Collisions – Emma Dayou

collisions

Du pur polar français!!

Roman policier de 220 pages publié par les éditions L’aube le 2 octobre 2014

De quoi ça parle :

La femme est nue, crucifiée sur un Abribus. Le meurtrier a violé sauvagement sa victime avant d’exhiber son corps en pleine rue. Claire, femme flic, tout juste nommée à la P.J. de Lille, se lance dans une course contre la montre pour le clouer sur le banc des accusés. Mais pour l’identifier, elle va devoir faire remonter à la surface les vérités enfouies, les histoires les plus sombres et les secrets bien gardés. Rose, lycéenne, victime de harcèlement, est submergée par la violence, la peur et la honte. Une rencontre inattendue la pousse à parler. Flics, victimes, suspects, coupables se passent à tour de rôle la parole. Dans un rythme haletant, ils dessinent d’eux-mêmes des portraits oscillant entre noirceur et humanité, entre tendresse et violence, jusqu’au dénouement final.

Parfois au détour d’un rayonnage de bibliothèque, on tombe sur un roman qui nous attire. C’est ce qui s’est passé ici. C’est plus particulièrement le titre et la couverture sobre, sombre avec une toute petite image qui m’ont fait prendre ce roman dans les rayons. La lecture de la quatrième de couverture m’a définitivement convaincue de tenter l’aventure, ce d’autant plus que cela faisait très très longtemps que je n’avais pas lu de roman purement policier français.

On découvre d’un côté, Claire, une jeune policière qui, avec son équipe composé d’un jeune informaticien et de 2 briscards de la police, va devoir découvrir qui a tué une jeune femme et a exposé son corps en pleine rue sur un panneau publicitaire. D’un autre côté, on découvre Rose, une jeune lycéenne, victime de harcèlement qui trouve le courage de dénoncer ce qu’elle a subi.

Construit sur le schéma « un chapitre un personnage », écrit simplement mais efficacement, ce roman tisse la toile de l’intrigue de manière progressive. Comme dans une recette de cuisine, les indices et les rebondissements s’ajoutent comme des ingrédients d’un bon de petit plat. Et une pincée de coïncidence troublante par ci, et un détail qui tue par là…. L’auteur nous fait mijoter.

Le rythme est assez lent et plat mais sans pour autant être rébarbatif, assez proche je trouve des polars « classiques » français comme ceux de Fred Vargas.

Et derrière l’intrigue se cache la réflexion sur le traitement du viol dans notre société, la manière dont les victimes et les auteurs sont perçus. L’auteur a su traiter d’un sujet moderne malheureusement trop fréquent et l’intégrer dans un roman policier bien construit, avec une intrigue bien ficelée.

Bref, un bon polar à découvrir!

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L’atelier des miracles – Valérie Tong Cuong

atelier des miracles

Un coup de coeur !!

Roman de 264 pages publié par les éditions JC lattes le 9 janvier 2013

De quoi ça parle :

Prof d’histoire-géo mariée à un politicien narcissique, Mariette est au bout du rouleau. Une provocation de trop et elle craque, envoyant valser un élève dans l’escalier. Mariette a franchi la ligne rouge.
Millie, jeune secrétaire intérimaire, vit dans une solitude monacale. Mais un soir, son immeuble brûle. Elle tourne le dos aux flammes se jette dans le vide. Déserteur de l’armée, Monsieur Mike a fait de la rue son foyer. Installé tranquillement sous un porche, il ne s’attendait pas à ce que, ce matin, le « farfadet » et sa bande le passent à tabac.
Au moment où Mariette, Millie et Mike heurtent le mur de leur existence, un homme providentiel surgit et leur tend la main – Jean, qui accueille dans son Atelier les âmes cassées, et dont on dit qu’il fait des miracles.

C’est un roman dont tout le monde a dit le plus grand bien et je ne vais pas déroger à cela, j’ai adoré cette lecture.

L’écriture est douce et poétique, très agréable à lire. Les 3 personnages sont très attachants, ces pauvres bougres n’ont pas été gâtés par la vie. Chacun évoqué dans des chapitres qui se suivent de manière alternative, on suit ce qui leur arrive avec empathie et on a envie qu’ils s’en sortent. Après tout le titre nous en donne l’espoir. « Chacun de nous peut un jour être confronté à sa propre impuissance, glisser, chuter et même mourir, par simple ignorance mais surtout par solitude. Il faut se battre pour les ramener à la vie. Prendre la main de celui qui ne vous la tend pas, forcer le destin, offrir un miroir magique qui montre à ceux que la souffrance aveugle ce qu’ils ont en eux de beau et de grand« .

C’est leur rencontre avec Monsieur Jean, au pire moment de leur vie, au moment fatidique ou tout pourrait basculer, qui va changer leur destinée. De trois histoires individuelles, on passe à 3 histoires qui s’emmêlent les unes avec les autres, toujours très agréables à suivre. On est embarqués avec eux dans le tourbillon de leur vie, dans leur combat pour affronter leurs problèmes, survivre et s’en sortir.

L’auteur est très talentueuse pour nous faire vibrer d’émotion et apprécier la lecture d’un roman qui apparaît au premier abord comme une simple histoire de vies. Mais tout est-il toujours simple dans la vie? Ne dit-on pas que rien n’est gratuit? Le mystérieux Monsieur Jean est-il aussi altruiste qu’il le prétend?

« C’est un beau roman, c’est une belle histoire » comme dirait Michel Fugain alors il serait vraiment dommage de passer à côté.

Soléane – Muriel Zürcher

soleane

Une aventure passionnante !!

Roman dystopique de 448 pages publié par les éditions Didier Jeunesse le 8 juin 2016

De quoi ça parle :

Les survivants d’une épidémie planétaire vivent sur le Coracle, une île artificielle qui dérive au milieu des océans. Les hommes y vivent libres ou esclaves selon le rôle qui leur est attribué à l’âge adulte. C’est justement le jour où elle est déclarée libre et « saine » que Soléane, 16 ans, voit sa vie basculer : sa mère est arrêtée et emportée par les traqueurs. Elle a tout juste le temps de lui confier une mystérieuse pierre. Sa mission : Fuir à tout prix pour retrouver « les insoumis », une communauté qui tente de sauver le Coracle.
Dans une course éperdue qui bouleverse ses repères, Soléane rencontre Tyll, le rebelle. Le jeune homme l’aidera à vivre en fugitive et à ouvrir les yeux sur les véritables desseins des dirigeants fanatiques de l’île…
La quête initiatique palpitante d’une jeune héroïne, au coeur d’un univers foisonnant !
Un roman dystopique à partir de 12 ans.

C’est clairement la couverture de ce roman mis avant dans le rayon ado de la bibliothèque qui a attiré mon regard. Ce visage de jeune femme qui vous regarde est une invitation à vous approcher. La lecture de la quatrième de couverture m’a définitivement convaincue de tenter l’aventure.

Tout se passe dans un monde imaginaire mais finalement très réaliste. En 2054, une épidémie a provoqué de nombreux morts et les survivants se sont réunis sur une île artificielle qui erre sur l’océan en attendant de retrouver la terre ferme. Ce monde est très bien décrit, structuré et on y croit. La société est organisée autour de religieux qui commandent, les hommes et les femmes vivent selon des règles strictes. Tout le monde s’y plie sous peine de sanctions terribles. Au milieu de tout ça Soléane est une jeune fille normale qui vit avec sa mère et son petit frère selon les règles prescrites et qui croit commencer une nouvelle vie lorsqu’à 16 ans elle est déclarée « saine ». Mais cette nouvelle vie est loin d’être celle qu’elle aurait imaginée.

L’arrestation de sa mère va être le début d’une belle aventure pour Soléane, dangereuse certes mais qui l’amènera à découvrir ce monde et à remettre en cause tout ce qu’elle a appris pendant sa jeunesse.

L’histoire est très bien construite, on suit différents personnages tous aussi attachants les uns que les autres de par les épreuves qu’ils ont vécues et le courage dont ils ont dû faire preuve pour affronter moultes situations. Traqueurs, insoumis, bannis, non-voulus, archeoles, toutes les strates de la population sont évoquées et on navigue parmi elles sur ce radeau géant qu’est le Coracle. L’auteur nous mène par le bout du nez parmi tout ces personnages jusqu’au dénouement final sans temps mort, il y a toujours de l’action. On ne s’ennuie jamais. Il n’y a pas de gnangnanterie, c’est très bien fait et on prend un plaisir énorme à vivre les aventures de Soléane.

Bref, c’est un roman à lire. Le tome 2 est annoncé pour cette année et j’ai hâte de pouvoir retrouver Soléane.

After Anna – Alex Lake

after anna

Un thriller efficace !!

Thriller anglais de 394 pages publié par les éditions Pygmalion le 8 février 2017 – traduction Thibaud Eliroff

De quoi ça parle:

Une petite fille de cinq ans disparaît à la sortie de son école. La police n’a aucun indice. Pas la moindre piste sérieuse. La presse s’empare du fait divers et ne recule devant rien. Ses parents, Julia et Brian, vivent l’épreuve la plus effroyable qui soit. Pourtant, une semaine après l’enlèvement, Anna leur est rendue, indemne. Sans aucun souvenir de la semaine qui vient de s’écouler. Mais pour Julia, le pire reste à venir.

Cette petite fille toute de jaune vêtue a attiré mon regard sur la table des nouveautés de la bibliothèque. Ajoutez à cela une phrase d’accroche percutante « Le véritable cauchemar commence lorsque sa fille lui est rendue« , il n’en fallait guère plus pour me tenter.

Comme tous les thrillers anglais que j’ai lus, le rythme est assez particulier, lent mais qui se lit bien. Les chapitres sont assez courts et sont divisés en sous parties, un peu comme au théâtre. Et on commence tout de suite dans le vif du sujet puisque le prologue raconte comment la petite Anna a disparu à la sortie de l’école. Avec l’utilisation du « Tu »,  « Tu l’as repérée à la sortie de l’école, seule, cherchant des yeux un parent qui n’arrivait pas. Quel genre de personne faut-il être pour laisser une enfant de cinq dans cette situation?  » toi lecteur tu te sens mal à l’aise, tu a l’impression de te retrouver dans la tête du « vilain ».

Il y a 2 parties, une « avant » et une « après » le retour d’Anna. La première partie consacrée à la découverte de la disparition d’Anna et à la façon dont ses parents et plus particulièrement Julia, la maman, vont vivre cette situation est assez longue. Même si j’ai aimé cette partie très axée sur la psychologie de la mère qui doit affronter non seulement sa propre culpabilité (ben oui après tout c’est elle qui est arrivée en retard à l’école hein !!) mais également la « vindicte populaire » des gens bien pensants qui font tout comme il faut, je n’ai pu m’empêcher de penser à un moment que bon ça y est on a compris, quand est-ce qu’elle revient la chtiote que le cauchemar commence. Parce qu’évidemment avec cette phrase d’accroche, il n’ y a pas de mystère tu sais qu’elle va revenir la petite alors en lecteur avide d’émotions fortes, cette partie dépourvue de tout suspense, elle finit par te gonfler un peu. Toi tu attends le retour de Anna avec impatience. Il y a bien l’ombre du « vilain » qui plane en début de chaque chapitre qui se rappelle à toi mais est-ce suffisant ? Et c’est là que l’auteur réussit son coup parce que tu lis une partie purement descriptive de la situation, tu voies l’évolution psychologique de la maman, de sa relation avec le papa qui n’était déjà plus très joyeuse et tu apprécies cette lecture.

La deuxième partie voit arriver le retour tant attendu de la petite Anna et avec lui, une tournure que tu n’avais pas imaginée, tu attendais de l’action du cauchemar  et tu te retrouve avec la suite de la première partie, toute en psychologie des personnages face à ce retour et aux conséquences pour leur vie. Tu en viens même à douter du caractère  thrilleresque de ce roman. On t’aurait menti!!!

Et puis bam, sans que tu ne le vois venir, il (ou elle) est malin cet Alex Lake, tu bascules dans le cauchemar tant attendu, et tu réalises tout le talent de l’auteur pour te balader, pour te faire apprécier une histoire poignante, émouvante et réaliste en plus.

Bref, du pur thriller anglais comme je les aime.

Tu tueras le Père – Sandrone Dazieri

tu tueras le pere

Un énormissime coup de coeur !!!!

Thriller de 666 pages publié par les éditions Robert Laffont – collection La bête noire – le 8/08/2015 – traduction Delphine Gachet

De quoi ça parle :

Le père est là, dehors, quelque part. La cage est désormais aussi vaste que le monde, mais Dante est toujours son prisonnier.
Non loin de Rome, un homme affolé tente d’arrêter les voitures. Son fils de huit ans a disparu et le corps de sa femme gît, décapité, au fond d’une clairière.
Le commissaire Colomba Caselli ne croit pas à l’hypothèse du drame familial et fait appel à un expert en disparitions de personnes : Dante Torre. Kidnappé enfant, il a grandi enfermé dans un silo à grains avant de parvenir à s’échapper. Pendant des années, son seul contact avec l’extérieur a été son mystérieux geôlier, qu’il appelle « le Père ».
Colomba va confronter Dante à son pire cauchemar : dans cette affaire, il reconnaît la signature de ce Père jamais identifié, jamais arrêté…

J’avais vu passer ce roman sur Facebook et les avis étaient positifs. Du coup quand je suis tombée dessus dans les rayons de la bibliothèque j’ai saisi l’occasion de découvrir cet auteur qui m’était inconnu et ce roman dont j’avais lu le plus grand bien.

Et alors ce fût une tuerie de lecture, commencé un vendredi matin avant d’aller bosser je n’ai pas pu le lâcher du weekend et je l’ai terminé le dimanche. 666 pages en 3 jours, plus de 550 en 2 jours, du jamais vu pour moi.

Avant je vous aurai dit qu’il est à mon sens difficile de maintenir le lecteur en perpétuelle tension pendant tout le temps d’un thriller de plus de 600 pages, il y a toujours des passages de flottement ou l’attention/la tension du lecteur se relâche. Mais ça c’était avant. Parce que Sandrone Dazieri nous offre ici un tourbillon d’action et d’émotions pendant toute la durée de ce thriller. Certes la construction en elle-même est assez classique puisqu’on retrouve une alternance de chapitres consacrés aux « gentils » et de chapitres consacrés au « méchant ». Lesdits chapitres sont assez courts et s’enchaînent vraiment bien, l’écriture est simple mais efficace ce qui donne une fluidité et une dynamique assez rapide.

L’intrigue est extrêmement bien ficelée, les détails, les questions, les rebondissements, tout est maîtrisé d’une main de maître pour accrocher le lecteur et le maintenir en immersion complète jusqu’au bout du bout du bout de ce thriller. Je n’ai ressenti aucune lenteur, aucun ennui, j’ai adoré suivre le déroulement de l’enquête, j’ai vibré, j’ai eu peur, j’ai souri, tout un tas d’émotions qui ont rendu cette lecture très addictive.

Et cette intrigue déjà fort plaisante en elle-même est portée par des personnages exceptionnels. Énormément travaillés, les 2 héros de ce roman sont tout de suite  très attachants pour le lecteur. On est vraiment à leurs côtés, on vit bien leur complicité croissante. Ils se ressemblent, se comprennent et leur duo marche bien. Dante m’a fait penser à Spencer Reed (Esprits criminels) que j’aime beaucoup, il est torturé mais il essaie d’avancer. Et Colomba n’est guère mieux lotie. Tous les deux forment un duo d’enquêteurs tout à fait hors normes qui démêlent petit à petit les fils de cette histoire.

Bref, j’ai adoré et j’ai déjà la suite Tu tueras l’ange en ligne de mire !!!

Ce que j’appelle oubli – Laurent Mauvignier

ce que j appelle oubli

Roman de 62 pages publié par les éditions de minuit en 2011

De quoi ça parle:

Quand il est entré dans le supermarché, il s’est dirigé vers les bières. Il a ouvert une canette et l’a bue. À quoi a-t-il pensé en étanchant sa soif, à qui, je ne le sais pas.
Ce dont je suis certain, en revanche, c’est qu’entre le moment de son arrivée et celui où les vigiles l’ont arrêté, personne n’aurait imaginé qu’il n’en sortirait pas.

Cette fiction est librement inspirée d’un fait divers, survenu à Lyon, en décembre 2009.

C’est un très petit roman et fort heureusement parce que si le sujet est intéressant, la forme rend la lecture insupportable.

En effet, encensé par les critiques comme un prodigieux roman d’une seule phrase, ce roman ne comporte que des virgules et des tirets pour séparer les phrases. Car il faut bien le dire l’unique phrase qui compose ce roman n’est en fait qu’une succession de plusieurs phrases qui, au lieu d’être séparées par des points, le sont par des virgules et des tirets. C’est insupportable. Certes cela donne un sentiment de tension, de prise de respiration sans pouvoir la relâcher  mais en fait c’est pénible. J’ai eu l’impression de lire comme mes enfants quand ils ont commencé la lecture, c’est-à-dire dans mettre le ton, en ne s’arrêtant pas aux points et en continuant sur le même rythme.

Alors que le sujet traité était intéressant, cette mort stupide pour une canette bue dans un supermarché sans avoir eu le temps de la payer, les raisons qui ont conduit le personnage principal à agir de la sorte, les conséquences de sa mort pour sa famille, pour les vigiles qui ont commis cet acte inexplicable, tout aurait pu être narré de la même façon mais avec des points ce qui aurait donné un rythme aussi rapide puisque finalement les morceaux de phrases sont courts.

Bref, c’est un roman intéressant sur le fond mais mais détestable sur la forme. Heureusement, avec 62 pages, en moins de 2 heures la torture était finie. Dommage !!

Robe de marié – Pierre Lemaitre

robe de marié

Machiavéliquement captivant !!

Thriller de 270 pages publié par les éditions Calmann-Levy en janvier 2009 puis par Le livre de poche en janvier 2010.

De quoi ça parle :

Nul n’est à l’abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence : mille petits signes inquiétants s’accumulent puis tout s’accélère. Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ? Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n’a aucun souvenir. Alors, désespérée mais lucide, elle organise sa fuite; elle va changer de nom, de vie, se marier, mais son douloureux passé la rattrape… Les ombres de Hitchcock et de Brian de Palma planent sur ce thriller diabolique.

Volontairement j’ai choisi de vous mettre la quatrième de couverture du Livre de poche parce qu’elle préserve mieux le suspense et je ne peux que vous encourager à boycotter celle du format broché. Alors pour vous faire rire un peu, je l’ai lue cette quatrième de couverture mais mon côté une peu blonde parfois a fait que je n’ai pas tilté et ce n’est qu’en la relisant là que je viens de percuter qu’il ne faut pas la lire avant de lire le roman. Je me demande toujours d’ailleurs comment les maisons d’éditions font pour mettre des quatrième de couverture qui en disent trop. Bref!!!

Revenons-en au principal, ce thriller magistral!!! Il se divise en plusieurs parties mais je ne parlerai que de la première pour ne pas vous spoiler. On découvre le personnage de Sophie, une jeune femme un peu bizarre qui note tout sur des carnets qui a des trous de mémoires et qui nous apparaît au fil des pages comme un peu perchée. Et puis c’est le drame et elle s’enfuit. Une amie qui avait lu ce roman m’avait dit qu’elle avait flippé et surveillé le moindre bruit dans sa maison en lisant ce roman. Et je me demandais bien pourquoi. La première partie se lit bien on suit Sophie, on voit ce qui lui arrive etc… sauf qu’au bout d’un moment on se doit oui bon et alors on fait quoi maintenant il faudrait que ça bouge un peu.

Et c’est le moment où l’auteur passe à la 2ème partie. Et cette partie vous met une 1ère claque. Vous suffoquez, vous vous demandez comment c’est possible.

Et là c’en est fini de votre vie de famille, fini les bons petits plats, les vêtements repassés, non non non, ce sera des pâtes et du jambon, des t-shirts froissés… vous devez impérativement avancer dans votre lecture. C’est un roman abandon de famille. Bref vous l’aurez compris, ce roman devient une tuerie de thriller qui vous scotche, qui vous attrape et ne vous lâche plus jusqu’à la fin.

A lire absolument !!!