois comètes se rencontrent à nouveau, et c est la déflagration…
« Avec le mensonge on peut aller très loin, mais on ne peut jamais en revenir » dit un proverbe qu illustre ce roman d une puissance et d une habileté hors du commun, où la petite histoire d un triangle amoureux percute avec violence la grande Histoire de notre début de siècle. »

Mon avis :

Un énorme coup de coeur pour une lecture passionnante!!

Tout d’abord un grand merci à la librairie Chapitre d’Orléans de m’avoir prêté ce roman dans le cadre de leur club de lecture des blogueurs car cela m’a permis de découvrir, en avant-première, le nouveau roman d’un auteur français doué d’un talent certain pour accrocher son lecteur.

Vous l’aurez compris, j’ai ADORE cette lecture.

Ce roman est rudement bien écrit, de manière originale avec une utilisation très réussie des « / » entre plusieurs mots qui donnent un certain rythme très plaisant à lire. Les mots sont extrêmement bien choisis et alors que d’habitude les phrases longues me rebutent, ici, grâce à la fluidité du style, elles sont passées toutes seules et en ont rendu la lecture très agréable.

Et l’histoire que nous raconte l’auteur est hautement passionnante, pleine de suspens, de rebondissements qui font qu’il est impossible de lâcher ce lourd roman jusqu’à la fin.

Les trois personnages de ce roman sont très bien décrits, ils ont chacun le droit à de longs passages qui permettent au lecteur de bien s’imprégner des situations qu’ils vivent. Leurs parcours respectifs qui s’entremêlent au gré des chapitres deviennent au fil des pages très passionnants.

Avec une fille et deux hommes et le fait que la demoiselle avait fait un choix entre les deux, on aurait pu croire à une histoire assez commune, habituelle aux triangles amoureux mais pas du tout. L’auteur a su raconter une histoire pleine d’action et de rebondissements, une histoire cohérente et réaliste sur le mensonge et ses conséquences et qui nous montre que chacun tient son destin entre ses mains.

Bref, pour une première découverte de la plume de l’auteur c’est un énorme coup de cœur que je ne peux que vous recommander vivement !!!

Et petite cerise sur le gâteau, j’ai eu le plaisir de rencontrer l’auteur à La foret des Livres qui a eu lieu le 25 août 2013 où ce roman a reçu le Prix du roman ; très sympathique et accessible elle m’a gentiment dédicacé un autre de ses romans La domination et que j’ai hâte de découvrir de même que Six mois, six jours qui est dans ma PAL depuis trop longtemps.