Le cercle des tricoteuses – Ann Hood

le cercle des tricoteuses

Le cercle des tricoteuse – Ann Hood – City éditions – edition poche 2016 – 384 pages

« Mary vient de perdre son unique enfant. Elle est désespérée et s’enfonce peu à peu dans la dépression. Jusqu’au jour où elle découvre les vertus du tricot. Avec des aiguilles et une pelote de laine entre les mains, Mary apprend à occuper son esprit sans ressasser sa douleur. Dans le magasin de tricot d’Alice, elle rejoint le « cercle des tricoteuses ». Il y a Scarlet qui, derrière son sourire, dissimule un vrai chagrin. Beth est le modèle de la femme au foyer, mais son univers tranquille est sur le point de s’effondrer. Et que cache Ellen, l’Irlandaise qui semble porter le poids du monde sur ses épaules ? Alors que les semaines passent, sous l’œil de la mystérieuse Alice, des amitiés improbables se forment. Des secrets sont révélés et des pactes noués. Chaque membre du club doit apprendre à aller de l’avant et affronter son avenir… »

Il y avait bien longtemps que je n’avais pas publié un avis de lecture sur ce blog ! Non pas que je ne lise plus, bien au contraire (même si le rythme a beaucoup diminué), mais aucune de mes lectures ne m’avais redonné l’envie de faire un article … jusqu’à celle-ci.

Je dois bien avouer que c’est le titre qui a attiré mon regard en premier lors de mes déambulations dans le rayon livres de mon supermarché. Si vous venez visiter mes pages, vous savez certainement que je suis une mordue de tricot ET de lecture. Autant vous dire qu’il était inévitable qu’un livre avec un tel titre ne finisse pas dans mon caddie.

Aussitôt acheté, aussitôt lu et c’est un COUP DE COEUR.

Pourquoi? Parce que ce livre raconte une très belle histoire, émouvante, passionnante sur les relations humaines et la vie qui continue malgré les bâtons que le destin met sur votre route

Mary qui a perdu sa fille de 5 ans il y a quelques mois a bien du mal à se remettre de ce traumatisant évènement. Sur les conseils de sa mère avec qui elle entretient des relations plutôt froides et distantes, elle rencontre Alice, une vieille dame qui tient une boutique de laine et anime un « cercle » d’amateurs de tricot. Mary, qui n’y connaît rien en la matière se retrouve bien vite avec une paire d’aiguilles entre les mains et la mission « compliquée » de tricoter une écharpe. Et c’est le début d’un long chemin vers la recherche de la paix.

L’histoire nous est racontée du seul point de vue de Mary, on découvre ses relations de plus en plus difficiles avec son mari après la perte de leur enfant unique, ses énormes difficultés à reprendre le dessus et à aller de l’avant. Au fil de ses discussions avec les autres membres du cercle, on découvre aussi la vie de ces autres personnages et ce qui les a conduit à intégrer ce fameux cercle. Tous sont venus un jour voir Alice et ont intégré le cercle. Ils y ont trouvé écoute et réconfort qui les ont aidé à surmonter le drame qui les avait touchés. Ils ont ensuite accueilli, écouté et réconforté les nouveaux membres, bouclant ainsi le « cercle ». Des amitiés se lient, des a priori sont malmenés, des drames se produisent…autant d’évènements qui rendent cette lecture très agréable et dont on a du mal à se sortir.

Les personnages sont très adroitement façonnés, très authentiques, issus de milieux très différents et avec des caractères très attachants, ils portent cette histoire et en font un très bon et beau moment de lecture. Point de trop larmoyant, de trop convenu, de trop tout mais une juste appréciation de la vie d’une maman qui vient de perdre de son enfant et qui doit malgré tout continuer à vivre.

Bref, c’est un excellent roman qui mériterait selon moi d’être lu par le plus grand nombre de lecteurs, qu’ils soient tricoteurs ou non.

***

Cette lecture fut aussi l’occasion pour moi de découvrir City editions une nouvelle maison d’édition que je ne connaissais pas et que j’ai bien envie de continuer à découvrir notamment par la lecture des autres titres de romans dont les photographies des couvertures ont été habilement mises à la fin de ce roman ci.

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Alors à très vite pour un nouvel avis de lecture sur une nouvelle histoire de tricoteuse 😉

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Confessions d’une accro du shopping – Sophie Kinsella

Couverture Confessions d'une accro du shopping

Roman de chick lit de 384 pages publié par les éditions Pocket en 2006

« Votre job vous ennuie à mourir ? Vos amours laissent à désirer ? Rien de tel qu’un peu de shopping pour se remonter le moral… C’est en tout cas la devise de Becky Bloomwood, une jolie Londonienne de vingt-cinq ans. Armée de ses cartes de crédit, la vie lui semble tout simplement magique ! Chaussures, accessoires, maquillage ou fringues sublimes… rien ne peut contenir sa fièvre acheteuse, pas même son effrayant découvert. Un comble, pour une journaliste financière qui conseille ses lecteurs en matière de budget ! Jusqu’au jour où, décidée à séduire Luke Brandon, un jeune et brillant businessman, Becky s’efforce de s’amender, un peu aidée, il est vrai, par son banquier, qui vient de bloquer ses comptes… Mais pourra-t-elle résister longtemps au vertige de l’achat et à l’appel vibrant des soldes ?« 

Mon avis :

Initialement publié en 2002 aux éditions Belfond, ce roman est le premier roman de Sophie Kinsella, celui qui l’a rendue célèbre. Son succès a été tel qu’il a été adapté en film en 2009. A force de lire des avis positifs sur ce roman et les diverses suites que l’auteur a écrites, j’ai eu envie de le découvrir à mon tour et mes vacances furent l’occasion idéale.

C’est un roman ultra léger, une lecture détente, non prise de tête, très agréable.

L’héroïne, Becky, est très sympathique. Mordue de mode elle ne peut s’empêcher de dépenser tout son argent et même plus et toutes ses bonnes résolutions volent en éclat à chaque tentative de limiter ses dépenses. Parce que la demoiselle y met de la bonne volonté, elle se jure de ne plus rien dépenser mais c’est toujours plus fort qu’elle. Elle est très attachante, on ne peut que l’aimer et c’est donc avec beaucoup de plaisir que l’on suit ses (mes)aventures qu’elles soient humaines ou financières.

Mais derrière la légèreté de l’histoire se cache une critique très pertinente de notre société actuelle où tout coûte cher et même si on travaille on a bien du mal à joindre les deux bouts ce qui fait le bonheur des sociétés de crédit qui fleurissent et promettent une vie plus facile en offrant aux gens la possibilité de s’acheter ce qu’ils veulent … à crédit certes mais c’est toujours tentant. En effet, au milieu de l’histoire se glissent les lettres reçues par Becky de sa banque ou des sociétés de crédit qui lui réclament de rembourser ses dettes d’un côté et lui proposent dans la lettre suivante une nouvelle offre alléchante….

J’ai beaucoup aimé cette histoire, drôle, dans l’air du temps, réaliste et juste sur la vie d’une jeune femme dans laquelle chaque lectrice retrouvera une part plus ou moins importante de ce qu’elle est ou rêverait d’être.

Bref une lecture idéale pour retrouver le sourire !!

Mes petites réflexions n°1 : poche ou grand format ?

Avez-vous comme moi vu  passer sur FB hier, une vidéo d’un reportage de TF1 sur les livres de poche et où quelques blogueuses et notamment la créatrice du blog Onirik étaient à l’honneur ? non, alors petite séance de rattrapage ici.

En plus en ce moment circule sur la blogosphère, un TAG consacré au duel poche/grand format. Je l’ai découvert chez Lire sous la lune et apparemment il a été créé par Florent.

Et bien tout ça m’a donné envie de réfléchir et d’exprimer quelques idées, d’où ce petit article.

Dans le reportage de TF1, Valérie la créatrice du blog Onirik nous fait entrer chez elle et nous explique sa passion pour les livres. Elle explique qu’elle aimait le format poche notamment (je dis notamment parce que bien sûr il y a d’autres raisons) parce qu’ainsi elle était sûre que le livre serait bon parce que s’il n’avait pas eu suffisamment de ventes, il n’aurait pas fait l’objet d’une publication en format poche. La voix off du reportage expliquait qu’il fallait attendre 12 à 18 mois avant qu’un grand format sorte en poche mais que les français étaient assez friands de ce format.

En ce qui me concerne je préfère les grands format parce qu’ils sont plus agréables à tenir en main même s’ils sont plus lourds, parce que les couvertures sont plus jolies et parce que la mise en page est plus aérée et permet une lecture plus aisée.

Je ne suis pas fan des format poche parce que les pages sont fines et la mise en page plus tassée, ce qui donne l’impression de ne pas avancer et perturbe mon ressenti.

Seulement voilà les grands format coûtent un bras, surtout pour les passionnés de lecture qui avalent 1 livre par semaine minimum. A 20 € le livre grand format, le calcul est vite fait du budget mensuel à consacrer à cette passion si on ne prend que des grands format. Mais comme je suis aussi une gentille maman qui ne va pas priver ses enfants de nourriture physique pour se nourrir livresquement, je me sacrifie et n’achète que rarement des grands format ou des poche d’ailleurs parce que je prends mes livres essentiellement à la bibliothèque de ma ville, ce qui me permet de choisir des livres qui au départ ne me tentaient pas forcément mais comme ils sont « gratuits » ils deviennent des « pourquoi pas? ».

Et c’est là que je vous parle de mes petites réflexions sur les format poche qui sortent 12 à 18 mois après les grands formats et qui ne concernent que les titres ayant atteint un certain nombre de ventes en grand format. Mais reste-t-il des lecteurs pour les formats poche?

Parce que les bibliothèques bien achalandées offrent bien souvent à leurs abonnés la possibilité de découvrir des « nouveautés » très rapidement après la sortie en grand format, et choisis parmi les plus gros succès ou les très prometteurs. Je sais que beaucoup répondront préférer posséder leur propre exemplaire d’un roman.

Mais d’autres solutions seraient à mon sens à envisager.

Déjà, pourquoi réserver les éditions en format poche aux « élus » ayant atteint un certain « score » de ventes? Pourquoi ne pas donner sa chance à un roman passé plus « inaperçu » en grand format et qui n’aura pas atteint ledit score, non parce qu’il est mauvais mais parce que le prix aura dissuader le lecteur d’investir sans avoir la certitude d’être ravi à la lecture ?

Parce qu’il est bien fini le temps de l’insouciance où on pouvait choisir ses lectures au feeling spontané dans une librairie. Maintenant, vu le prix des romans grands format, chaque lecture devient un choix raisonné d’un roman dont on a été voir avant de l’acheter sur internet ce que les autres en ont pensé.

Et en plus faire beaucoup de ventes ne veut pas forcément dire que le roman est bon, juste qu’il s’est bien vendu. Si ça se trouve la proportion de lecteurs ayant adoré leur lecture est finalement moins élevée par rapport au nombre de livres vendus que celle générée par un roman n’ayant pas été beaucoup acheté. La qualité avant la quantité.

Voilà mes petites réflexions et je serai curieuse de connaître votre avis sur la question.