L’enfant de l’aube – Charlotte Vale Allen

l'enfant de l'aube

Une pépite !!!

Roman de 472 pages publié en 2009 par les éditions Harlequin dans la collection Jade, cette lecture m’a emportée, c’est un énorme COUP DE COEUR.

De quoi ça parle :

Alors qu’elle vient de perdre son mari dans un tragique accident, Kyra Latimer reçoit une étrange visite : celle de Jennifer Cullen, une jeune femme désemparée, qui se prétend sa fille et n’est venue là que pour lui abandonner son enfant. Bouleversée par ce nouveau drame, Kyra n’écoute que son coeur : en voyant le petit garçon de trois ans et demi qui accompagne Jennifer, un enfant craintif et silencieux, de toute évidence maltraité, Kyra n’hésite pas une seconde à le garder auprès d’elle. Jesse ne demande qu’à être aimé, il est pour elle une promesse d’avenir, l’aube d’une nouvelle existence. Une vie de mère, entièrement consacrée à cet enfant qui lui ressemble : lui aussi a eu sa part de souffrances, lui aussi a connu le rejet. Dans son rôle de mère, Kyra reprend goût à la vie et retrouve confiance en elle. Quant au petit Jesse, il va s’épanouir à ses côtés et combler sa nouvelle maman dans ses espérances. Mais le destin, parfois, ne donne que pour mieux reprendre et Kyra va risquer, une fois de plus, de perdre ce qu’elle a de plus cher au monde…

A la lecture du résumé, on imagine l’histoire classique maintes fois dépeinte dans les romans du petit garçon abandonné par sa mère avec bien des années plus tard un retour en force de ladite maman pour reprendre son enfant… et bien non l’auteur est allé beaucoup plus loin dans la réflexion et elle surprend son lecteur par des rebondissements inattendus et des émotions particulièrement fortes.

Le personnage de Kyra est admirablement bien décrit, c’est une femme très attachante que l’on aime dès les premières pages. Elevée dans une famille d’acteurs/réalisateurs célèbres elle s’est vue pendant toute son adolescente comme le vilain petit canard de la famille et n’a eu que peu de rapports avec ses parents et son frère jumeau. Sa rencontre avec son mari va changer sa vie. « Gary était l’homme le plus délicieux, le plus aimable et le plus sensuel qu’elle ait jamais rencontré« . Auprès de lui Kyra « ne se sentait plus ridiculeusement énorme ou inadéquate« . Elle avait trouvé le bonheur. Aussi, quand au bout de 10 ans d’un mariage heureux, ombragé seulement par l’absence d’enfant, Gary meurt, Kyra est brisée. A 38 ans elle se retrouve veuve sans avoir eu le temps de se préparer. Le choc est rude. Quand, le jour même des funérailles, elle voit débarquer une jeune femme qui se prétend être sa fille et qui veut lui abandonner son petit garçon de 3 ans, elle y voit un signe du destin, « elle avait perdu Gary, et par une sorte de compensation de la fatalité, elle se voit offrir ce qu’elle avait toujours par dessus tout désiré« . Elle accepte et c’est l’aube d’une nouvelle vie qui commence pour elle… et l’aube d’une merveilleuse lecture pour celui/celle qui tourne les pages.

On vit avec Kyra et Jesse, on tremble de les voir se découvrir, s’apprivoiser, nouer de véritables relations mère/fils. On ressent bien les émotions de Kyra dans son nouveau rôle de maman, elle apprend et ouvre les yeux sur ses propres relations avec ses parents et son frère. Elle devient une femme forte qui se bat pour son fils, pour qu’il soit heureux. Kyra est vraiment un très beau personnage dans ce roman car elle est surprenante. Moi même maman, je ne suis pas sûre d’avoir les mêmes réactions qu’elle face à ce qu’elle doit affronter et je suis admirative. Bref j’ai adoré ce personnage.

Jesse aussi est très attachant dans ses réactions et son développement. On rêverait tous d’avoir un aussi gentil garçon.

Bon on se doute bien que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, surtout dans les romans, et qu’il va se passer des choses pour pimenter cette histoire. Et quelles choses mes amis!!! L’auteur révèle ici tout son talent car le lecteur est tenu en haleine jusqu’à la fin, comme dans un polar, avide de savoir comment les choses vont se dénouer. Toutes les questions qu’on se pose vont-elles trouver des réponses? Comment tout cela va-t-il finir?

Et c’est là que je dois m’arrêter, même si je brûle d’envie de vous en dire plus pour vous inciter à lire ce roman, car je risquerai de trop vous en révéler. Je dirai juste que si vous aimez les belles histoires familiales, les sentiments révélés, les rebondissements et passer par toutes les émotions dans vos lectures, ce roman est pour vous. Moi j’ai adoré cette lecture et je vous la recommande chaudement.

A l’intérieur – Jodi Picoult

a l'interieur coup de coeur

A l’intérieur de Jodi Picoult publié le 21.01.2016 par les éditions Michel Lafon

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Joëlle Touati

« Quand votre fils ne vous regarde jamais dans les yeux… comment savoir s’il est coupable ?
Adolescent atteint du syndrome d’Asperger, Jacob Hunt ne possède pas le mode d’emploi pour communiquer avec les autres. Enfermé dans sa bulle, il est pourtant d’une intelligence prodigieuse. Un sujet le passionne plus que tout : la criminalistique. Il parvient souvent à se rendre sur des scènes de crime, où il ne peut s’empêcher d’expliquer aux policiers comment faire leur travail. En général, il tombe juste.
Mais lorsqu’un assassinat se produit dans le quartier, l’attitude de Jacob est un signe flagrant de culpabilité pour la police. Pour la mère et le frère de Jacob, l’intolérance et l’incompréhension qui ont toujours menacé leur famille ressurgissent brutalement.
Et cette question lancinante, qui ne laisse pas leur âme en paix… Jacob a-t-il, oui ou non, commis ce meurtre ? »

 J’ai découvert la plume de Jodi Picoult avec Ma vie pour la tienne que j’avais beaucoup aimé. L’été dernier, grâce à Little Pretty Books qui en avais parlé sur son blog, j’avais récidivé avec Pardonne-lui que j’avais adoré. C’était officiel j’étais devenue fan et j’en avais tellement fait les louanges lors du club de lecture de ma médiathèque que lorsque son dernier roman A l’intérieur est sorti et a rejoint le fond de la médiathèque (la liste des ouvrages hein pas le fond le fond quoi) la responsable du club de lecture me l’a aussitôt mis en mains … pour mon plus grand bonheur. J’ai SURKIFFE cette lecture.

TOUT, absolument tout, dans ce roman est topissime.

Les personnages sont extrêmement attachants et émouvants. L’auteur, fidèle a elle-même, a apporté un soin particulier à la psychologie et au caractère de ses personnages. Ils sont très travaillés, très réalistes dans leurs comportements.

Le sujet du syndrome d’Asperger dont est atteint Jacob, le héro charismatique et particulièrement drôle (pour la lectrice que je suis, non concernée par cette pathologie et qui n’a pu s’empêcher de sourire à la lecture de certaines de ses répliques), est traité d’une façon très approfondie de sorte à ce que le lecteur appréhende complètement tous les aspects, même les plus difficiles, de cette pathologie.

Notamment, à travers le personnage d’Emma, la mère dévouée corps et âme à son fils, on découvre tous les problèmes que les parents doivent gérer. Entre crises d’angoisse, rituels permanents, absence totale d’empathie (imaginez un fils qui ne vous dit jamais qu’il vous aime) et troubles obsessionnels compulsifs, la vie d’Emma n’est pas facile et malgré toutes les difficultés elle ne renonce jamais et soutient Jacob . Mais jusqu’où l’amour d’une mère peut-il aller?

A travers le personnage de Théo, le frère de Jacob, c’est la relation fraternelle qui est analysée, un thème cher puisque déjà mis en avant dans Ma vie pour la tienne, et les sentiments ce celui qui est « normal » et dont on n’a pas besoin de s’occuper…Difficile de trouver sa place et que faire pour ne pas être « oublié ».

L’intrigue est également bien menée. L’histoire se déroule en alternant les chapitres consacrés à chacun des personnages et permet d’obtenir un rythme régulier et entraînant . Les sentiments de chacun sont bien décrits et permettent au lecteur de suivre parfaitement la logique de l’histoire. L’arrivée de nouveaux personnages dans le déroulé de l’intrigue, très à l’américaine, amène aussi un regard neuf, extérieur sur la situation de Jacob. On découvre ainsi la manière dont sont perçus les « Asperger » et l’incompréhension dont ils sont victimes.

En ce qui me concerne j’avais deviné ce qui s’était passé et je pense que tous les lecteurs habitués à lire des romans policiers seront dans le même cas (notre cerveau tournant à plein régime pour imaginer toutes les hypothèses possibles et résoudre l’énigme). D’ailleurs je ne pense pas que l’intrigue et sa résolution soient le principal objectif de l’auteur, et la rapidité du dénouement me conforte dans cette idée. Mais le fait d’avoir dénoué l’intrigue n’enlève absolument rien au plaisir de lire ce roman, l’envie de savoir si on a raison prend le relais et c’est toujours avec le même intérêt que l’on arrive au bout de sa lecture, ne regrettant qu’une seule chose… quitter ses personnages qui nous ont accompagnés pendant près de 600 pages.

Bref, A l’intérieur est un magnifique roman qu’il est indispensable de lire.

Mon podcast – épisode 4

Hello,

Ca y est l’épisode 4 de mon podcast est en ligne.

 

J’y parle des projets terminés :

  • le solaris de Mélanie Berg
  • mes chaussettes Orage

J’y parle aussi de mes projets en cours :

  • le bryum de Lilofil
  • les chaussettes My cup of tea socks de RobinLynn

J’y parle enfin de ma dernière lecture coup de coeur : Une vie entre deux océans de M.L Stedman

Le cercle des tricoteuses – Ann Hood

le cercle des tricoteuses

Le cercle des tricoteuse – Ann Hood – City éditions – edition poche 2016 – 384 pages

« Mary vient de perdre son unique enfant. Elle est désespérée et s’enfonce peu à peu dans la dépression. Jusqu’au jour où elle découvre les vertus du tricot. Avec des aiguilles et une pelote de laine entre les mains, Mary apprend à occuper son esprit sans ressasser sa douleur. Dans le magasin de tricot d’Alice, elle rejoint le « cercle des tricoteuses ». Il y a Scarlet qui, derrière son sourire, dissimule un vrai chagrin. Beth est le modèle de la femme au foyer, mais son univers tranquille est sur le point de s’effondrer. Et que cache Ellen, l’Irlandaise qui semble porter le poids du monde sur ses épaules ? Alors que les semaines passent, sous l’œil de la mystérieuse Alice, des amitiés improbables se forment. Des secrets sont révélés et des pactes noués. Chaque membre du club doit apprendre à aller de l’avant et affronter son avenir… »

Il y avait bien longtemps que je n’avais pas publié un avis de lecture sur ce blog ! Non pas que je ne lise plus, bien au contraire (même si le rythme a beaucoup diminué), mais aucune de mes lectures ne m’avais redonné l’envie de faire un article … jusqu’à celle-ci.

Je dois bien avouer que c’est le titre qui a attiré mon regard en premier lors de mes déambulations dans le rayon livres de mon supermarché. Si vous venez visiter mes pages, vous savez certainement que je suis une mordue de tricot ET de lecture. Autant vous dire qu’il était inévitable qu’un livre avec un tel titre ne finisse pas dans mon caddie.

Aussitôt acheté, aussitôt lu et c’est un COUP DE COEUR.

Pourquoi? Parce que ce livre raconte une très belle histoire, émouvante, passionnante sur les relations humaines et la vie qui continue malgré les bâtons que le destin met sur votre route

Mary qui a perdu sa fille de 5 ans il y a quelques mois a bien du mal à se remettre de ce traumatisant évènement. Sur les conseils de sa mère avec qui elle entretient des relations plutôt froides et distantes, elle rencontre Alice, une vieille dame qui tient une boutique de laine et anime un « cercle » d’amateurs de tricot. Mary, qui n’y connaît rien en la matière se retrouve bien vite avec une paire d’aiguilles entre les mains et la mission « compliquée » de tricoter une écharpe. Et c’est le début d’un long chemin vers la recherche de la paix.

L’histoire nous est racontée du seul point de vue de Mary, on découvre ses relations de plus en plus difficiles avec son mari après la perte de leur enfant unique, ses énormes difficultés à reprendre le dessus et à aller de l’avant. Au fil de ses discussions avec les autres membres du cercle, on découvre aussi la vie de ces autres personnages et ce qui les a conduit à intégrer ce fameux cercle. Tous sont venus un jour voir Alice et ont intégré le cercle. Ils y ont trouvé écoute et réconfort qui les ont aidé à surmonter le drame qui les avait touchés. Ils ont ensuite accueilli, écouté et réconforté les nouveaux membres, bouclant ainsi le « cercle ». Des amitiés se lient, des a priori sont malmenés, des drames se produisent…autant d’évènements qui rendent cette lecture très agréable et dont on a du mal à se sortir.

Les personnages sont très adroitement façonnés, très authentiques, issus de milieux très différents et avec des caractères très attachants, ils portent cette histoire et en font un très bon et beau moment de lecture. Point de trop larmoyant, de trop convenu, de trop tout mais une juste appréciation de la vie d’une maman qui vient de perdre de son enfant et qui doit malgré tout continuer à vivre.

Bref, c’est un excellent roman qui mériterait selon moi d’être lu par le plus grand nombre de lecteurs, qu’ils soient tricoteurs ou non.

***

Cette lecture fut aussi l’occasion pour moi de découvrir City editions une nouvelle maison d’édition que je ne connaissais pas et que j’ai bien envie de continuer à découvrir notamment par la lecture des autres titres de romans dont les photographies des couvertures ont été habilement mises à la fin de ce roman ci.

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Alors à très vite pour un nouvel avis de lecture sur une nouvelle histoire de tricoteuse 😉

Inventer le jour – Fabienne Thomas

inventer-le-jourRoman de littérature contemporaine de 220 pages publié par les éditions Passiflore le 22 septembre 2015

« Un matin de juin, un vieil homme ferme la porte de sa maison et s’en va seul, à pied. Où va-t-il ? Pourquoi cet étrange voyage ? Sur le chemin, Louis est habité par le souvenir d’Anna. Les événements de son existence, la maladie qui a privé peu à peu sa femme de la mémoire, la manière dont il a traversé les épreuves sont autant de façons d’interroger l’amour et la mort, la dignité et l’identité, les souvenirs. Au contact de la nature, dans le silence et le mouvement de la marche, il s’avance à la rencontre de lui-même. À la rencontre de la vie et de l’essentiel.« 

Mon avis :

Inventer le jour est le 3ème roman de l’auteur, après Ombre portée aux éditions du Petit véhicule en 2010 et L’enfant roman aux éditions Passiflore en 2013. Il s’agissait pour moi d’une totale découverte de l’auteur dont je n’avais entendu parler et je bénis le ciel d’avoir reçu il y a quelques semaines un mail de « l’attaché de presse » de la maison d’édition pour me proposer de recevoir ce roman en service presse car cette lecture fût un énorme coup de coeur.

C’est un roman qui ne paie pas de mine au premier abord, la couverture n’est pas très attrayante et je ne suis pas sure que j’aurai retourné ce roman dans une librairie pour lire la quatrième de couverture, mais pourtant la lecture de ce roman est un véritable moment de bonheur.

L’écriture de l’auteur est sublime, poétique, douce, chaque mot est remarquablement bien choisi pour faire passer les émotions. Rédigé à la troisième personne du singulier, le narrateur et donc le lecteur est « extérieur », spectateur de la vie du personnage principal. Et pourtant, on ressent les émotions aussi vivement que si le roman était écrit à la première personne. Les phrases courtes donnent du rythme à cette histoire magnifique. Cette histoire c’est celle de Louis, un vieil homme « à l’âge où l’on peut remonter longtemps en amont du présent« , où « les levers demandent patience pour déployer les membres engourdis, déverrouiller les articulations sensibles ankylosées par l’immobilité du repos » et pour qui « reprendre sa place d’homme debout est devenu difficile« . Un vieil homme, seul depuis que son épouse Anna est décédée, « Louis sans Anna ressemble à un archipel aux terres isolées par un immense raz de marée. Anna n’est plus là pour l’aider à naviguer.Il en veut à la maladie. Rancune. Colère.Il a répondu à l’insatiable faucheuse, a tenté de braver l’inévitable. A échoué. La culpabilité l’asphyxie et l’aveugle. Il ressasse la défaite, il entend grincer en lui les terribles tenailles de la faute. Il est pris dans l’étau féroce de son propre jugement. De la honte d’avoir survécu.« 

Alors un jour, il ferme la porte de sa maison et s’en va seul et à pied et sur ce chemin qui le mène on ne sait où il voit sa vie défiler, se rappelle les moments heureux ou pas qui ont ponctué son existence. Suivre Louis sur ce chemin physique et aussi spirituel, affronter avec lui les difficultés, la maladie que l’auteur a bien décrite et personnifiée font de ce roman un bouleversant témoignage de l’amour d’un homme pour sa femme « qui relève le défi d’aimer Anna malgré elle, malgré ce qu’elle devient. Elle ne lui renvoie plus l’image d’un Louis dévoué et généreux? Elle ne se montre  plus sous les traits de la belle Anna?Et alors? l’amour est-il soumis aux contingences et aux remous de la mer sur laquelle il est embarqué? La maladie aurait-elle le pouvoir de dissoudre ce qui les a reliés, de la jeunesse à la vieillesse ?… Il prend le parti de continuer, toujours,  à l’aimer« .

Très agréable à lire, ce roman offre des pistes de réflexions très intéressantes et quand bien même il n’y a pas vraiment d’action, le suspense devient de plus en plus insoutenable au fur et à mesure que Louis avance vers… vers quoi justement? Pour le savoir il va vous falloir lire très vite ce roman.

En écrivant cette chronique je me surprends à relire certains passages et je crois qu’il n’en faudrait pas beaucoup pour que je fasse quelque chose que je n’ai jamais fait et que j’aurai dit, il y a quelques jours, ne jamais faire : LE RELIRE. D’ailleurs je crois que c’est la chronique la plus longue que j’ai jamais faite pour donner mon avis sur une lecture. Mais ce roman le vaut bien et mérite largement d’être mis en avant.

Bref vous l’aurez aisément compris, cette lecture fut un coup de cœur tant au niveau de l’écriture que de l’histoire et je ne peux que vous inviter, non plutôt vous ordonner (lol) de lire ce roman.

CONCOURS

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Si mon avis ci-dessus vous a convaincu et vous a fait ajouter ce roman dans votre wish list, je vais vous faciliter la découverte puisqu’en partenariat avec les éditions Passiflore, j’ai le plaisir de vous offrir la possibilité de gagner un exemplaire de ce roman.

Les conditions de participation :

  1. aimer la page facebook des éditions Passiflore ici
  2. aimer ma page facebook ici
  3. m’envoyer un gentil mail (mllejavotte@yahoo.com) ou poster un tout aussi gentil commentaire à la suite de cet article

Concours ouvert d’aujourd’hui 24 octobre au 8 novembre 2015 à minuit.

Alors bien malgré moi, je suis contrainte de limiter ce concours à la France et ne serai en aucune cas responsable si les services de la poste ou autres circonstances faisaient que malgré un envoi irréprochable, le roman n’arrivait jamais jusqu’à chez vous.

J’espère que vous serez nombreux à participer car, encore une fois, ce roman est une pépite et mérite énormément d’être découvert par le plus grand nombre de lecteurs.

Alors à vous de jouer!!!!

L’heure des fous – Nicolas Lebel

l'heure des fousRoman policier de 380 pages publié par les éditions Marabout en 2013

« Paris : un SDF est poignardé à mort sur une voie ferrée de la gare de Lyon. « Vous me réglez ça. Rapide et propre, qu’on n’y passe pas Noël », ordonne le commissaire au capitaine Mehrlicht et à son équipe : le lieutenant Dossantos, exalté du code pénal et du bon droit, le lieutenant Sophie Latour qui panique dans les flash mobs, et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine à tête de grenouille, amateur de sudoku et de répliques d’Audiard…
Mais ce qui s’annonçait comme un simple règlement de comptes entre SDF se complique quand le cadavre révèle son identité.
L’affaire va entraîner le groupe d’enquêteurs dans les méandres de la Jungle, nouvelle Cour des miracles au cœur du bois de Vincennes, dans le dédale de l’illustre Sorbonne, jusqu’aux arrière-cours des troquets parisiens, pour s’achever en une course contre la montre dans les rues de la capitale.
Il leur faut à tout prix empêcher que ne sonne l’heure des fous… »

Mon avis :

L’heure des fous est le premier roman de l’auteur et pour une premier roman il est top.

Point besoin d’être américain ou suédois (auteurs que j’affectionne également) pour faire un bon polar, c’est ce que j’ai envie de dire d’emblée car cette lecture fut un véritable moment de plaisir livresque pour moi.

L’histoire en elle-même est assez classique : un cadavre sur le territoire d’un petit commissariat de quartier et une nouvelle affaire à résoudre pour l’équipe du capitaine Mehrlicht. Mais au fil des pages se profile une affaire bien plus complexe qu’il n’y paraît.

Construit sur le mode classique de l’enquête policière pure et simple et porté par une écriture fluide et directe, ce roman se lit très vite et très facilement. Il n’y a aucun temps mort, les indices s’enchaînent à bon rythme et entraînent le lecteur, lentement mais sûrement, vers le dénouement. Car il faut bien le dire, il y a des romans bien plus trépidants. Mais cela n’enlève en rien son intérêt à l’histoire, bien au contraire, le lecteur a le temps de s’imprégner des informations données et a l’impression de participer à l’enquête. C’est aspect m’a beaucoup plu car cela donne une impression de réalisme assez agréable et ce d’autant plus que l’action se situe à Paris et que les lieux ne nous sont pas inconnus.

Les personnages sont également un point fort de ce roman. Ils sont tous excellents, attachants, drôles : le capitaine Mehrlicht (mon préféré), homme bourru au cœur tendre, grand fan des phrases d’Audiard qui surgissent, au gré des appels téléphoniques qu’il reçoit, aux moments les plus inopportuns et qui utilise un langage plutôt fleuri et parfois difficile à comprendre ; le lieutenant Dossantos, THE policier droit et respectueux de l’ordre qui parle en récitant des articles du Code pénal et qui est le traducteur officiel des propos du capitaine ; le lieutenant Latour, la femme dans ce monde d’hommes, qui doit se battre pour faire reconnaître sa valeur; le lieutenant stagiaire Ménard, le jeunot qui subit les pics du capitaine Mehrlicht et qui doit apprendre son boulot. Tous participent à l’histoire et c’est avec plaisir qu’on les retrouve chacun leur tour ou ensemble au fil des pages.

Ce roman s’inscrit, pour moi, dans la lignée des romans de Fred Vargas et se révèle très prometteur du talent de l’auteur. Personnellement j’ai hâte de retrouver le capitaine Mehrlicht et son équipe dans une nouvelle enquête.

Bref, ce roman est un coup de cœur que je vous invite fortement à découvrir.

Rose Morte Tome 1 La floraison – Céline Landressie

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Roman fantastique de 488 pages publié par les éditions de l’homme sans nom le 17/03/12 – prix 19.90 €

« France, fin du xvie siècle. C’est dans ce pays en proie à de terribles dissensions religieuses que se réfugient les Greer, fuyant l’Angleterre élisabéthaine.Eileen, seule enfant du comte, est une jeune femme vive et de caractère. Mais son âge avance, et son père la met au pied du mur : elle doit se marier.Et c’est en faisant tout pour éviter cette terrible obligation à l’aide de sa fidèle amie Charlotte que Rose fera connaissance d’Artus de Janlys.Le séduisant et mystérieux comte l’entraînera dans un univers dont elle ne soupçonnait pas l’existence, où les crimes terribles qui secouent Paris trouveront une explication apparemment inconcevable, mais bel et bien réelle…« 

Mon avis:
Ce roman est le premier roman de l’auteur ; c’est grâce à Cali du blog Le calidoscope que j’ai eu envie de le découvrir et je ne l’en remercierai jamais assez tant j’ai adoré cette lecture.

L’auteur a choisi de placer son intrigue au 16è siècle, à une époque très éloignée de notre vie moderne mais qui colle bien à l’histoire et qui m’a enchantée ; les belles robes, les filles plus timides et prudes que nos héroïnes modernes sans pour autant être privées de tout caractère, autant de détails qui m’ont accrochée dès le départ. Le contexte historique est très bien décrit et très présent sans pour autant être prédominant. On sent bien les tensions qui ont suivi l’édiction de l’Edit de Nantes et les affrontements entre les différentes religions qui constituent la toile de fond de ce roman. Bref, le décor est très bien planté.

La plume de l’auteur est également un pur régal, parfaitement adaptée à l’époque sans être trop compliquée, on ressent une certaine poésie dans l’écriture, ce qui rend la lecture très agréable.

Les personnages sont très travaillés, surtout celui d’Eileen de Greer dite Rose, l’héroïne de ce roman. Elle est une jeune femme moderne dans une époque ancienne. Dotée d’un fort caractère et d’un esprit malin, elle est très attachante et elle m’a beaucoup fait penser à Maud l’héroïne de la bande dessinée « La Rose écarlate » de Patricia Lyfoung. Elle refuse de se laisser enfermer dans le carcan du mariage imposé qui est la règle à cette époque et fera tout pour y échapper. Et sa rencontre avec le charmant Artus de Janlys va bouleverser sa vie et introduire du mystère dans cette histoire jusqu’à la fin.

Parce que voilà l’intérêt de ce roman, il fait monter progressivement la tension, le lecteur se pose des questions et tourne les pages pour assouvir son besoin de savoir toujours plus sur ce qui se passe réellement, baladé entre les vengeances, les complots et les belles histoires. L’intrigue est très bien conduite, les détails savamment placés pour faire douter le lecteur et ça marche très bien.

Et quand le fantastique pointe le bout de son nez c’est très bien fait et on en redemande.

Bref, c’est un coup de cœur, un roman original et moderne qui se dévore de la première à la dernière page.