L’enfant de l’aube – Charlotte Vale Allen

l'enfant de l'aube

Une pépite !!!

Roman de 472 pages publié en 2009 par les éditions Harlequin dans la collection Jade, cette lecture m’a emportée, c’est un énorme COUP DE COEUR.

De quoi ça parle :

Alors qu’elle vient de perdre son mari dans un tragique accident, Kyra Latimer reçoit une étrange visite : celle de Jennifer Cullen, une jeune femme désemparée, qui se prétend sa fille et n’est venue là que pour lui abandonner son enfant. Bouleversée par ce nouveau drame, Kyra n’écoute que son coeur : en voyant le petit garçon de trois ans et demi qui accompagne Jennifer, un enfant craintif et silencieux, de toute évidence maltraité, Kyra n’hésite pas une seconde à le garder auprès d’elle. Jesse ne demande qu’à être aimé, il est pour elle une promesse d’avenir, l’aube d’une nouvelle existence. Une vie de mère, entièrement consacrée à cet enfant qui lui ressemble : lui aussi a eu sa part de souffrances, lui aussi a connu le rejet. Dans son rôle de mère, Kyra reprend goût à la vie et retrouve confiance en elle. Quant au petit Jesse, il va s’épanouir à ses côtés et combler sa nouvelle maman dans ses espérances. Mais le destin, parfois, ne donne que pour mieux reprendre et Kyra va risquer, une fois de plus, de perdre ce qu’elle a de plus cher au monde…

A la lecture du résumé, on imagine l’histoire classique maintes fois dépeinte dans les romans du petit garçon abandonné par sa mère avec bien des années plus tard un retour en force de ladite maman pour reprendre son enfant… et bien non l’auteur est allé beaucoup plus loin dans la réflexion et elle surprend son lecteur par des rebondissements inattendus et des émotions particulièrement fortes.

Le personnage de Kyra est admirablement bien décrit, c’est une femme très attachante que l’on aime dès les premières pages. Elevée dans une famille d’acteurs/réalisateurs célèbres elle s’est vue pendant toute son adolescente comme le vilain petit canard de la famille et n’a eu que peu de rapports avec ses parents et son frère jumeau. Sa rencontre avec son mari va changer sa vie. « Gary était l’homme le plus délicieux, le plus aimable et le plus sensuel qu’elle ait jamais rencontré« . Auprès de lui Kyra « ne se sentait plus ridiculeusement énorme ou inadéquate« . Elle avait trouvé le bonheur. Aussi, quand au bout de 10 ans d’un mariage heureux, ombragé seulement par l’absence d’enfant, Gary meurt, Kyra est brisée. A 38 ans elle se retrouve veuve sans avoir eu le temps de se préparer. Le choc est rude. Quand, le jour même des funérailles, elle voit débarquer une jeune femme qui se prétend être sa fille et qui veut lui abandonner son petit garçon de 3 ans, elle y voit un signe du destin, « elle avait perdu Gary, et par une sorte de compensation de la fatalité, elle se voit offrir ce qu’elle avait toujours par dessus tout désiré« . Elle accepte et c’est l’aube d’une nouvelle vie qui commence pour elle… et l’aube d’une merveilleuse lecture pour celui/celle qui tourne les pages.

On vit avec Kyra et Jesse, on tremble de les voir se découvrir, s’apprivoiser, nouer de véritables relations mère/fils. On ressent bien les émotions de Kyra dans son nouveau rôle de maman, elle apprend et ouvre les yeux sur ses propres relations avec ses parents et son frère. Elle devient une femme forte qui se bat pour son fils, pour qu’il soit heureux. Kyra est vraiment un très beau personnage dans ce roman car elle est surprenante. Moi même maman, je ne suis pas sûre d’avoir les mêmes réactions qu’elle face à ce qu’elle doit affronter et je suis admirative. Bref j’ai adoré ce personnage.

Jesse aussi est très attachant dans ses réactions et son développement. On rêverait tous d’avoir un aussi gentil garçon.

Bon on se doute bien que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, surtout dans les romans, et qu’il va se passer des choses pour pimenter cette histoire. Et quelles choses mes amis!!! L’auteur révèle ici tout son talent car le lecteur est tenu en haleine jusqu’à la fin, comme dans un polar, avide de savoir comment les choses vont se dénouer. Toutes les questions qu’on se pose vont-elles trouver des réponses? Comment tout cela va-t-il finir?

Et c’est là que je dois m’arrêter, même si je brûle d’envie de vous en dire plus pour vous inciter à lire ce roman, car je risquerai de trop vous en révéler. Je dirai juste que si vous aimez les belles histoires familiales, les sentiments révélés, les rebondissements et passer par toutes les émotions dans vos lectures, ce roman est pour vous. Moi j’ai adoré cette lecture et je vous la recommande chaudement.

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Traducteur/trice, un métier passionnant

Quand on lit un roman, qu’on se plonge dedans et qu’on adore sa lecture, on félicite l’auteur  de nous avoir procuré un aussi bon moment de lecture et c’est normal me direz-vous!! Je suis bien d’accord, sauf que lorsque ledit roman est un roman étranger, c’est oublier une personne très importante : le traducteur / la traductrice!!!

Car il faut bien l’avouer, peu de personnes peuvent se vanter de savoir lire les romans dans leur langue d’origine, moi la première j’en suis incapable, et il est fort agréable de pouvoir découvrir tout un panel d’auteurs dans notre belle langue française. Et si cela nous est possible, c’est bien parce qu’il existe des personnes qui consacrent leur temps à traduire les romans étrangers pour les rendre accessibles au public français et bien souvent on les oublie.

Je n’ai pas honte de dire que moi la première (jusqu’à hier, mais j’y viens) quand je dévore un roman étranger et que j’adore j’en attribue l’intégralité du mérite à son auteur sans penser que l’auteur du roman n’est pas l’auteur du texte français que je viens de lire et que j’ai tant aimé. (Je ne parle que des romans qui nous plaisent car après tout le traducteur ne peut pas faire de miracle et rendre attractif et plaisant un roman voué à ne pas nous plaire). Mais ça c’était avant comme le dit une publicité connue.

Car depuis hier soir ma vision des choses à changé. Grâce à la Médiathèque La pléiade de Beaugency (dans le Loiret pour ceux qui ne connaissent pas) et au Club de lecture La Marguerite dont je fais partie, une rencontre a été organisée avec une traductrice qui est venue nous parler de son métier.

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Il s’agit de Carine Chichereau qui a traduit pas moins de 70 romans dont le roman de Julie Otsuka Certaines n’avaient jamais vu la mer, les romans de Joseph O’Connor, le roman de Darragh Mckeon Tout ce qui est solide se dissout dans l’air.

Et cette rencontre fut très riche d’enseignements sur ce métier qu’elle exerce et dont elle parle avec passion et honnêteté. Elle nous a expliqué tout le processus qui permet d’aboutir à la version française d’un roman étranger, comment elle est contactée par les maisons d’éditions, comment elle choisit les romans qu’elle accepte de traduire, les recherches qu’elle effectue pour rendre un travail au plus près du style et du travail de l’auteur original.

Elle nous a également parlé du travail d’écriture qu’implique la traduction d’un roman étranger pour en faire une véritable roman français accessible sans pour autant dénaturer le travail de l’auteur initial et respecter l’esprit du texte d’origine. Un véritable travail d’auteur en soi qui mérite tout autant que celui de l’auteur initial la reconnaissance des lecteurs car après tout si on apprécie notre lecture c’est aussi grâce au travail du traducteur.

C’était une rencontre très intéressante qui m’a permis de découvrir tout un univers que j’étais loin d’imaginer ainsi et qui a changé ma façon de voir les romans qui m’attendent dans ma PAL. D’ailleurs, en rentrant chez moi je me suis précipitée sur mes roman préférés pour découvrir qui les avait traduit et je pense que maintenant je noterai, dans mon carnet de livres lus, le nom du traducteur aux côtés du nom de l’auteur.

Et si près de chez vous vous apprenez que Carine Chichereau est invitée pour parler de son métier alors n’hésitez pas une seconde à aller la rencontrer, sa gentillesse et sa conversation vous raviront et vous feront passer un très agréable moment.

Et encore un énorme MERCI  à la Médiathèque La pléiade de Beaugency pour cette belle rencontre

rencontre carine chichereau

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Médiathèque La Pléiade, Allée Pierre de Ronsard 45190 BEAUGENCY