Mes petites réflexions n°1 : poche ou grand format ?

Avez-vous comme moi vu  passer sur FB hier, une vidéo d’un reportage de TF1 sur les livres de poche et où quelques blogueuses et notamment la créatrice du blog Onirik étaient à l’honneur ? non, alors petite séance de rattrapage ici.

En plus en ce moment circule sur la blogosphère, un TAG consacré au duel poche/grand format. Je l’ai découvert chez Lire sous la lune et apparemment il a été créé par Florent.

Et bien tout ça m’a donné envie de réfléchir et d’exprimer quelques idées, d’où ce petit article.

Dans le reportage de TF1, Valérie la créatrice du blog Onirik nous fait entrer chez elle et nous explique sa passion pour les livres. Elle explique qu’elle aimait le format poche notamment (je dis notamment parce que bien sûr il y a d’autres raisons) parce qu’ainsi elle était sûre que le livre serait bon parce que s’il n’avait pas eu suffisamment de ventes, il n’aurait pas fait l’objet d’une publication en format poche. La voix off du reportage expliquait qu’il fallait attendre 12 à 18 mois avant qu’un grand format sorte en poche mais que les français étaient assez friands de ce format.

En ce qui me concerne je préfère les grands format parce qu’ils sont plus agréables à tenir en main même s’ils sont plus lourds, parce que les couvertures sont plus jolies et parce que la mise en page est plus aérée et permet une lecture plus aisée.

Je ne suis pas fan des format poche parce que les pages sont fines et la mise en page plus tassée, ce qui donne l’impression de ne pas avancer et perturbe mon ressenti.

Seulement voilà les grands format coûtent un bras, surtout pour les passionnés de lecture qui avalent 1 livre par semaine minimum. A 20 € le livre grand format, le calcul est vite fait du budget mensuel à consacrer à cette passion si on ne prend que des grands format. Mais comme je suis aussi une gentille maman qui ne va pas priver ses enfants de nourriture physique pour se nourrir livresquement, je me sacrifie et n’achète que rarement des grands format ou des poche d’ailleurs parce que je prends mes livres essentiellement à la bibliothèque de ma ville, ce qui me permet de choisir des livres qui au départ ne me tentaient pas forcément mais comme ils sont « gratuits » ils deviennent des « pourquoi pas? ».

Et c’est là que je vous parle de mes petites réflexions sur les format poche qui sortent 12 à 18 mois après les grands formats et qui ne concernent que les titres ayant atteint un certain nombre de ventes en grand format. Mais reste-t-il des lecteurs pour les formats poche?

Parce que les bibliothèques bien achalandées offrent bien souvent à leurs abonnés la possibilité de découvrir des « nouveautés » très rapidement après la sortie en grand format, et choisis parmi les plus gros succès ou les très prometteurs. Je sais que beaucoup répondront préférer posséder leur propre exemplaire d’un roman.

Mais d’autres solutions seraient à mon sens à envisager.

Déjà, pourquoi réserver les éditions en format poche aux « élus » ayant atteint un certain « score » de ventes? Pourquoi ne pas donner sa chance à un roman passé plus « inaperçu » en grand format et qui n’aura pas atteint ledit score, non parce qu’il est mauvais mais parce que le prix aura dissuader le lecteur d’investir sans avoir la certitude d’être ravi à la lecture ?

Parce qu’il est bien fini le temps de l’insouciance où on pouvait choisir ses lectures au feeling spontané dans une librairie. Maintenant, vu le prix des romans grands format, chaque lecture devient un choix raisonné d’un roman dont on a été voir avant de l’acheter sur internet ce que les autres en ont pensé.

Et en plus faire beaucoup de ventes ne veut pas forcément dire que le roman est bon, juste qu’il s’est bien vendu. Si ça se trouve la proportion de lecteurs ayant adoré leur lecture est finalement moins élevée par rapport au nombre de livres vendus que celle générée par un roman n’ayant pas été beaucoup acheté. La qualité avant la quantité.

Voilà mes petites réflexions et je serai curieuse de connaître votre avis sur la question.