Tu tueras l’Ange – Sandrone Dazieri

tu tueras l ange

Encore une enquête addictive  !!!

Roman policier de 594 pages publié par les éditions Robert Laffont – collection La bête noire – le 18 mai 2017 – traduction Delphine Gachet.

De quoi ça parle:

La mort rôde, aussi belle que fatale. Serez-vous sa prochaine victime ?
Lorsque le TGV Milan-Rome arrive à quai, la police fait une macabre découverte : tous les passagers de la classe affaires sont morts.
Si les premiers indices orientent l’enquête vers un attentat, la commissaire adjointe Colomba Caselli, muscles d’acier et âme fragile, a de sérieux doutes. Pour elle, seul Dante Torre, l’« Homme du Silo », est capable d’y voir clair dans ce brouillard de mensonges et de fausses pistes. Très vite, ils découvrent que ce massacre n’est que l’énième épisode d’une longue série de carnages, sur laquelle plane l’ombre d’une mystérieuse figure féminine. Elle ne laisse aucune trace, juste un nom : Giltiné, l’ange lituanien des morts.
Après le succès de Tu tueras le père, une nouvelle enquête de Colomba Caselli et Dante Torre.

Après avoir adoré Tu tueras le Père, il m’était impensable de ne pas enchaîner avec le tome suivant Tu tueras l’ange. Et mon enthousiasme pour cette série est confirmée.

Il s’agit bien d’une série parce que la part de l’histoire personnelle des deux héros est bien présente et l’auteur fait ce qu’il faut pour qu’on ait envie de lire le tome suivant. Bon en même temps avec les titres on avait déjà bien envisagé la chose. Et il faut absolument lire les tomes dans l’ordre parce que, comme Camilla Läckberg, Sandrone Dazieri mène 2 intrigues de front, une au long court sur la vie de Colomba et de Dante tout en résolvant une enquête par tome.

La nouvelle enquête de Colomba et Dante est  moins rythmée que dans le premier tome mais non moins prenante. On connait mieux les personnages et on est plus dans la découverte de l’histoire de Dante.  Ici il est question d’attentat et les indices étant bien minces il faut tout le talent de Dante pour démêler le vrai du faux. Et comme pour le 1er toma on se laisse embarquer par nos 2 héros dans une aventure pleine de rebondissements et comme pour le précédent tome l’auteur balade le lecteur qui avale les pages sans s’en apercevoir.

Les passages en italiques consacrés au passé, et les passage du point de vue du vilain, en l’occurrence de la vilaine, donnent du rythme à l’intrigue et permettent aussi au lecteur de connaître la personnalité du « méchant ».

J’ai autant aimé ce tome que le précédent, même s’il n’y avait plus l’attrait de la découverte, et c’est maintenant avec impatience que je vais attendre le tome suivant. Mais attention à ne pas tomber dans le piège d’attirer les lecteurs avec une fin de tome précédent comme une saison de série qui te fait te dire « non mais c’est pas vrai !!! » et te « forces » à regarder la saison suivante pour savoir… La pression reste entière pour servir des intrigues toujours aussi bien ficelées. En ce qui me concerne, je pense que le tome 3 sera le « test » final Parce que certes j’aime bien ce genre de procédé mais pas pendant trop longtemps.

Bref, un excellent moment de lecture!!!

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After Anna – Alex Lake

after anna

Un thriller efficace !!

Thriller anglais de 394 pages publié par les éditions Pygmalion le 8 février 2017 – traduction Thibaud Eliroff

De quoi ça parle:

Une petite fille de cinq ans disparaît à la sortie de son école. La police n’a aucun indice. Pas la moindre piste sérieuse. La presse s’empare du fait divers et ne recule devant rien. Ses parents, Julia et Brian, vivent l’épreuve la plus effroyable qui soit. Pourtant, une semaine après l’enlèvement, Anna leur est rendue, indemne. Sans aucun souvenir de la semaine qui vient de s’écouler. Mais pour Julia, le pire reste à venir.

Cette petite fille toute de jaune vêtue a attiré mon regard sur la table des nouveautés de la bibliothèque. Ajoutez à cela une phrase d’accroche percutante « Le véritable cauchemar commence lorsque sa fille lui est rendue« , il n’en fallait guère plus pour me tenter.

Comme tous les thrillers anglais que j’ai lus, le rythme est assez particulier, lent mais qui se lit bien. Les chapitres sont assez courts et sont divisés en sous parties, un peu comme au théâtre. Et on commence tout de suite dans le vif du sujet puisque le prologue raconte comment la petite Anna a disparu à la sortie de l’école. Avec l’utilisation du « Tu »,  « Tu l’as repérée à la sortie de l’école, seule, cherchant des yeux un parent qui n’arrivait pas. Quel genre de personne faut-il être pour laisser une enfant de cinq dans cette situation?  » toi lecteur tu te sens mal à l’aise, tu a l’impression de te retrouver dans la tête du « vilain ».

Il y a 2 parties, une « avant » et une « après » le retour d’Anna. La première partie consacrée à la découverte de la disparition d’Anna et à la façon dont ses parents et plus particulièrement Julia, la maman, vont vivre cette situation est assez longue. Même si j’ai aimé cette partie très axée sur la psychologie de la mère qui doit affronter non seulement sa propre culpabilité (ben oui après tout c’est elle qui est arrivée en retard à l’école hein !!) mais également la « vindicte populaire » des gens bien pensants qui font tout comme il faut, je n’ai pu m’empêcher de penser à un moment que bon ça y est on a compris, quand est-ce qu’elle revient la chtiote que le cauchemar commence. Parce qu’évidemment avec cette phrase d’accroche, il n’ y a pas de mystère tu sais qu’elle va revenir la petite alors en lecteur avide d’émotions fortes, cette partie dépourvue de tout suspense, elle finit par te gonfler un peu. Toi tu attends le retour de Anna avec impatience. Il y a bien l’ombre du « vilain » qui plane en début de chaque chapitre qui se rappelle à toi mais est-ce suffisant ? Et c’est là que l’auteur réussit son coup parce que tu lis une partie purement descriptive de la situation, tu voies l’évolution psychologique de la maman, de sa relation avec le papa qui n’était déjà plus très joyeuse et tu apprécies cette lecture.

La deuxième partie voit arriver le retour tant attendu de la petite Anna et avec lui, une tournure que tu n’avais pas imaginée, tu attendais de l’action du cauchemar  et tu te retrouve avec la suite de la première partie, toute en psychologie des personnages face à ce retour et aux conséquences pour leur vie. Tu en viens même à douter du caractère  thrilleresque de ce roman. On t’aurait menti!!!

Et puis bam, sans que tu ne le vois venir, il (ou elle) est malin cet Alex Lake, tu bascules dans le cauchemar tant attendu, et tu réalises tout le talent de l’auteur pour te balader, pour te faire apprécier une histoire poignante, émouvante et réaliste en plus.

Bref, du pur thriller anglais comme je les aime.

Tu tueras le Père – Sandrone Dazieri

tu tueras le pere

Un énormissime coup de coeur !!!!

Thriller de 666 pages publié par les éditions Robert Laffont – collection La bête noire – le 8/08/2015 – traduction Delphine Gachet

De quoi ça parle :

Le père est là, dehors, quelque part. La cage est désormais aussi vaste que le monde, mais Dante est toujours son prisonnier.
Non loin de Rome, un homme affolé tente d’arrêter les voitures. Son fils de huit ans a disparu et le corps de sa femme gît, décapité, au fond d’une clairière.
Le commissaire Colomba Caselli ne croit pas à l’hypothèse du drame familial et fait appel à un expert en disparitions de personnes : Dante Torre. Kidnappé enfant, il a grandi enfermé dans un silo à grains avant de parvenir à s’échapper. Pendant des années, son seul contact avec l’extérieur a été son mystérieux geôlier, qu’il appelle « le Père ».
Colomba va confronter Dante à son pire cauchemar : dans cette affaire, il reconnaît la signature de ce Père jamais identifié, jamais arrêté…

J’avais vu passer ce roman sur Facebook et les avis étaient positifs. Du coup quand je suis tombée dessus dans les rayons de la bibliothèque j’ai saisi l’occasion de découvrir cet auteur qui m’était inconnu et ce roman dont j’avais lu le plus grand bien.

Et alors ce fût une tuerie de lecture, commencé un vendredi matin avant d’aller bosser je n’ai pas pu le lâcher du weekend et je l’ai terminé le dimanche. 666 pages en 3 jours, plus de 550 en 2 jours, du jamais vu pour moi.

Avant je vous aurai dit qu’il est à mon sens difficile de maintenir le lecteur en perpétuelle tension pendant tout le temps d’un thriller de plus de 600 pages, il y a toujours des passages de flottement ou l’attention/la tension du lecteur se relâche. Mais ça c’était avant. Parce que Sandrone Dazieri nous offre ici un tourbillon d’action et d’émotions pendant toute la durée de ce thriller. Certes la construction en elle-même est assez classique puisqu’on retrouve une alternance de chapitres consacrés aux « gentils » et de chapitres consacrés au « méchant ». Lesdits chapitres sont assez courts et s’enchaînent vraiment bien, l’écriture est simple mais efficace ce qui donne une fluidité et une dynamique assez rapide.

L’intrigue est extrêmement bien ficelée, les détails, les questions, les rebondissements, tout est maîtrisé d’une main de maître pour accrocher le lecteur et le maintenir en immersion complète jusqu’au bout du bout du bout de ce thriller. Je n’ai ressenti aucune lenteur, aucun ennui, j’ai adoré suivre le déroulement de l’enquête, j’ai vibré, j’ai eu peur, j’ai souri, tout un tas d’émotions qui ont rendu cette lecture très addictive.

Et cette intrigue déjà fort plaisante en elle-même est portée par des personnages exceptionnels. Énormément travaillés, les 2 héros de ce roman sont tout de suite  très attachants pour le lecteur. On est vraiment à leurs côtés, on vit bien leur complicité croissante. Ils se ressemblent, se comprennent et leur duo marche bien. Dante m’a fait penser à Spencer Reed (Esprits criminels) que j’aime beaucoup, il est torturé mais il essaie d’avancer. Et Colomba n’est guère mieux lotie. Tous les deux forment un duo d’enquêteurs tout à fait hors normes qui démêlent petit à petit les fils de cette histoire.

Bref, j’ai adoré et j’ai déjà la suite Tu tueras l’ange en ligne de mire !!!

Les lieux sombres – Gillian Flynn

les lieux sombresThriller psychologique de 512 pages publié par les éditions Sonatine en 2010 et Le livre de poche en 2011

« Libby Day a sept ans lorsque sa mère et ses deux sœurs sont assassinées dans leur ferme familiale. Rescapée par miracle, la petite fille désigne le meurtrier à la police, son frère Ben, âgé de 15 ans. Ce fait divers émeut tout le pays, et la jeune Libby devient un symbole de l’innocence bafouée. Vingt-cinq ans plus tard, alors que son frère est toujours derrière les barreaux, Libby, qui ne s’est jamais remise du drame, souffre de dépression chronique. Encouragée par une association d’un type très particulier, elle accepte pour la première fois de revisiter les lieux sombres de son passé. C’est là, dans un Middle West désolé, dévasté par la crise économique et sociale, qu’une vérité inimaginable commence à émerger. Et Libby n’aura pas d’autre choix pour se reconstruire, et peut-être enfin recommencer à vivre, que de faire toute la lumière sur l’affaire, quelles qu’en soient les conséquences.« 

Mon avis :

J’ai découvert l’auteur avec la lecture de son roman Les apparences et si j’avais globalement aimé ma lecture j’avais quand eu beaucoup de mal avec les 150 premières pages…

Cette deuxième tentative fut bien au contraire une très belle réussite dès les premières pages. Certes il n’y a pas un rythme effréné, bien au contraire, le rythme est assez lent mais progressif et addictif qui pages après pages amène le lecteur vers le dénouement de cette histoire.

La construction de ce roman est celle que je préfère dans les romans à suspens, une alternance de chapitres entre le présent et le passé avec des indices et des recoupements qui rendent la lecture passionnante.

Dans ce roman on suit Libby dans sa vie de maintenant où à la suite d’une rencontre avec un club particulier qui essaie de réhabiliter des prisonniers innocents (ne le sont-ils tous pas?), elle part sur les traces de son passé. C’est le personnage principal et on la déteste dès le départ, elle apparaît comme une jeune fille paumée qui, plus par appât du gain que par véritable envie, replonge dans son passé. J’ai trouvé qu’elle manquait un peu de sentiments et de profondeur.

J’ai été beaucoup plus touchée par les personnages qu’on suit dans les chapitres consacrés au passé, à savoir les jours qui ont précédé le moment fatidique du meurtre de la famille de Libby. Je ne vous dirai pas de quels personnages il s’agit pour ménager l’intérêt de cette lecture, mais découvrir ce qui s’est passé les jours précédents en alternance avec la vie de Libby maintenant a rendu cette lecture passionnante jusqu’au bout. On y découvre aussi la vie difficile d’une famille croulant sous les dettes et qui doit gérer les enfants et l’exploitation agricole à une époque où la crise rend la vie à la ferme très ardue. Et je ne vous parle même pas du final.

Bref cette seconde plongée dans l’univers de Gillian Flynn fut un très très bon moment de lecture que je vous recommande chaudement.

Un enfant à soi – Clare Brown

 un enfant a soi
Thriller psychologique publié par les éditions Belfond en 2011

« À trente-deux ans, Jennifer se sent prisonnière d’un quotidien qu’elle déteste. Ses journées s’égrènent, sans joie ni bonheur.
Un soir, son chemin croise celui de Sam, un petit garçon de deux ans maltraité par sa mère.
Emportée par un formidable élan d’affection, Jennifer va se convaincre qu’elle seule peut sauver l’enfant de la violence des adultes. Qu’elle doit enlever Sam. Une nouvelle vie commence pour Jennifer. Un nouveau départ avec son fils. L’occasion de tirer un trait sur le passé, de combler le silence et de retisser des liens avec sa mère, qu’elle n’a pas vue depuis tant d’années. Mais un jour, la réalité la rattrape, brutalement. Soudain, le voile du mensonge se déchire, libérant les terribles secrets d’une famille brisée… »

Mon avis :

Cette lecture fut une très belle découverte. La lecture de la quatrième de couverture m’avait attirée parce que j’aime bien découvrir des histoires qui changent de point de vue et là on allait suivre l’histoire d’une kidnappeuse d’enfant. On aurait pu craindre une histoire un peu longue où il faut attendre la dernière partie pour que ça bouge. Sauf que l’auteur a choisi une rédaction très intéressante de cette histoire.

On découvre très vite que Jennifer a été arrêtée et qu’elle est interrogée pour savoir ce qu’elle a fait du petit garçon. Alors autant vous dire que le suspens est déjà bien présent, on imagine toutes les hypothèses possibles. Mais en parallèle, profitant de son interrogatoire, Jennifer raconte l’histoire depuis  le début, depuis le jour où pour la première fois elle a croisé ce petit garçon avec sa mère  et tout ce qui s’en est suivi.

Très bien construit, alternant des chapitres du présent où l’héroïne est interrogée par une psychiatre et des chapitres qui retracent l’histoire qui a conduit Jennifer là où elle est en ce moment, le lecteur est irrémédiablement accroché. Il apprend à connaître Jennifer, il voit à travers son récit comment elle s’est comportée avec le petit garçon, les mystères qui l’entourent, son passé avec sa propre mère et elle en devient très attachante. On sait que ce qu’elle a fait est mal mais malgré tout on l’aime bien et on attend avec impatience de savoir comment tout cela va se terminer.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture qui m’a complètement embarquée, dont j’ai tourné les pages avec plaisir jusqu’au dénouement final en cohérence avec tout le reste . C’est aussi une lecture qui fait s’interroger sur la maternité et la terrible question : être mère est-il inné ou peut on le devenir ?

Bref une excellente lecture que je vous recommande !!

J’ai épousé un inconnu – Patricia Mac Donald

j-ai-epouse-un-inconnu-1235282-250-400Thriller de 427 pages de Patricia Mac Donald – traduit par Nicole Hibert – publié en 2007 par les éditions France Loisirs

« Ils sont jeunes mariés. Bientôt un enfant. Le bonheur parfait. Pour leur lune de miel, Emma et David ont choisi une simple cabane dans la forêt. Mais l’escapade amoureuse vire à la tragédie. Attaquée par un homme masqué armé d’une hache, Emma est secourue par un chasseur, qui est tué par le criminel. Pour la police, aucun doute : David est le suspect numéro 1. Et les preuves s’accumulent : son étrange refus de coopérer, son absence inexpliquée au moment des faits, la fortune de la jeune femme dont il hériterait… Le doute, ravageur, s’immisce alors dans l’esprit d’Emma. Connaît-elle vraiment l’homme qu’elle a épousé ?« 

Mon avis :

« On dévore page après page, on tremble, on s’interroge, on croit tenir la clef et, bien sûr, on se trompe. Mais c’est pour mieux savourer le final, impeccable » (S.H. Cosmopolitan). Voilà la promesse inscrite sur l’intérieur de la jacquette recouvrant la couverture de ce roman.

Alors certes la première partie de la phrase est véridique, il y a énormément de suspens dans cette lecture, le lecteur est happé dans la vie plus que mouvementée d’Emma cette jeune psychologue dans un centre pour adolescents en difficulté, fraîchement mariée, enceinte et victime dès sa lune de miel d’un homme masqué dont le seul but est de la tuer. Et si pour la police le supect n°1 est le mari, le lecteur va découvrir, au fil des pages, bien d’autres suspects possibles. L’auteur a, à cet égard, réussi à créer et maintenir un climat de suspicion extrêmement fort qui conduit le lecteur à s’interroger sur quasi tous les personnages. Et le doute va persister jusqu’au dénouement final.

Et c’est là que le bas blesse!!! Après des pages de suspens et de tension, de questions et de rebondissements, la résolution de l’intrigue tient en une succession de coïncidences qui s’enchaînent selon une logique plus qu’incohérente et qui laissent le lecteur frustré et furieux d’être ainsi laissé avec des questions en suspend.

Je peux pardonner un manque d’originalité dans l’intrigue et l’idée de base car après tout il n’est pas nécessaire qu’un roman soit original pour être réussi. Pour reprendre l’expression du chef Bau dans l’émission Le meilleur pâtissier « fait simple et tu risques de réussir ». A force de lire des polars/thrillers, les ficelles sont toujours les mêmes et il est de plus en plus difficile de se montrer très novateur et original. Soit. Mais de grâce il faut au moins soigner son « final »pour récompenser le lecteur de sa fidélité pendant toutes les pages précédentes, ce qui est loin mais alors très loin d’être le cas ici. L’enchaînement des évènements totalement imprévus qui conduisent Emma a rencontrer son bourreau est tellement inexplicable et improbable que l’histoire y perd toute crédibilité.

J’attendais une autre fin et c’est avec une grande frustration que j’ai refermé ce roman.

Bref, si on ne peut lui enlever la qualité d’être très addictif, il est bien dommage que ce soit pour conduire le lecteur vers une fin décevante.

Mémoire d’une nuit d’orage – Nancy Pickard

memoire nuit orage

Thriller de 454 pages, traduit par Fançoise Rose, publié en juin 2012 par les éditions Belfond

« Jody n’était qu’une enfant lorsque ses parents furent assassinés. Vingt-trois ans plus tard, c’est pour elle un choc d’une grande violence quand elle apprend que leur meurtrier est libéré. Tandis que ses vieilles blessures se rouvrent, de nouvelles questions l’assaillent : Que s’est-il vraiment passé le soir du meurtre ? Pourquoi n’a-t-on jamais retrouvé le corps de sa mère ? Et si la vérité n’était pas celle qu’elle avait toujours crue ?« 

Mon avis :

A la lecture du résumé on sent déjà l’histoire à forte tension même si le sujet a déjà été traité et laisse penser à une énième intrigue sans grande surprise.

L’écriture est simple et fluide ce qui rend la lecture agréable et rapide.

L’auteur a parfaitement réussi le challenge de captiver son lecteur avec une histoire émouvante, une intrigue très bien contruite qui accroche bien le lecteur jusqu’à la dernière page. Toutes les émotions ressenties par les personnages le sont également par le lecteur, la preuve à un moment je me suis surprise à avoir les larmes aux yeux à la lecture d’un passage particulièrement émouvant.

L’intrigue est également finement conduite par l’auteur qui alterne le présent et toutes les questions que Jody peut se poser avec la passé et ce qui s’est passé cette fameuse nuit d’orage. On découvre la vie des différentes personnages à cette époque, leurs points de vue et après des changements d’époque particulièrement bien choisis, tout se recoupe pour offrir un final tout en tension et en émotion.

Bref, c’est un excellent roman à suspens qui se dévore d’une traite.